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Billet de blog 10 juillet 2014

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Scoop contrepétoscientifique pudiquement décrypté

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Une sortie extramuros médiapartotrope négative m'a tenu éloigné un certain temps de mon blog et en particulier de mon billet "Deux scoops climatiques" commis peu de temps auparavant. Je n'avais donc pas eu le temps de livrer le décryptage d'un mégatexte contrepétoscientifique paru en commentaires dans le fil du billet, texte qui causait de neutrinos et autres bestioles plus ou moins furtives.

Voici la chose, à déguster avec la modération que l'on souhaite (attention, je crois que le paracétamol n'est plus remboursé) :

Fai(t)/s cosmiques, et faibles (aifebles) masses

Bien des énigmes de l’Univers mettent simultanément en jeu d’énormes fait/s cosmiques et de minuscules grains (greins) qu’on découvre sans cesse.

Les problèmes de grandeur ont toujours fait bosser les chercheurs. Ils se sont penchés autant sur le bas d’échelles (le bat des chelles), ce qui implique des tailles très courtes et des faibles (d’aifebles) masses, que sur les cotes des comètes (les quottes des comettes).

Se prêtant au jeu du néant, un néantcon(d), Einstein, grand humaniste couvert d’honneurs dont la description des courbes nécessite beaucoup de veilles, a tordu l’abîme (la bime) immense. Il a dilaté les temps en les comptant (les tens en les contant). Mais il n’a pas vu l’extension de l’Univers que des  expérimentateurs ont observée en captant des « bips », « bips » qui tombent sur la Terre (bipes qui tombent sur la taire. Un astronome, motard coléreux qui avait des problèmes de kick (quique) et perdait son latin dès qu’il explosait et tenait alors d’incompréhensibles propos sur Saturne, un vrai sabir (sa turne, un vrai sabyre), a même prétendu qu’un effet Auger (ogé) des profondeurs zénit(h)ales expliquait l’annulation d’une nova ! On a vu une astrophysicienne vexée en parlant des rayons cosmiques sans va/leur : on lui avait dit que sa glotte était pleine de muons. En revanche, d’autres chercheurs sensés qui savaient communiquer (sencés qui savaient commut niquer) ont su exploiter ces messages spatiaux, et décoder avec un n’art consommé, comme le fit tel savant à tête de lion en découvrant ses pulsars.

En face de ces champions des fresques spatiales, chéris des chroniqueurs (cros niqueurs) fréquentant assidûment leurs groupes, on trouve des spécialistes des particules qui testent sans cesse et sans fin. Ces physiciens font une sacrée te (téte) dès qu’ils découvrent de beaux photons (fautons). Une spécialiste des quarks a trouvé beaucoup de sites pour la « beauté » (bauter). D’autres expertes maîtrisent parfaitement la réduction des sections efficaces et se montrent indulgentes envers les journalistes qui biffent « proton », ont des attitudes bê/tes devant leurs kaons (caons) mais fêtent leurs pions. Et ils savent les emmener sur la piste des chimères (chimaires).

Des lycéens sortant du bac (baque) en se demandant si l’Univers est clos (cleau), aux membres de l’Académie fêlés dès qu’ils parlent de dilatation car ils se demandent si l’abîme se tasse, tous les scientifiques supputent les mêmes choses en prenant parfois de drôles de poses et se prennent au jeu (geues) des questionnaires. Quelles val/eurs pour les spins (spines) ? Les champs sont-ils légers ? Un astrophysicien à turban parle souvent de masse cachée.

Les chercheurs se branchent alors sans délai sur certains mystères sans craindre de vider bien des poches. Il faut des navettes valant beaucoup plus qu’un million et envoyer en l’air des cosmonautes qui se retrouvent décalés dès qu’ils sont en fusés. Mais il faut aussi d’énormes a(n)neaux où ce ne sont pas des vieux bus qui circulent (s’irculent) en pure perte car aucun n’attend personne, mais où paressent et se cognent à chaque instant avec une colossale énergie de drôles de particules par centaines de milliers (contrepèterie sans tabou). Bref, il ne faut pas cesser de payer (peiller), ce qui déclenche une avalanche de coûts.

Ainsi, à Kamioka au Japon, les responsables internationaux d’une énorme expérience viennent de provoquer l’effroi (les froix) des Nip(p)ons avec des coûts de taille. Mais cette débauche de béton(s) va susciter beaucoup de thèses (taise) comme le montrent l’équipe (le quipes) des chercheurs qui n’ont pas eu le temps de paresser.

C’est au bout d’une très longue prospection qu’a été lancé le germe des idées (désidé) tant ces chercheurs étaient en quête de rare (rard). Après bien des passages dans la région de Kamioka, ils ont découvert une immense mine. Indépendamment du choix des Nippons, ils ont voté avant de se déployer dans des trav/aux (trav/os) dont ils se disputaient les places (plasses). Ils ont commencé par étayer l’abysse (la bisse) car de tels trous ne se comblent pas facilement, puis elle a été complètement plaquée par l’équipe (les quipes) des chercheurs qui rêvaient de murs d’ambres. En définitive, après avoir encollé les murs, ils ont choisi l’habile détecteur dont ils se sont servis à de multiples exemplaires pour tapisser partout en se contentant de /pains, car l’ascèse (la saise) mais aussi les bains étaient de rigueur. On se souillait facilement avant de pouvoir détecter ce qui était le but que courraient ces traqueurs de l’infime. Infimes ne furent pas les pannes mais ils finirent par arriver au bout et ce ne fut pas en treize ans (en traisant).

Avoir atteint ce but devant lequel ils ne cafouillèrent jamais leur permet de mieux connaître l’effet des forces (forsses) faibles. Comment se transforme un n’eutron qu’on prend sur le nez (né) ? Mais aussi, comment notre Terre (taire) peut elle être tapée des milliards de fois par seconde sans qu’on ne sente rien, par d’invisibles grains obus (au bu) ? Les hommes, eh bien (les homébiens) ont mis longtemps à trouver le neutrino (nœud tri neau). Puis ils l’ont vu de plus en plus léger mais ce n’est pas en le faisant chuter. A-t-il une masse et laquelle, ils en sont perturbés car leurs femmes doutent avec eux. S’il en a une et si elle est trop grosse, ce sera l’effondrement général car le monde pèse (paise) trop et finira brisé. S’il n’en a pas ou si elle est toute petite, le monde ne pèse pas assez et finira par s’emballer, tel une énorme bulle qui gonfle et poursuit pour l’éternité son incroyable route.

Avec Kamioka et cette immense mine sans porosité, tout est désormais assez su (à séçu). Quelques jaloux fustigent la « pègre de physiciens qui exhibent leurs neutrinos (nœuds tri nos) ». D’après un spécialiste, c’est une vague célébrité du nom d’Aline qui parle ainsi de pègre et pourtant cette personne en a lu dans l’annonce : « Les neutrinos même maigris (mègris) émergent massifs (mascifs) du soleil. »

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