Pour une interdiction immédiate du glyphosate

Lorsqu’il y a autant de preuves contre un produit, il est indécent d’accepter qu’il soit vendu cinq ans de plus. C’est pour cela qu’aujourd’hui j’ai voté contre une résolution du Parlement.

Depuis des années, les preuves s’accumulent sur les effets nocifs du glyphosate pour la santé et l’environnement. Cet herbicide est utilisé massivement avec les OGM ou juste avant la récolte pour tuer les plantes afin qu’elles soient sèches lors du passage de la moissonneuse batteuse. Les tests menés par des associations montent que l’on retrouve des traces de ce poison dans les aliments et donc dans les urines et dans les cheveux d’à peu près tout le monde.

Les Monsanto Papers ont mis sur la place publique toutes les ignominies de Monsanto. Cette entreprise paye des études scientifiques qui soutiennent ses intérêts, fait pression sur les chercheurs indépendants, refuse d’être entendue par le Parlement européen, calomnie les Nations Unies.

Le Tribunal Monsanto, mis en place par des dizaines d’associations et qui s’est réuni les 15 et 16 octobre 2016, a conclu que : « si le crime d’écocide existait en droit international, alors les activités de Monsanto pourraient relever de cette infraction. »

Le glyphosate impose l’agriculture industrielle, contraignant les paysans à utiliser des pesticides alors que les alternatives techniques existent et qu’elles sont faciles à mettre en œuvre.

Lorsqu’il y a autant de preuves contre un produit, il est indécent d’accepter qu’il soit vendu cinq ans de plus. C’est pour cela qu’aujourd’hui j’ai voté contre une résolution du Parlement qui permet d’utiliser le glyphosate jusqu’en 2022, car elle ne répond pas à l'exigence des 1,3 millions de citoyens qui ont signé l’initiative citoyenne demandant son interdiction, et qu'elle est bien en dessous de ce que réclame Nicolas Hulot, Ministre de l'environnement français.

 

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