ALAIN FIEKENKRAUT:LE MAL FRANCAIS

Monsieur Alain Fienkenkraut, philosophe et académicien français, ne rate pas une occasion pour stigmatiser les français d'origine maghrébine et subsaharienne. A l'occasion des obsèques de Johnny Halliday il enfourche son cheval de Troie raciale, identitaire et créer ainsi l'idée que le célèbre chanteur est l'idole des blancs.

                                                                                            FRANCE :

                                                          ALAIN FIENKIELKRAUT : LE MAL FRANÇAIS

 

UN PHILOSOPHE BIEN LOIN DES LUMIÈRES

          Obsédé par une islamisation fantasmée de la France, le philosophe académicien s’est déchaîné sur Radio J, à l’occasion de la cérémonie des obsèques de Johnny Halliday. Il n’a cessé d’éructer, proclamant que, lors de cette manifestation populaire, l’autre France était absente.

          Certes, on n’y a pratiquement pas vu de noirs, de jaunes ou d’arabes, de ceux qu’on appelle les habitants des quartiers. Ce qui a donné l’occasion, au grand philosophe en perdition, de répéter haut et fort, comme d’habitude, son obsession de l’envahissement. Il a donc déploré l’absence des non-souchiens. Pour le philosophe égaré, le non-souchien désigne le non-blanc, le non-Français, les Français pas de souche. Les préoccupations identitaires sont récurrentes chez le philosophe. Au cours d’un voyage en Israël, n’avait-il pas déjà lancé : « l’équipe de France de foot ? C’est black, black, black !! »

          Faut-il donc être blanc pour être Français ? L’obsession d’Alain Fienkielkraut consiste à diviser les Français en catégories raciales. Il voit partout des envahisseurs basanés en train d’islamiser la France, de bâtir des Califats partout dans les banlieues et de détruire sa culture.

          Le philosophe semble avoir oublié qu’il est lui-même un Français rapporté comme beaucoup de basanés et qu’il a été naturalisé à l’âge de deux ans.

          En outre, sans retenue, il répand l’idée pernicieuse que les nouveaux antisémites se recruteraient d’abord dans les banlieues, chez les noirs et les Maghrébins. Ce n’est rien d’autre qu’une scandaleuse diffamation. Philosophe académicien, érudit, ne devrait-il pas, au contraire, œuvrer pour le renforcement du tissu social, au lieu de tisser la toile de la discorde et de la haine ?

          On est Français, avant d’être juif, musulman, catholique ou protestant. Pour que la France soit forte face aux périls, elle doit pouvoir compter sur un tissu social résistant.

                                                                                                                        JOSEPH AKOUISSONNE

                                                                                                                                    (12 décembre 2017)

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.