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Billet de blog 15 déc. 2013

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RACISME EN ISRAEL: LE SANG IMPUR DES JUIFS NOIRS

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RACISME EN ISRAËL : LE SANG IMPUR DES JUIFS NOIRS En Israël, le sang des Noirs d’origine africaine est impur. D’après les directives du ministère de la Santé, le sang des Falashas (juifs noirs) est souillé par toutes sortes d’infections calamiteuses, dont le SIDA. Autrement dit, un juif blanc transfusé avec le sang d’un juif noir d’Éthiopie, menace la santé publique d’Israël. Ainsi, le mercredi 11 décembre 2013, une députée israélienne du nom de Pnina Tampano- Shata, d’origine éthiopienne et donc noire, s’est vu refuser son sang par l’organisation caritative israélienne Magen David Adom, Société Nationale de la Croix Rouge. Rappelons que cette Falasha est arrivée en Israël à l’âge de trois ans. Les médias rapportent que les autorités sanitaires se sont systématiquement débarrassées du sang provenant de la communauté noire. Cette ignominie est semblable à l’infamie nazie et rappelle la théorie des races qui porteraient atteinte à l’aryanité de l’Allemagne. Comment les successeurs de Madame Golda Meir peuvent-ils sombrer ainsi dans le racisme odieux dont eux-mêmes ont été les victimes ? Il est urgent que le négrophobe Netanyahou, Premier Ministre d’Israël, lise ou relise les Dix Commandements... En effet ce n’est pas la première fois que les responsables israéliens tolèrent, voire encouragent, un apartheid religieux et sociétal. Des chasses à l’homme, organisées en sous-main par Netanyahou et son ministre des Affaires Étrangères, adeptes de la pureté de la race juive blanche, ont visé de nombreux immigrés originaires d’Afrique noire. Ce racisme est incompréhensible de la part d’un peuple qui a souffert de l’abjection nazie, avec sa cohorte d'actes odieux visant à l'extermination des juifs. Pourtant, c'était bien Madame Golda Meir qui proclamait que : « …les Africains et le peuple juif partagent des points communs. Ils ont été victimes de l’histoire : morts dans les camps de concentration ou réduits en esclavage… » Dans les années 1960, l'état d'Israël avait tissé des liens très forts avec le continent noir. Des étudiants africains étaient accueillis dans les kibboutz. Inversement, nombreux étaient les Israéliens qui allaient en Afrique pour soutenir le développement des états fraîchement indépendants. Il faut aussi rappeler le combat des juifs sud-africains, aux côtés de Nelson Mandela dans sa lutte contre l’apartheid. Sans oublier ceux qui s’engagèrent avec les militants des Droits Civiques aux États-Unis. Le peuple juif dans son ensemble est épris de tolérance, de justice, de paix ; il pourrait vivre, fraternellement, avec ses cousins palestiniens. C’est depuis le surgissement de Netanyahou, qui s’appuie sur les exaltés religieux racistes, que le gouvernement sioniste a montré ce visage grimaçant et regrettable du rejet de l’autre. Comment se fait-il que ces fanatiques religieux rejettent les Falashas, alors que ceux-ci sont le fruit de rencontres entre le roi Salomon et la reine de Saba vers 1650 ? En quoi les juifs blonds, à peau blanche, originaires de l’Europe de l’Est, seraient-ils plus juifs que les juifs basanés d’Afrique du nord et que les Falashas ? Les dirigeants actuels d’Israël, les rabbins fanatiques qui ne sont pas meilleurs que les fous de Dieu islamistes, doivent revenir au sens des responsabilités qui incombent au peuple soi-disant élu. Étant donné son histoire, Israël ne devrait tolérer aucun travers idéologique. Au contraire, le pays devrait porter le flambeau de la fraternité et de l’harmonie entre les humains, comme l’enseignent les Dix Commandements. Une nouvelle fois, les médias restent muets, ou ne réagissent à cette ignominie que mezzo voce. On aimerait capter les cris d’indignation des journalistes citoyens. On aimerait entendre Alain Finkielkraut, si prompt à stigmatiser le racisme anti-blanc. Ou Eric Zemmour, ce parangon de la race blanche, s’égosillant contre le racisme anti-juif noir. On aimerait voir, sur les plateaux de télévision, l’avocat Gilles-William Goldnadel, membre du Likoud, et de l’U.M.P. pourfendeur de Taubira Garde des sceaux, en train de clamer son indignation. Ou, dans la rue, le C.R.A.N. et S.OS. Racisme manifestant contre le scandale. L’insupportable, c’est le silence pesant des politiques français. Peut-on continuer à laisser Israël, ce grand pays, aller à la dérive à cause de ses dirigeants, opportunistes, racistes et démagogues ? A. DE KITIKI(14 décembre 2013)

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