LIBYE: MARCHE AUX NEGRO-AFRICAINS

En plein 21ème siècle les nostalgies du commerce triangulaire organise une vente de Négro-africains en Libye. Dans un pays africain membre de l'Union Africaine et de l'ONU.Cette sinistre exhibition de marché aux esclaves est choquant et révoltant. Cette vente à la criée est une terrible offense faite aux Noirs.Ceux -ci ne doivent plus rester les bras croisés et courber l'échine.

                                                                                                           LIBYE :

                                                                                         MARCHÉ AUX NÉGRO-AFRICAINS

 

LE SCEAU INFAMANT DE L’ESCLAVAGE

          Un Négro-africain, aux yeux de certains héritiers des razzias esclavagistes arabes, sera-t-il toujours frappé du sceau de l’infamie ?

          En plein 21e siècle, le Code noir de Colbert, publié en 1665, semble toujours en vigueur, comme le montre ce qui vient de se passer en Libye, pays membre de l’Union Africaine.

          Scène choquante, insupportable pour tous, mais surtout pour ceux dont la peau est noire. Dans une sorte de salle lugubre, mal éclairée, quelque part en Libye, des Négro-africains ont été exhibés et vendus à la criée, comme du bétail. Derrière l’un d’eux, qui portait son prix collé sur sa chemise, un des vendeurs éructait en arabe : « 500…700… 1000 ! »

          La sinistre époque des marchés aux esclaves d’Amérique serait-elle revenue ?  C’est l’horreur absolue. C’est la décadence infâme de l’humanité. Tous les gouvernements du monde doivent s’étrangler, s’indigner et stigmatiser cette infamie.

          A cause de leur intervention néocoloniale en 2011, Nicolas Sarkozy, David Cameron et Bernard-Henri Lévy ont transformé la Libye en un sanctuaire de trafiquants de tout poil. Ce pays est devenu un « no man’s land » incontrôlable et ingouvernable.

          D’ignobles marchands d’esclaves ont alors pu faire fortune. Mais on connaît leurs repaires, les lieux où ils se livrent à leur sinistre commerce d’êtres humains. Les Nations-Unies auraient dû, depuis longtemps, intervenir pour mettre fin à cette humiliation dégradante faite aux Noirs. L’Union Africaine aurait même dû être la première à s’indigner. Elle se mure, au contraire, dans un silence honteux. Il est indécent qu’elle n’ait pas rappelé la communauté internationale à ses devoirs d’humanité et entrepris une action vigoureuse pour condamner la Libye. Une procédure de suspension devrait être immédiatement engagée contre ce pays, qui doit être mis au ban de l’organisation africaine.

          On se serait livré à cette ignominie, à cette action intolérable, sur des personnes d’une autre couleur, un tollé d’indignation aurait enflammé le monde entier. Devant ces inqualifiables horreurs d’un autre temps, la communauté internationale doit réagir avec vigueur, la Ligue arabe doit sortir de sa torpeur, la Ligue des Droits de l’homme doit élever une protestation forte, le Pape aussi doit condamner ces dérives inhumaines.

          La Libye a été déstabilisée par l’intervention hasardeuse et intempestive de la France et de l’Angleterre. Ces deux pays ne devraient-ils pas intervenir militairement pour mettre fin à ce commerce abominable ? A ce crime contre l’humanité ?

          Comment continuer à tolérer l’intolérable ?

 

QUEL AVENIR POUR LA NOUVELLE GENERATION NÉGRO-AFRICAINE ?

          La colère qui va étreindre les jeunes Négro-Africains à la vue de ces actions criminelles sera, à coup sûr, lourde de conséquences. Comment pourront-ils rester les bras croisés, sans réagir, devant l’injure faite à leurs semblables transformés en esclaves ? Il ne faudra pas s’étonner que, demain, partout dans le monde, les jeunes Noirs haïssent tous ceux qui seront tentés de se livrer à des sévices sur l’un des leurs.

 

                                                                                                                        JOSEPH AKOUISSONNE

                                                                                                                                         (20 novembre 2017)

 

 

 

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