Réprimer pour mieux régner : manifester est devenu un acte criminel

Le droit de manifester, après avoir fait l’histoire, est désormais reconnu internationalement. Pourtant, la rue ne nous appartiendra bientôt plus.

On ne compte plus les articles de presse, les tribunes politiques ou les rapports dénonçant la répression galopante et diffuse d’un droit fondamental : celui de crier son désaccord en battant le pavé. Il y a, certes, les Etats où la question ne se pose même pas : la Chine ou les autocraties arabes ne sont pas connues pour leur souplesse en matière de libertés. Il serait néanmoins réducteur de se convertir à cette vision des choses, largement biaisée par un certain regard occidentalisé sur ce que devrait être la marche du monde (les Algérien.nes n’ont ils pas manifesté par millions depuis 2019, et ce, chaque vendredi ?).

Par contre, les pays qui se targuent d’offrir à leurs citoyen.nes un large éventail de libertés, sont loin de montrer patte blanche. Ce hiatus reviendra, d’ailleurs, à plusieurs reprises sur ce blog : les démocraties actuelles sombrent souvent dans ce que nous appellerons le “paradoxe démocratique”, qui désigne le dévoiement logique des fondements démocratiques de ces régimes.

Pour tous.tes

A suivre sur le blog...

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.