Je relais le commentaire suivant sur les suicides en France car ces chiffres sont terribles...
http://blogs.mediapart.fr/blog/veronique-hurtado/080214/dechiffre-le-message-des-chiffres-dans-la-police-nationale-et-decouvre-la-politique-du-chiffr?onglet=commentaires#comment-4442420
12/02/2014, 20:37 | Par Véronique HURTADO
Des chiffres qui fâchent :
- 3 000 suicides tous les ans, chez les personnes âgées, notre mémoire qui fout le camp. Tous Alzheimer !
- 500 suicides chaque année environ, chez nos paysans, le souffle de la terre et l'âme de la France. Un paysan se tue tous les deux jours ! Et lui, ce n'est pas parce qu'il est en fin de vie, mais parce qu'il est en fin d'espoir, acculé par les dettes et la solitude.
- 1 000 décès par an, 80 000 tentatives de suicides, chez les plus jeunes, les adolescents.
- 7 700 suicides environ chez les mâles, le sexe dit fort
- et 2 700 environ chez les femelles, sexe dit faible
- soit un total de 10 000 suicides par an, dix fois plus de suicides que d'homicides. Aucun observatoire du suicide autre que la collation de chiffres "au petit malheur la malchance. "
Comparés aux 900 homicides qui alimentent la "foire aux bestiaux", qui agitent les mandibules des mantes religieuses et bouleversent le pékinois de souche, vous comprendrez que je m'interroge.
- Qui sont les criminels ?
La France possède l'un des taux de suicides les plus élevés d'Europe.
Et tout le monde s'en fiche !
Peut-être parce qu'enquêter sur cette épidémiologie serait reconnaître que les banques, les assureurs et autres prédateurs jouent un rôle considérable dans l'impossibilité de vivre sa vie aujourd'hui, ou de pouvoir faire vivre les siens, aujourd'hui.
La preuve de cette indifférence absolue : trois lignes dans les "canards" régionaux et/ou locaux, dans la rubrique des chiens écrasés, pour les "faits-divers" quand on "s'homicide". Un animal maltraité va provoquer une vague d'empathie qui va tout submerger médiatiquement, tandis qu'un père de famille qui se pend, après avoir tué son épouse et ses enfants, bof !
Pire : on préserve le secret bancaire et des raisons inavouables que sont la misère et la détresse provoqués par le dénuement sur coups d'agios, d'interdiction bancaire, de coupures d'eau, de chauffage et d'électriticité.
"L'horreur économique !" décrite par Viviane FORRESTER.