Pourquoi la Guadeloupe transporte-t-elle encore de l'eau dans un panier ? (1)

En Guadeloupe, le sujet de l’eau a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive. Si l’esprit des Kalinago plane sur la Guadeloupe, il doit s’irriter de voir que le territoire qu’ils ont nommé Karukéra (île aux belles eaux) a bien du mal à porter fièrement et honorer ce nom. Avoir de l’eau dans les robinets en Guadeloupe, comme il devrait en être de bon droit, ne coule pas de source.

En Guadeloupe, le sujet de l’eau a déjà fait couler beaucoup d’encre et de salive. Si l’esprit des Kalinago plane sur la Guadeloupe, il doit s’irriter de voir que le territoire qu’ils ont nommé Karukéra (île aux belles eaux) a bien du mal à porter fièrement et honorer ce nom. Avoir de l’eau dans les robinets en Guadeloupe, comme il devrait en être de bon droit, en toutes saisons, en tous lieux, en toutes circonstances, ne coule pas de source.

Bien au contraire, nous naviguons en eaux troubles depuis des lustres. Cela fait trop longtemps que ces carences en matière d’alimentation en eau potable taraudent les Guadeloupéens comme des douleurs exquises. Et pour cause, les privations d’eau pour tel ou tel motif, l’insoutenable défaillance du service public dans la distribution d’eau dont souffrent des milliers d’usagers, le tourbillon des tours d’eau, les inlassables coupures prolongées, intempestives, aléatoires, l’exaspération à juste titre des abonnés qui a atteint son paroxysme au point d’investir la voie publique, d’ériger des barrages en signe de protestation comme c’est arrivé récemment à Capesterre Belle-Eau, la question de l'hygiène, la santé, la salubrité publiques, l’impact désastreux sur le confort de la vie quotidienne, l’effet déplorable sur l’économie, la mauvaise image de la Guadeloupe en tant que destination touristique pour laquelle sont déployées des campagnes promotionnelles tous azimut en vue de séduire, donner envie de venir visiter l’archipel, l’imbroglio dans lequel les dépositaires de la compétence eau pataugent, se débattent comme dans un marécage, une mangrove inextricable, la mésentente cordiale entre les uns et les autres, leur impéritie comme un puits sans fond, sans oublier la pollution séculaire au chlordécone des sols et des rivières sous les griffes du mercantilisme.

Et pourtant, l’eau si précieuse, si vitale n’est pas une ressource rare dans notre pays à telle enseigne que des millions de m3 cubes sont perdus continuellement dans l’ombre et les méandres de linéaires de canalisations obstruées, nonobstant les brèches colmatées ça et là. C’est dans le dessein de chercher à comprendre pourquoi nous en sommes encore là, noyés dans ce maelström, afin de connaître les acteurs publiques, les protagonistes de cette affaire, le financement, les textes en vigueur, les études, analyses, résultats en rapport avec le sujet de l’eau potable, faire une sorte de revue de presse, que je me suis en tête de tenir cette chronique, tenter d’y voir plus clair, de trouver des réponses. Pourquoi cette question n’est-elle toujours pas réglée de manière satisfaisante, définitive et avec la diligence, l’efficacité qui sont l’apanage des décideurs politiques de grande envergure ? Retour sur plus d’une décennie d’AEP (alimentation en eau potable) en pays Guadeloupe.

“L’eau présente en Guadeloupe une incroyable richesse et une immense diversité : Les rivières de la Basse -Terre, les mangroves, les mares de Grande-Terre et de Marie-Galante, les cascades du relief de la Soufrière, les récifs coralliens, sont autant de merveilles qui constituent un cadre de vie exceptionnel, des paysages grandioses et une biodiversité inestimable.” présentation poétique du SCHEMA DIRECTEUR D’AMENAGEMENT ET DE GESTION DES EAUX DE LA GUADELOUPE du Comité de bassin de Guadeloupe.

Source : Agreste Guadeloupe - Octobre 2004 - “Services publics d’eau et d’assainissement en Guadeloupe - Enquête eau 2001 Le prix de l'eau potable, du simple au triple suivant les îles de l'archipel “Des pertes importantes sur le réseau Les performances de ce réseau sont données par un indicateur qui représente l'écart entre le volume distribué et le volume consommé rapporté au km de réseau, " l'indice linéaire de pertes". Cet indice est de 16 m3/km/jour pour la Guadeloupe. La moyenne pour les départements d'outre - mer se situe à 19 et la moyenne nationale est de 5, ce qui situe le département au 4ème rang de l'indice linéaire le plus fort. Ceci s'explique par un réseau de canalisations vétustes.”

DEAL Guadeloupe “Financement de la politique de l’eau Le principe qui sous-tend le financement de la politique de l’eau est que « l’eau paye l’eau ». Ainsi l’Office de l’eau Guadeloupe perçoit des redevances qu’il redistribue sous forme d’aides. Celles-ci sont complétées par d’autres subventions de l’Europe, de l’État, de l’ONEMA (office national de l’eau et des milieux aquatiques), des collectivités (Région et Département), en fonction des politiques portées par ces différents acteurs et des objectifs qu’ils poursuivent.” Guadeloupe Services publics d’eau et d’assainissement en Guadeloupe - Enquête eau 2004 “Un habitant dépense en moyenne 254 € par an pour l’eau, au tarif domestique, 190 € dans les DOM et 176 € en métropole. La mise à disposition de l'eau potable auprès des ménages nécessite un certain coût pour sa collecte, son traitement et sa distribution.”(...) “Pour comprendre le prix de l'eau Le calcul du prix de l'eau en Guadeloupe prend en compte en compte différents coûts : l'abonnement, la consommation et les redevances comme le Fonds national pour le développement des adductions d'eau (FNDAE) ainsi que certaines taxes locales comme le Droit additionnel à l'octroi de mer. Le prix de l'eau varie selon les facteurs observés : mode de gestion de la distribution, mode de traitement de l'eau brute, mode d'assainissement pour le traitement ou non des eaux usées en Station d'épuration. Les prix moyens départementaux sont calculés en pondérant les prix communaux par les données de population issues du recensement de 1999 de l'INSEE.”

Antiane Mai 2005 - “Le prix de l'eau potable, du simple au triple suivant les îles de l'archipelLe Guadeloupéen dépense 1,71 € le m3 d'eau potable et 2,23 € s'il bénéficie d'un service public d'assainissement. Les 63 millions de m3 d'eau distribuée se perdent quasiment à moitié dans les canalisations, avant d'arriver au robinet de l'abonné. La consommation journalière domestique par habitant est de 206 litres. La gestion des services d'eau potable et d'assainissement est assurée en majorité en intercommunalité.”

Extrait duRapport IEDOM “Le fil de l’eau en 2015 - “Le Comité de bassin de Guadeloupe est une assemblée qui regroupe tous les acteurs agissant dans le domaine de l’eau. Il élabore notamment un plan de gestion nommé SDAGE (le Schéma Directeur d'Aménagement et de Gestion des Eaux), qui fixe les orientations fondamentales de la politique de l'eau pour une durée de 6 ans. Le projet de SDAGE 2016-2021 est soumis à consultation du public du 19 décembre 2014 au 18 juin 2015 avant une adoption en décembre 2015. L’Office de l’Eau Guadeloupe est un établissement public local dont le rôle est de faciliter les diverses actions d’intérêt commun dans le domaine de la gestion de l’eau et des milieux aquatiques. Le Comité du bassin a notamment confié à l’Office de l’Eau l’élaboration du Programme Pluriannuel d’intervention 2013- 2018, qui couvre les enjeux de la gestion de l’eau en Guadeloupe, conformément au SDAGE.

“Créé le 16 avril 2006, l’Office de l’Eau Guadeloupe est un établissement public local à caractère administratif rattaché au Département de la Guadeloupe. Il est doté de la personnalité civile et de l’autonomie financière. Il est instauré par : La Loi n°2000-1207 d’Orientation pour l’Outre-Mer du 13 décembre 2000 (art.51) et son décret d’application n°2001-1324 28 décembre 200. Les articles L213-13 à L213-20 de la section 7 du chapitre III du titre 1er du livre II du Code de l'Environnement.”

LE COMITÉ DE BASSIN DE GUADELOUPE

33 MEMBRES TITULAIRES RÉPARTIS EN 6 COLLÈGES;

Le Comité de Bassin de Guadeloupe rassemble: le collège des représentants de la région : 3 représentants élus par le Conseil Régional; le collège des représentants du département : 3 représentants élus par le Conseil Général; le collège des représentants des communes et des établissements publics de coopération intercommunale : 6 représentants désignés par l’association départementale des maires;le collège des représentants des diverses catégories d’usagers : 12 représentants dont

  • 2 désignés par la Chambre d’Agriculture,

  • 1 par le Comité Régional des Pêches,

  • 3 par les Chambres de Commerce et d’Industrie,

  • 1 représentant des distributeurs d’eau,

  • 2 représentants des associations de protection de l’environnement désignés par l’URAPEG,

  • 2 personnes compétentes désignées par le Préfet;

le collège des représentants des socio-professionnels : 1 représentant; le collège des représentants de l’Etat : 8 représentants. La durée du mandat des membres est de six ans. La Composition du Comité de Bassin est précisé par arrêté préfectoral n°2009-1928 AD/1/4 du 25 novembre 2009.”

Rapport IEDOM 2006 “Le secteur de l’eau potable connaît des dysfonctionnements importants imputables en partie à la vétusté des équipements : le parc de châteaux d’eau est aujourd’hui âgé de plus de 30 ans, les fuites dans le réseau sont nombreuses et la fraude (compteurs trafiqués ou raccordements clandestins) est assez répandue. Le taux de rendement technique du réseau moyen est de 50 % pour les réseaux de distribution et de 70 % voire 80 % pour les réseaux d’adduction. La Générale des Eaux poursuit ses efforts afin d’améliorer ces taux de rendement.” En 2006, elle a réceptionné 39,8 kilomètres d’extension du réseau portant sa longueur totale à 4 111,21 kilomètres (3 705,02 km en distribution et 406,19 km en adduction).”

14 décembre 2006 France-AntillesLa gestion de l'eau, pomme de discorde Lors du dernier conseil municipal de Petit-Bourg, l'opposition a émis quelques réserves dans le dossier du Syndicat intercommunal d'assainissement et d'eau de la Guadeloupe (Siaeg), qui change en partie son statut mais garde l'essentiel, à savoir entretenir et gérer les réseaux de distribution (réparations et remplacements des tuyaux). « Si j'ai bien compris, nous payons l'ouvrage, et en plus, cet ouvrage leur revient », a déclaré un membre de l'opposition.” Créé en 1963, le Siaeg exerce ses compétences pour le compte de treize communes dans le département. Sur ce point, Ary Broussillon a pris le cas où la commune doit changer sur son territoire douze kilomètres de tuyaux. « Ce n'est pas possible », a-t-il répondu. En fait, face à l'échéance du renouvellement des contrats d'affermage expirant le 31 décembre 2006, les services du Siaeg ont mené une réflexion sur une compétence étendue à la totalité des ouvrages.”

Rapport IEDOM 2007 “La distribution de l’eau potable connaît d’importants dysfonctionnements imputables en partie à la vétusté des équipements : le parc de châteaux d’eau est aujourd’hui âgé de plus de 30 ans, les fuites dans le réseau sont nombreuses et la fraude (compteurs trafiqués ou raccordements clandestins) est assez répandue. La Générale des Eaux poursuit ses efforts d’amélioration des performances. En 2007, elle a réceptionné 20 kilomètres d’extension du réseau portant sa longueur totale à 4 131 kilomètres (3 725 kilomètres en distribution et 406 kilomètres en adduction). En dépit d’une amélioration de 6 points, le taux de rendement technique du réseau ne s’établissait en 2007 qu’à 56 % pour les réseaux de distribution et entre 70 % et 80 % pour les réseaux d’adduction.”26 janvier 2007 France-Antilles1,5 euro le mètre cube 1,5 euro le mètre cube, c'est le prix moyen du service 1,5 de l'eau facturé par la Générale des eaux Abymes. Cette société a été mandatée par le Syndicat intercommunal des eaux de Pointe-à-Pitre/Les Abymes (Siepa) pour gérer la distribution de l'eau potable. En 2005, 9,57 millions de m3 d'eau ont été distribués par le biais de 358 km de canalisations.

14 avril 2007 France-Antilles De l'eau gaspillée... Il y a quelque temps encore, toute la Guadeloupe vivait au rythme des coupures d'eau en raison de la grève à la Générale des eaux. Ceux qui, pendant de longues journées, ont souffert du manque d'eau, ne comprennent pas que pendant plusieurs jours, des milliers de mètres cubes d'eau potable se soient déversés dans la nature, section Durivage, à Sainte-Anne (voir notre édition du 12 avril).

17 juillet 2007 France-AntillesVIEUX-HABITANTS. LE RÉSEAU SEMBLE PERDRE UNE IMPORTANTE QUANTITÉ D'EAU, TANDIS QUE LA SÉCHERESSE IMPOSE DES COUPURES Restrictions et défaillance du réseau d'eau potable : les habitants de Géry espèrent une solution rapide Le réseau d'eau courante est sujet aux coupures, créant de nombreux incidents dans la commune, notamment à Géry. Il semblerait que cela soit dû à un problème de pression, bien que la Compagnie générale des services publics (CGSP) ne soit actuellement pas en mesure de répondre à ces interrogations.

07 septembre 2007 France-AntillesLes travaux devraient être terminés en novembre Les travaux devraient être terminés en novembre La commune et ses partenaires (le Syndicat intercommunal des eaux et assainissements (SIAEG) et le Département) ont décidé de faire un effort financier pour raccourcir les délais des travaux entrepris sur le boulevard du Général-de-Gaulle depuis le mois de février. La commune, comme décidé en conseil municipal, a ajouté 198 460 euros, destinés à l'entreprise Norelec. Il s'agit, pour les sociétés qui interviennent sur le chantier, de diminuer de six mois la durée des travaux d'enfouissement des réseaux aériens et le remplacement des canalisations en eaux potables et usées.”

08 janvier 2007 France-AntillesLe Comité de l'eau réclame un prix unique Le Comité de défense des usagers de l'eau de la Guadeloupe a tenu son assemblée générale ordinaire, à la mairie, de Goyave. Germain Paran a été réélu président. Il revendique, entre autres choses, une agence de l'eau et un prix unique pour les usagers de l'eau. (...) “On relève plus de 3000 fuites d'eau par an, causées par des mouvements de sols, des affaissements de chantier, le vieillissement des canalisations, etc., et plus de 40 % de perte d'eau dues à la vétusté des canalisations et à des détournements d'eau. A Capesterre-Belle-Eau et à Goyave, on enregistre entre 40 % et 60 % de perte. L'alerte a aussi été donnée concernant le problème du traitement des eaux usées qui ne se fait pas normalement. Or, ces eaux repartent dans les milieux naturels.”

22 janvier 2008 France-AntillesUN PLAN pour « enterrer » le CHLORDECONE “En 1977, le rapport Snegaroff établissait déjà l'existence d'une pollution dans les sols des bananeraies et des milieux aquatiques environnants par les insecticides organochlorés. En 1979-1980, le rapport Kermarec souligne l'accumulation dans l'environnement de substances organochlorées. On constate une accumulation importante dans les tissus des espèces animales vivant dans les eaux contenant du perchlordécone, matière active du Mirex 450, employé contre la fourmi manioc. Des résultats chiffrés font apparaître, pour cette molécule particulière, un accroissement de sa concentration tout au long de la chaîne alimentaire ainsi que des contaminations de la faune dans des zones éloignées des lieux d'utilisation. En 1998, le rapport Balland-Mestres-Fagot fait la synthèse des résultats connus lors d'une mission d'Inspection demandée par les ministères de l'Environnement et de l'Agriculture et propose les actions à entreprendre. En 1998, la Direction Régionale de l'Environnement (Diren) lance une première étude, dont l'objectif est de réaliser un premier diagnostic de pollution par les pesticides dans les eaux courantes de la Guadeloupe. En juillet 2001, un rapport de l'inspection générale des affaires sociales et l'inspection de l'environnement fait état d'une pollution de l'eau et des sols par des composants chimiques à base d'organochlorés. Le 5 juillet 2001, un rapport Bonan-Prime sur la présence de pesticides dans les eaux de consommation humaine en Guadeloupe est remis à Dominique Voynet, ministre de l'Environnement, et à Dominique Gillot, secrétaire d'Etat à la Santé. Une campagne renforcée de contrôle des teneurs en pesticides dans l'eau, menée par la Ddass montre des taux très élevés de pesticides organochlorés (Chlordécone, Dieldrine et hexachlorocyclohexane) dans l'eau distribuée et même dans l'eau embouteillée.2002 : l'étude de la rémanence des pesticides dans l'estuaire du Grand Carbet confirme tant leur toxicité que leur persistance dans les sols.”

Février 2011 - Rapport Cour des comptesLa politique de soutien à l’agriculture des départements d’outre-mer “La pollution par le chlordécone aux Antilles Les pollutions liées aux traitements des bananiers restent un problème délicat à résoudre. Effectués principalement par avion, ces traitements respectent difficilement les prescriptions de la directive européenne applicable en ce domaine, qui les interdit à proximité des habitations, des rivières et des plans d’eau, une distance minimale de 50 mètres devant être respectée. Les engagements pris lors des états généraux de l’outre-mer vont de paire avec un lourd passif à gérer, celui du chlordécone aux Antilles. Cet insecticide, interdit par les autorités américaines en 1976, a été autorisé en 1981 en France sous la pression des entreprises liées au secteur de la banane, alors même que des études de l’Institut national de la recherche agronomique (INRA) en montraient déjà la toxicité. Le ministère de l'agriculture l'a interdit en 1990, mais les planteurs de bananes ont obtenu deux dérogations qui leur ont permis de l’utiliser jusqu'en 1993 sur les plantations. Les stocks n’ont pas été détruits. L’insecticide a contaminé les sols et les eaux. Si la culture de la banane et de la canne reste possible sur des sols pollués, celle des légumes et tubercules présente des risques pour la santé. Le ruissellement des eaux contamine rivières et plans d’eau, si bien que la moitié des exploitations aquacoles des Antilles ont dû être fermées et que la pêche est interdite près des embouchures.”

09 février 21008 France-AntillesLe prix de l'eau augmente : la Générale des eaux s'explique L'Office de l'eau a décidé, par délibération le 12 décembre 2006, d'appliquer une redevance pour prélèvements d'eau en milieu naturel. Ce qui se traduit par une augmentation sensible sur les factures. Depuis, la redevance pour prélèvements sur les ressources en eau, mise en oeuvre par l'Office de l'eau, est régie par des principes stricts.Elle est applicable depuis le 1er janvier 2007, elle est annuelle, applicable à toutes les communes et l'assiette de la redevance est le volume d'eau prélevé dans le milieu naturel au cours d'une année civile, à savoir du 1er janvier au 31 décembre. Cette eau est destinée à l'eau potable, à l'irrigation des terres agricoles ou à la réalisation d'autres activités économiques.

20 juin 2008 France-AntillesEau : la Générale met la pression et le Siaeag reprend la facturationLe SIAEAG devient le vrai maître de la politique de l'eau dans treize communes de l'île. Il annonce d'ores et déjà des nouveautés : des factures chaque trimestre; la réfection du réseau et la construction des réservoirs et des stations d'épuration... En attendant, la Générale des Eaux met la pression auprès des abonnés en retard de paiement.

08 octobre 2008 - France-Antilles « L'état de l'eau doit s'améliorer d'ici 2015 » Le comité de bassin va se réunir le 18 octobre au SIAEG au Gosier, quel est son rôle? Le comité de bassin est, en quelque sorte, le parlement de l'eau du bassin…

17 décembre 2008 France-AntillesDes travaux entre 10 et 20 millions d'euros Les techniciens ont annoncé que des travaux importants sont prévus, notamment la réfection des canalisations et l'implantation d'une nouvelle usine, plus importante. Ce serait une priorité « number one » , comme l'a assuré Jérôme Bacci, directeur des services techniques au SIAEAG. Seulement, les travaux nécessiteraient entre 10 et 20 millions d'euros d'investissement. Plusieurs résidents qui se sont déplacés, munis de leurs factures, pointent du doigt la facturation et craignent de voir le prix de l'eau augmenter encore suite à ces travaux. « Je paie en trois mois ce que je payais en six mois auparavant » , assure un résident. « Ca fait longtemps qu'on entend qu'une autre usine va être construite. Si Dieu me prête vie, je la verrai » , lance ironiquement une habitante de Barotte. Mais peut-être que cette fois, les promesses ont plus de chances de se réaliser. Depuis le mois de juin, après le changement du mode de gestion des revenus de l'eau, le SIAEAG dégage des marges d'investissements. Un changement de gestion qui devrait enfin profiter aux abonnés des Grands-Fonds.” Office de l'eau Guadeloupe RAPPORT D’ACTIVITE 2009 “LES FAITS MARQUANTS 2009 A. Les mouvements sociaux du début de l’année Les mouvements sociaux menés par le Lyananj Kont Pwofitasyon (LKP) comme pour de nombreuses structures, ont perturbé le fonctionnement de l’Office de l’Eau Guadeloupe. D’une part, différentes études ou projets ont été différés dans leur lancement ou perturbés dans leur fonctionnement. D’autre part, à cette occasion et compte tenu des points de revendication (eau et assainissement), l’appui de l’Office de l’Eau a été sollicité : - Pour apporter des précisions sur son rôle - Pour aider les entités gestionnaires des réseaux d’eau et d’assainissement à apporter des éléments de réponse sur la tarification de l’eau et la gestion de cette ressource. Enfin, le protocole de fin de conflit du 4 mars 2009, signé par l’Etat et les Collectivités Départementale et Régionale, mentionne l’Office de l’Eau en ses article 35 et 37 : « 35. Les structures de production et de distribution d’eau potable acceptent de se regrouper et de se fondre dans un syndicat unique de gestion de l’eau avant la fin de l’année 2009. L'État et le conseil général, directement et par le truchement de l’Office de l’eau, établissement public rattaché au conseil général, apporteront leur concours administratif et technique à la mise en place de ce syndicat unique de gestion et de distribution de l’eau à l’échelle de la Guadeloupe. Cette rationalisation organisationnelle permettra d’unifier le prix de l’eau sur le territoire et sera de nature à en faire baisser le prix moyen grâce à la mutualisation des moyens et à l’interconnexion optimisée des réseaux. 37. L'État demandera à l’Observatoire des prix d’étudier avant fin 2009, les composantes de la structure du prix de l’eau potable, et de faire, en relation avec l’Office de l’eau, toute proposition permettant, d’une part, d’agir à la baisse sur son prix et, d’autre part, d’améliorer sa tarification de façon à ce qu’elle soit progressive par rapport à la consommation annuelle. » 23 mars 2009 France-AntillesDlo, sé la vi, mais c'est aussi de l'or… Hasard du calendrier : alors que l'eau, son prix, sa qualité, sa distribution, viennent de constituer l'un des axes du combat du LKP, un document original tombe actuellement… Rapport IEDOM 2009 “En 2008, 98 % des logements du territoire sont alimentés en eau potable par les collectivités territoriales. La distribution de l’eau connaît néanmoins d’importants dysfonctionnements, en lien avec l’existence de multiples maîtres d’ouvrages entre les points de prélèvements et les points de distribution, la vétusté des équipements, ainsi que la fraude sur le réseau. Ainsi, le taux de rendement technique moyen des réseaux de distribution et d’adduction d’eau en 2008 est de 53 %, mais masque de grandes disparités, s’élevant de 39 % à 69 % en fonction de la portion considérée.” (...) “En dépit de l’augmentation continue des prix, les recettes restent insuffisantes pour couvrir les dépenses. Ainsi, les taux de recouvrement des coûts par les factures des usagers atteignent 80 % pour l’eau potable et l’assainissement collectif, et 14 % pour l’irrigation. La différence est comblée en partie par les subventions de l’Union européenne, de l’Etat, de la Région, du Département et l’Office National de l’Eau et des Milieux Aquatiques (ONEMA, depuis 2008). Celles-ci ne permettent pas cependant de compenser l’ensemble des pertes réalisées, ce qui se traduit par un non renouvellement chronique du capital fixe expliquant la vétusté des infrastructures.”

Rapport IEDOM 2010 “PRODUCTION ET DISTRIBUTION DE L’EAU POTABLE Chaque année, 63 millions m³ d’eau sont prélevés pour la production d’eau potable, 15 millions m³ pour l’irrigation et 3 millions m³ pour l’industrie. Pour fonctionner, les centrales hydroélectriques nécessitent également 40 millions m³ d’eau par an. L’alimentation en eau potable s’organise autour de 64 points de captage : 25 prises d’eau en rivière assurent 72 % des volumes produits et 39 prélèvements en eau souterraine sont à l’origine des 28 % restants. Des investissements ont été réalisés ces dernières années pour mieux gérer les déficits chroniques d’alimentation en eau ainsi que pour traiter les problèmes de pollution, liés majoritairement au chlordécone. 84 réservoirs d’eau potable d’une capacité de stockage de 86 950 m³ sont exploités par la Générale des Eaux, qui assure la distribution en eau de 20 communes. Les autres ont délégué cette responsabilité à une entreprise privée, la Compagnie guadeloupéenne des services publics (CGSP), ou bien à une régie. L’archipel dispose également de six conduites de transfert pour acheminer l’eau prélevée en Basse-Terre vers la Grande Terre. Six barrages sont également en service : le barrage Dumanoir à Capesterre-Belle-Eau est opérationnel depuis février 2010 et bénéficie d’une capacité de stockage de 630 000 m³. Le barrage de Moreau devrait être construit en 2011 à Goyave, il permettra de retenir un volume d’eau d’environ 1 000 000 m³. Les communes, responsables de l’organisation du service de l’eau sur le territoire, ont pour la plupart transféré leurs compétences à un établissement public de coopération intercommunale ou à un syndicat mixte intercommunal. Actuellement, 98 % des logements du territoire sont alimentés par un réseau collectif en eau potable. Cependant, en raison de l’existence de multiples maîtres d’ouvrage entre les points de prélèvement et ceux de distribution, de la vétusté des équipements, ainsi que de la fraude sur le réseau, la distribution de l’eau connaît de sérieux dysfonctionnements. Par conséquent, il existe de nombreuses pertes en lignes et le taux de rendement technique moyen des réseaux de distribution et d’adduction d’eau en 2010 s’élève seulement à 55 %, même s’il masque d’importantes disparités. En 2010, la consommation globale d’eau potable se porte à 21,5 millions m³, en repli de 2 % par rapport à l’année précédente. En dépit de la hausse régulière du nombre d’abonnés, le volume d’eau consommé a tendance à se contracter depuis 2004 (1,5 % en moyenne par an). Deux raisons principales peuvent être avancées pour expliquer cette évolution : la moindre disponibilité de l’eau potable et le changement des habitudes de consommation qui amène les ménages à réaliser des économies d’eau.”

15 octobre 2009 France-AntillesLes factures d'eau promettent d'être salées Denrée vitale et vouée à se raréfier, l'eau coûte de plus en plus cher au contribuable. D'ici à 2015, en Guadeloupe, la facture devrait augmenter d'un bon quart (26%). Et la note évoluera crescendo jusqu'à 2027. La raison en est simple : il faut réunir la somme de 680 millions d'euros pour nourrir un plan ambitieux destiné à reconquérir la qualité des eaux, à les remettre en bon état. L'eau est chère, tout d'abord parce qu'il faut la traiter. En immense quantité. Pour rappel, alors que la population française s'est multipliée par quatre en un siècle, la consommation d'eau est dix fois plus importante sur tout le territoire.Ensuite, il est nécessaire de réhabiliter les réseaux de distribution en Guadeloupe, dont la qualité médiocre provoque des fuites nombreuses. Il va falloir construire des réservoirs pour stocker l'eau destinée au transfert de la Basse-Terre à la Grande-Terre et améliorer l'assainissement des eaux usées (lire ci-contre).Par ailleurs, les points de captage de l'eau devront être davantage protégés. Quatre prises d'eau ont été définies par le premier Grenelle de l'environnement comme très menacées par la pollution aux nitrates et pesticides (à Capesterre-Belle-Eau, Gourbeyre, Petit-Canal et Port-Louis).L'eau coûte de plus en plus cher. Un plan régional destiné à améliorer la qualité de l'eau va mobiliser 680 millions d'euros d'ici à 2027. L'argent du consommateur sera mis à contribution.” Sdage 2010 2015 Analyse du financement des coûts des services liés à l’eau “La facturation des services de l'eau Alimentation en eau potable et assainissement collectif En 2006, le prix moyen du service d'alimentation en eau potable en Guadeloupe est de 1.99 €/m3 d'eau distribuée (TTC). Si l’usager bénéficie d’un service public d’assainissement collectif, il paie en moyenne 1.55€/m3 supplémentaire. Le prix moyen total de l'eau s'élève donc à 3.61 €/m3, ce qui représente 34.6 €/mois/ménage. Le prix de l'eau en Guadeloupe est considérablement plus élevé qu'en métropole. A titre de comparaison, le prix moyen de l'eau pour les bassins Seine-Normandie et Rhône-Méditerranée s'élève à environ 2.90 €/m3. Ce prix moyen ne représente cependant pas la réalité de terrain : une des caractéristiques des services de l'eau en Guadeloupe est une grande disparité géographique du prix de l’eau (voir Figure 3).”

22 avril 2010 France-AntillesLe Siaeag à la recherche de 14 millions d’impayés La plus grosse facture d’impayés à hauteur de 89 000 euros appartient à une société d’économie mixte (SEM) immobilière. Les communes du Siaeag lui doivent 500 000 euros et 51 % des petits usagers sont dans des situations d’impayés. Sur plus de 37 000 abonnés petits abonnés, 185 ont plus de 5 000 euros d’impayés. Parmi les mauvais payeurs, le Siaeag pointe du doigt des hôtels.Pour Amélius Hernandez, il s’agit avec cette campagne d’information de faire prendre conscience à l’usager qu’il doit payer l’eau dont le prix a baissé de l’eau de 5 % après la mobilisation générale du Liyannaj Kont pwofitasyon (LKP). « Nous devrons recouvrer ces impayés qui nous permettront d’améliorer notre patrimoine pour alimenter la population en eau en qualité et en quantité, pour rénover les réseaux vétustes, pour effectuer des investissements indispensables. Nous effectuons ainsi une démarche de transparence auprès de nos petits et gros usagers en mettant en place un dispositif nouveau et durable. » Il est prévu d’étudier des échéanciers, des délais de paiement, pour les familles en difficulté, défavorisées.La campagne d’information en spots à la télé, à la radio et au journal coûtera environ 30 000 euros au Siaeag.

21 mai 2010 France-AntillesLes fuites d'eau prennent des proportions inquiétantesVisite du conseil général au collège Charles-de-Gaulle. Un gros établissement, des conduites vétustes et enfouies, l'absence de vannes d'arrêt, sans oublier le sol particulier... Tels sont les éléments évoqués par le président de la Commission oeuvres et constructions scolaires, Jacques Anselme, pour expliquer la difficulté des réparations des fuites au sein de l'établissement. Pourtant, avec une consommation journalière de 9 m3 d'eau, elles atteignent des proportions conséquentes. Michel Alimanda Chef d'exploitation de l'affermage de la zone Nord Grande-Terre à la Générale des eaux. Eau : « Il manque des unités de production et les réserves sont insuffisantes »ETUDE ECONOMIQUE RELATIVE A LA RECUPERATION DES COUTS DES SERVICES LIES A L’EAU DU DISTRICT HYDROGRAPHIQUE COMPRENANT LA GUADELOUPE ET SAINT-MARTIN (ANNEE 2011) “Prélever l’eau, la stocker, la traiter, l’acheminer jusqu’à son lieu d’utilisation, la collecter une fois utilisée, la traiter avant son rejet au milieu : ce « petit cycle de l’eau » nécessite des équipements qui représentent un patrimoine important. En Guadeloupe, la valeur à neuf du patrimoine est estimée entre 1 108 M€ et 1 324 M€. Les investissements programmés sur la période 2013-2021 prévoient des dépenses de l’ordre de 157 M€ pour la distribution d’eau potable et 102 M€ pour l’assainissement. A Saint-Martin, la valeur à neuf du parc des équipements est comprise entre 63 M€ et 91 M€. Le service collectif d’eau et d’assainissement prévoit des investissements conséquents pour l’assainissement, à hauteur de 63 M€ contre 25 M€ pour la distribution d’eau potable. Les amortissements réalisés chaque année par les collectivités sont actuellement insuffisants et ne pourront pas permettre de financer les investissements programmés à horizon 2013-2021. Les amortissements de la Guadeloupe s’élèvent en effet à 2,8 M€ pour l’année 2011 alors que le besoin est estimé à un montant compris entre 19,9 à 37,5 M€.”

10 juin 2011 France-Antilles “Le collectif de l'eau cherche à mobiliser la population Réunion sur la place du marché. Lundi s'est déroulée, sur la place du marché la quatrième réunion du Collectif pour le problème d'eau à Port-Louis. Elle a duré plus d'une heure et a réuni une cinquantaine de personnes. « C'est un collectif qui s'est mis en place, il y a trois semaines et qui est ouvert à tous, précise Rudy Mozar, porte-parole du collectif. Nous faisons circuler une pétition pour que les coupures d'eau trop fréquentes dans la commune cessent et qu'une solution soit apportée. La population est excédée de devoir jongler tout au long de la journée, voire de la soirée. Il ne s'agit pas d'un problème temporaire. Il dure trop longtemps et aucune solution n'a été proposée, jusqu'à ce jour. Notre action n'a rien de politique, c'est d'abord une démarche sociale. La population est quasiment prise en otage et on laisse pourrir la situation et nous voulons que cela cesse. »

Enquête d’opinion sur l’eau - Décembre 2012 Qualistat : “Une population largement favorable à la création d’un organisme unique de gestion de l’eau.”

07 mars 2013 Chambre régionale des comptes - RAPPORT D'OBSERVATIONS DEFINITIVES SUR LA GESTION DU SYNDICAT INTERCOMMUNAL D’ALIMENTATION EN EAU ET D’ASSAINISSEMENT DE LA GUADELOUPELa police de l’eau dans les départements d’outre-mer En France métropolitaine, les agents de l’Onema exercent la police de l’eau en relation avec les services des directions départementales des territoires et les agents d’autres services et établissements publics pour certaines des missions. En outre-mer, le contrôle des usages de l’eau était jusque-là effectué uniquement par les services de l’Etat, sauf à la Réunion. A partir de 2008, deux équivalents temps plein ont été affectés par l’Onema dans chaque département d’outre-mer, au sein de services mixtes de police de l’environnement [*] constitués entre l’Onema, l’ONCFS et dans certains cas d’autres partenaires comme les Parcs nationaux. Ils sont aujourd’hui placés sous la coordination des Directions de l’environnement, de l’aménagement et du logement (DEAL), elles-mêmes mises en place au 1er janvier 2011.

MISEN Créée par le Préfet de Guadeloupe, la MISE, "mission inter-services de l’eau" a vu son champ de compétences élargi aux problématiques de nature et de biodiversité pour devenir MISEN, "mission inter-services de l’eau et de la nature", par arrêté préfectoral du 20 juin 2011.

16 mai 2013 - délibération relative au programme pluriannuel d'interventions (PPI 2013-2018) de l'Office de l'Eau Guadeloupe

12 juillet 2013 - PROGRAMME PLURIANNUEL D’INTERVENTIONS (PPI) 2013-2018 DE L’OFFICE DE L’EAU GUADELOUPE

28 mars 2014 France-AntillesEau : les raisons de la pénurie Des réseaux vétustes En moyenne, la durée de vie des canalisations est de 40 ans. En Guadeloupe, le réseau a plus de 60 ans. Il est en fin de vie, vétuste et fuyant. Les canalisations en amiante-ciment sont très cassantes et les fuites très nombreuses. Le réseau est une vraie passoire. Résultat : Sur 60 millions de m3 produits par an, 30 millions seulement sont réellement consommés.La faute à qui ? C'est avant tout une question politique et d'argent. Le renouvellement des réseaux est du ressort des collectivités et en la matière, il y a les bons et les mauvais élèves. Ceux qui ont entrepris des travaux et ceux qui ne l'ont pas fait.La communauté d'agglomération du Sud Grande-Terre, Cap Excellence (Pointe-à-Pitre, Les Abymes et Baie-Mahaut), fait office de bon élève avec un taux de renouvellement des canalisations de l'ordre de 5%. « Ils font de gros travaux et sont en phase d'accélération » , note le directeur de la Générale des Eaux.”

Plan de sécurisation en eau potable : Démarrage imminent des travaux des usines du Lamentin et du Moule Le 29 avril 2014, le Président du Conseil Général, Jacques GILLOT, en sa qualité de président de l’Office de l’Eau, réunissait les différents acteurs concernés dans le cadre d’une table ronde portant sur la question de la gestion de la ressource en eau. A cette occasion la collectivité a présenté le plan départemental de secours en eau potable prévoyant notamment deux éléments majeurs : la construction d’une usine de production d’eau potable au Moule et le renforcement de la capacité de production de l’usine de Prise d’Eau au Lamentin. En premier lieu, la construction sur le territoire du Moule, d'une nouvelle usine de production d'eau potable d’une capacité de 8000m3/jour, alimentée par le réseau d'eau d'irrigation agricole du Conseil Général, pour un montant de 2M€ permettra de délester l'usine de Belle Eau Cadeau actuellement saturée et de favoriser l'approvisionnement continu des communes de Moule, Saint-François, Sainte-Anne, Gosier et de Cap Excellence.”

18 novembre 2014 France-AntillesUn problème informatique entraîne une pluie de factures d'eau

03 décembre 2014 France-Antilles “Les parents d'élèves de Cocoyer grondent contre l'absence d'eau La tension a été très vive à un certain moment, d'autant que les habitants de la section sont venus mêler leur grain de sel. Car à Cocoyer, ce n'est pas seulement l'école qui est privée d'eau. Les habitations du secteur le sont également. Il est question d'un surpresseur qui résoudrait tous les problèmes de la section et évidemment de l'école. Sauf qu'il en coûterait 80 000 euros. « Même si cela peut paraître extrême, ces initiatives personnelles ont fait bouger les choses, juge la présidente. Nous n'avons jamais vu autant de techniciens et d'élus à Cocoyer que ce matin.”

20 décembre 2014 France-AntillesLa Générale des eaux refuse la convention proposée par les élus Moins de 24 heures après la proposition formalisée par les élus de Guadeloupe pour sortir de la crise de l'eau qui dure depuis 6 jours, la Générale des eaux (GEG) vient de répondre par une fin de non-recevoir. Malgré les 23 millions dénichés par l'État, le Département, la Région, Lamentin, le Siaeag et la communauté d'agglo, Véolia ne semble guère encline à renouveler l'expérience d'une convention provisoire la liant au syndicat présidé par Laurent Bernier.De source syndicale, la multinationale n'aurait pas obtenu suffisamment de garanties pour l'inciter à rester en Guadeloupe. « La direction nous a dit qu'elle n'était pas d'accord avec la convention qui lui a été proposée » , confirmait, vendredi, Esnard Lycaon, délégué syndical UGTG à la GEG.”

14 avril 2014 France-Antilles “Le prix de l'eau va augmenterGestion de l'eau : un sac de noeuds pour la communauté d'agglo - Pourquoi la commune décide-t-elle d'augmenter le prix de l'eau, alors que cette compétence est désormais du ressort de la communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre (CASBT) depuis le début de l'année ? Une partie de l'explication se trouve dans le rapport de présentation remis aux élus et auquel le maire a apporté des précisions Dans le cadre de l'intercommunalité, la compétence « Eau et assainissement » étant dévolue à la CASBT, les services de l'eau potable et de l'assainissement collectif ont été transférés à la CASBT au 1er janvier. Le problème c'est qu'avant cette date, les communes membres fonctionnaient toutes dans le cadre d'une gestion différente.Pour les communes de Basse-Terre, Baillif, Gourbeyre et Saint-Claude, c'était l'affaire de l'ancienne communauté de communes du Sud Basse-Terre devenue communauté d'agglomération.On est donc dans une continuité. Pour Capesterre-Belle-Eau, Terre-de-Haut et Terre-de-Bas, c'était le Syndicat intercommunal d'alimentation en eau et d'assainissement de la Guadeloupe (Siaeag). Les statuts de la Siaeag ne lui permettent pas de passer de convention avec la CASBT. La situation reste donc floue.”

Avril 2014 - conseil général de la Guadeloupe : Etude de faisabilité relative à la mise en place d'une structure unique de production d'eau potable pour la Guadeloupe “L’organisation de la gestion de l’eau Jusqu’en décembre 2013, l’organisation de la maîtrise d’ouvrage de l’eau en Guadeloupe était partagée : – 5 communes ayant la compétence adduction et distribution, – 1 communauté de communes ayant la compétence adduction et distribution, – 2 communauté d’agglomération ayant la compétence adduction et distribution, – 4 syndicats ayant la compétence adduction et distribution, – 1 syndicat de production d’eau brute, – Le Conseil général qui gère des unités de production d’eau brute.”

9 mai 2014 - France-Antilles : “Laurent Bernier, nouveau président du Siaeag : « Ma priorité ? Pouvoir offrir de l'eau à tous » “Laurent Bernier l'avoue : les défis à relever sont « incommensurables! » Au-delà de la remise en état d'un réseau aussi vétuste qu'obsolète, le nouvel homme fort de ce syndicat sait qu'il va devoir marcher sur des oeufs en trouvant en urgence des solutions pérennes, tout en faisant face à la colère légitime de la population. Au-delà des tuyaux fuyant de toute part, figure aussi la problématique de l'émission très aléatoires des factures et des relations liant le syndicat à des communes allant de Saint-François à Lamentin. Pas simple. D'autant que le Siaeag ne fonctionne plus à 12 mais à 6, ce qui limite un peu plus encore ses marges de manoeuvre et capacités d'action.”

Rapport IEDOM 2014 Gestion de l’eau potable La production et la distribution d’eau potable est un service public qui relève de la compétence des communes. Ces compétences peuvent être transférées, sur décision de la collectivité, à un établissement public de coopération intercommunal (EPCI). À fin décembre 2014, 28 des 32 communes de Guadeloupe sont regroupées au sein de 5 EPCI compétents en eau potable : la Communauté d’Agglomération du Sud Basse-Terre (CASBT, qui regroupe 11 communes), la Communauté d’Agglomération du Nord Grande Terre (CANGT, 5 communes), la Communauté d’Agglomération de Cap Excellence (CACE, 3 communes), le Syndicat Intercommunal d’Alimentation en Eau et d’Assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG, 6 communes), la communauté de communes de Marie-Galante (CCMG, 3 communes). À fin décembre 2014, ces 5 ECPI, associés aux 4 communes restantes, forment les 9 collectivités compétentes en eau de la Guadeloupe. Le mode de gestion de la collectivité compétente en eau peut être soit direct (dit « en régie ») soit délégué. Dans le premier cas, la collectivité compétente assure directement le service de l’eau avec son propre personnel, et se rémunère auprès des usagers. Dans le second cas, la commune (ou l’EPCI) délègue par contrat à une entreprise privée l’exécution des services publics de l’eau. À fin décembre 2014, la majorité des collectivités compétentes ont délégué les services de l’eau à une entreprise privée : la Générale des Eaux Guadeloupe, la compagnie Guadeloupéenne de services publics, ou la Nantaise des Eaux Services. L’eau, une situation préoccupante - L’année 2014 a été marquée par de nombreuses coupures d’eau sur l’ensemble du territoire. Afin de rétablir le réseau de distribution d’eau potable en Guadeloupe, un plan d’urgence de 22 millions €, lancé par la Région et le Département, a été enclenché au mois de septembre. Le plan prévoit notamment la création d’une usine au Moule et le renouvellement d’une partie du réseau de distribution à Sainte-Anne. La mise en œuvre de ce plan a été confiée à l’Office de l’Eau et au Conseil Général. Au mois de décembre, un mouvement de grève, principalement liée à l’arrivée à échéance d’une convention liant la Générale des Eaux et le Syndicat intercommunal d’alimentation en eau et d’assainissement de la Guadeloupe (SIAEAG), a entraîné de sérieuses perturbations dans la distribution de l’eau durant une dizaine de jours. Un projet de structure unique de production d’eau potable est actuellement en cours.

27 juin 2014 - France-Antilles “Les agents de la Générale des eaux montent en pression Le comité d'entreprise et les syndicats de la Générale des eaux en appellent à tous les acteurs de l'eau, les invitants à mutualiser leurs efforts pour sortir de la crise. Pour eux, la seule solution est de refaire le réseau de distribution, vétuste et fuyant. Un chantier à 1 milliard d'euros.”

Péyi Guadeloupe - Juillet 2014 (Le magazine d'information du Conseil Général) : Jacques Gillot : “Il est inadmissible qu’en 2014, une part aussi importante de la population guadeloupéenne soit privée de l’élément vital qu’est l’eau potable !!” Cette phrase tirée d’un verbatim publié par le magazine pré-cité, pourrait être reprise en 2015, en 2016 et jusqu’à la fin des temps ?

07 août 2014 Nouvelles Etincelles La question de l'eau, est une question politique de première importanceDepuis l'année 1993, il y a maintenant 21 ans, à l'occasion du conflit de l'eau qui a vu le jour à Capesterre Belle-Eau, le Parti Communiste Guadeloupéen a posé la revendication politique de la création d'un service public de l'eau à l'échelle de la Guadeloupe. Cette revendication a fait l'objet de propositions présentées par les élus communistes au Conseil Régional de la Guadeloupe le 6 mai 1996, puis adressées par le Secrétaire Général du Parti le 21 février 1997 aux présidents des Conseils Régional et Général de la Guadeloupe, au Préfet de Région, au Président du SIAEAG, au directeur de la SOGEA, au Comité de défense des abonnés, aux médias. (...) Nous réaffirmons que la production, la protection, la gestion, la distribution de l'eau doivent être réalisées sous la maîtrise de la puissance publique par la création d'une entreprise publique de l'eau en Guadeloupe, pour garantir à tous les usagers une eau de qualité à un prix unique calculé de manière transparente. Mais, il est vrai que cette proposition ne peut être mise en œuvre dans le cadre du droit commun français et européen, elle nous renvoie à la capacité politique d'élaborer des réponses et de porter des solutions correspondant aux réalités de notre pays. C'est aux Guadeloupéens d'en décider.”

05 septembre 2014 - GUADELOUPE : LKP « Un syndicat unique de l’eau mais… dans le cadre d’une régie directe »“LKP constate que les élus et l’Etat envisagent enfin à mettre en œuvre une partie du protocole signé avec LKP le 04 Mars 2009 notamment l’article relatif à la rénovation des réseaux ainsi que celui concernant la création d’un syndicat unique de gestion par le regroupement de toutes les structures existantes.”

16 septembre 2014 - Eau : la CASBT dit non au SIAEAG : “Les élus de la Communauté d’Agglomération du Sud Basse- Terre étaient réunis hier soir. Ils ont suivi leur présidente en rejetant la convention proposée par le SIAEAG concernant la gestion de l’eau à Capesterre- Belle- Eau et aux Saintes.”

02 octobre 2014 -France-Antilles Eau : la régie de la CASBT a pris ses quartiers Exit la Générale des eaux. Les agents viennent de basculer sous la direction générale de la Communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre (CASBT). C'est fait! La régie des eaux du Sud Basse- Terre vient de prendre les choses en mains, du côté de Capesterre-Belle-Eau, conformément aux décisions qui ont été arrêtées lors du conseil communautaire du 15 septembre. Après les réunions de travail avec la Générale des eaux, la réception des agents par la présidente de la CASBT et, surtout, la réception des différentes clés - notamment celles des réservoirs, des surpresseurs et autres installations, ainsi que celles de la station d'épuration - tout est en place pour fonctionner.”

21 octobre 2014 - CIPPA : Le scandale de l’eau !“Avec la saison des pluies, l’eau coule de nouveau dans les robinets… jusqu’à la prochaine saison sèche. Profitant de cette accalmie, les élus sont déjà passés à autre chose. Pourtant plus que jamais le problème de l’eau est d’une cruelle actualité. Les Guadeloupéens reçoivent, actuellement, dans leurs boîtes aux lettres, des factures pour payer leur consommation d’eau (quelques fois des sommes astronomiques), pour ne pas se voir couper l’eau.Contrairement à de nombreux éléments de notre quotidien, l’eau est inestimable. Si le code civil (art 714) suggère que l’eau n’appartient à personne (à nul individu, et à fortiori, encore moins aux multinationales), c’est pour garantir que chacun, sans exception aucune, y ait accès. Son usage est vital. Faire payer pour boire est en soi scandaleux. L’eau à l’état naturel doit rester gratuite, ce qu’il est permis de monnayer, c’est la conduite, l’approvisionnement et le traitement. Un point c’est tout !”

10 décembre 2014 - CIPPA LETTRE AU PRESIDENT DE REGION- EAU (1) : “Après avoir analysé dans le détail des factures d’eau provenant de plusieurs communes, nous avons à notre grand étonnement, constaté que l’eau était taxée dans certaines communes à un taux d’octroi de mer régional de 1,5% et dans d’autres à 1%. Ce qui sous la forme est déjà anormale, voire illégale, puisqu’il s’agit d’une taxe régionale, dont le montant doit être identique sur tout le territoire de la Guadeloupe.”

11 décembre 2014 - France-AntillesSyndicat unique de l'eau : presque tous d'accord La majorité des structures gestionnaires d'eau potable en Guadeloupe est favorable à la création d'un syndicat unique de production d'eau potable. Seule la communauté d'agglomération du Sud Basse-Terre a refusé.”

19 décembre 2014 - Tourmag “Grève de l'eau en Guadeloupe : la population et les touristes pris en otage Les habitants sont particulièrement touchés puisque la quasi totalité de la population est privée d’eau depuis 4 jours, cette situation menaçant ainsi l’hygiène et la santé des familles. Les vacances scolaires commencent demain, et les touristes attendus vont devoir eux aussi faire les frais de ce conflit insensé car hôtels, restaurants , résidences sont logés à la même enseigne. De plus le problème est très complexe et rend l’issue du conflit difficile. Tout est parti du licenciement de 144 salariés de la Générale des Eaux qui gère la distribution de l’eau en Guadeloupe. Ces licenciements s’expliquent par le non règlement d’une dette de 23 millions d’euros correspondant à des services non réglés par les collectivités locales. De plus, le contrat d’exploitation entre la Générale des Eaux et les collectivités prend fin au 31 décembre 2014.”

21 décembre 2014 -France-AntillesGrève à la Générale des eaux : la facture sera lourde En cette période où nombre d'entreprises réalisent la majeure partie de leur chiffre d'affaires annuel, la grève des agents de la Générale des eaux est une catastrophe.C'est particulièrement vrai dans le secteur touristique : en pleine haute saison, l'image de la destination va prendre un coup. Plus largement, tous les secteurs sont à la peine. En témoignent la déclaration commune des organisations patronales, ainsi que les témoignages d'entrepreneurs qui nous sont parvenus.

Un coup dur pour le tourisme

Dans une lettre au préfet, Nicolas Vion, président du Groupement hôtelier, avertit sur les répercussions négatives de cette grève sur l'image touristique de la Guadeloupe.

« Nombre de nos établissements sont dans une situation catastrophique. [...] Les clients sont furieux, et nombreux clament ne plus vouloir venir en Guadeloupe, "pays de grévistes".

Nous sommes obligés d'effectuer des allers-retours à la mer pour prendre de l'eau dans des bassines afin de nettoyer les toilettes, à la vue de tous les clients : un "retour au Moyen Âge", d'après eux.

26 décembre 2014 France-Antilles Guadeloupe LE GOSIER - Eau : les habitants de Moro réclament une vraie solution Privés d'eau depuis 15 jours, les habitants ont bloqué la circulation, vendredi matin, devant la mairie. Après des discussions avec des adjoints, un protocole non signé et l'eau est revenue dans les robinets de Moro en début d'après-midi.

30 décembre 2014 - France-AntillesGrève de l'eau : un coup dur pour le tourisme La grève d'une partie du personnel de la Générale des eaux, débutée mi-décembre, a eu des répercussions au-delà des côtes de l'archipel. Des tours-opérateurs ont informé leurs clients de la situation en Guadeloupe. Et la baisse de fréquentation a été immédiate.”

Également félicité, l'ex-syndicat intercommunal des Grands-Fonds (SIGF) devenu communauté d'agglomération du Nord Grande-Terre (Port-Louis, Anse-Bertrand, Petit-Canal, Morne-à-l'Eau et Le Moule). « Ils ont un réseau très mauvais, mais font de gros travaux depuis pas mal d'années. »D'autres, en revanche, sont pointés du doigt. Le Siaeag (Syndicat intercommunal d'alimentation en eau et d'assainissement de la Guadeloupe) et ses problèmes financiers. Ainsi que l'ancien syndicat mixte du Nord Grande-Terre (SMNGT). Les canalisations d'eau potable qui sont de leur ressort sont restées en l'état. En très mauvais état… 31 décembre 2014 - Le Parisien Guadeloupe : le prix de l'eau augmente de 6,4% pour 73.000 foyers

Plan de sécurisation de l’alimentation en eau potable et travaux d’urgence (PSAEP)

PSAEP 0-Généralités - 20140902 (format pdf - 730.4 ko - 20/01/2015)

PSAEP 1-1-GT - Liste des opérations 20140905

PSAEP 1-1-GT - Texte 20140905

PSAEP 1-2-BT - Liste des opérations 20140902

PSAEP 1-2-BT - Texte 20140902

PSAEP 1-3-MG - Liste des opérations 20140902

PSAEP 1-3-MG - Texte 20140902

PSAEP 2-Synthèse - 20140906

Motion relative au financement des opérations d'urgence dans le cadre du plan de sécurisation de l'alimentation en eau potable

31 janvier 2015 CIPPA : Pétition pour la Suppression de l’octroi de mer et de la TVA sur l’eau.“L'analyse détaillée des factures d’eau, révèle que l’eau est frappée d'un taux d’octroi de mer régional de 1,5% dans certaines communes, et dans d’autres de 1%. Ce qui sous la forme est déjà anormale, voire illégale, puisqu’il s’agit d’une taxe régionale, dont le montant doit être identique sur tout le territoire de la Guadeloupe.”

08 février 2015 - Guadeloupe. Eau Potable : la collectivité départementale réaffirme son engagement

04 mars 2015 France-Antilles Eau : un appel à la mobilisation générale est lancée Komité Dlo Manten, Lyannaj Kont Pwofitasyon (LKP), K Dlo et le Comité de défense de l'eau de la Guadeloupe ont organisé samedi soir, à la salle des fêtes, un meeting sur les problèmes récurrents de la distribution de l'eau en Guadeloupe.

09 avril 2015 France-AntillesEau : des abonnés au régime sec pour impayés Vives tensions et grosses colères de clients de la Générale des eaux. Si certains redoutent d'être privés d'eau après avoir reçu des factures aux montants exorbitants, d'autres subissent déjà des coupures pour impayés. De son côté, l'entreprise assu me, expliquant être « revenue dans un système normal » . Et ce malgré une loi interdisant de telles méthodes.

11 mai 2015CIPPAModèle de lettre de réclamation des rapports sur l’eau“Poursuivant son action citoyenne pour la transparence sur le prix de l’eau, la qualité du service public, le CIPPA invite les abonnés à s’enquérir auprès de leur maire afin de demander la communication des documents qui doivent êtrea mis à la disposition du public.”La fixation du taux d'octroi de mer relève de la compétence de la Région Guadeloupe, c'est la raison pour laquelle, nous vous demandons d’enlever l’eau du champ d’application de l’octroi de mer, puisque ce n’est pas une activité de la production, telle qu’elle est définie par àz 2 de la loi n° 2004- 639 du 2 juillet 2004. E effet, concernant l’eau qui coule dans les robinets, il ne s’agit pas d’opérations de fabrication, de transformation, de rénovation de biens meubles corporels, agricoles et extractives.http://www.acme-eau.org/Nouvelles-semaine-Guadeloupe-13-19-mars-2015-Les-eaux-troubles-de-la-Guadeloupe_a3909.html

Rapport IEDOM 2015 “En 2015, l’eau est prélevée via 64 points de prélèvements (28 en rivière et 36 en souterrain) qui alimentent 52 unités de production. 71 % des prélèvements s’effectuent en Basse-Terre (donnée de 2011). 71,2 millions de m3 d’eau ont été prélevés pour la production d’eau potable et déclarés à l’Office de l’Eau en 2014. Le réseau de distribution représente environ 4 250 km (hors branchements). Le taux de rendement technique du réseau était de 51 % en 2008. En ce qui concerne le stockage d’eau potable, 150 réservoirs assurent une capacité d’environ 110 000 m3. (...) L’eau, une situation préoccupante - L’année 2014 avait été marquée par de nombreuses coupures d’eau sur l’ensemble du territoire. Afin de rétablir le réseau de distribution d’eau potable en Guadeloupe, un plan d’urgence de 22 millions €, lancé par la Région et le Département, avait été enclenché au mois de septembre 2014 prévoyant notamment la création d’une usine au Moule et le renouvellement d’une partie du réseau de distribution à Sainte-Anne. L’usine de production d’eau potable du Moule a été mise en service en septembre 2015. Sa capacité de production est d’environ 6 000 m3 /jour d'eau potable. Ce volume supplémentaire compense notamment le déficit en eau de cette zone et améliore de manière significative les conditions de distribution de l’eau potable dans toute la Grande-Terre. Cet investissement de 2,5 millions € a été porté par le Conseil départemental et a été financé par l'Office de l'Eau de la Guadeloupe. Par ailleurs, plusieurs travaux sur les infrastructures ont été lancés en 2016 notamment les travaux de renouvellement et de sécurisation à Sainte-Anne.”

Juin 2015 Rapport CGEDD n°009763-01, CGAAER n°14065, IGA n°15-050/14-063/01 Propositions pour un plan d’action pour l’eau dans les départements et régions d’outre-mer et à Saint-Martin

Juin 2015 -Le Service public de l’Eau en Guadeloupe : Commission Eau • Rapport d’Autosaisine • CESR Guadeloupe Analyse et PropositionsEn Guadeloupe, la ressource potentielle en eau brute par habitant est estimée à 7000 m3. En France métropolitaine elle est de 3000 m3. La pluviométrie est dense, elle est évaluée, en moyenne, entre 3 et 4 milliards de m3 par an. La production est de 170 000 m3 par jour, soit 60 millions de m3 par an, ce qui représente 2% de la pluviométrie reçue. 30 millions sont alors perdus, la limite acceptable serait de l’ordre de 10 millions de perte.”

Réunion du 30 juin 2015 - CONFERENCE REGIONALE SUR L’INVESTISSEMENT PUBLICL’EAU Cette problématique, qui est une priorité du Conseil Départemental, est traitée selon trois axes : 1°) mise en œuvre du Plan de secours en eau Potable, et lancement d’une deuxième tranche d’opérations prioritaires, S’agissant du plan de secours, 18 M€ sont inscrits au budget départemental. Les travaux correspondants ont démarré ou vont démarrer en 2015 pour durer 12 à 24 mois. 2°) – maintenance des installations de production et de transfert d’eau brute, Il s’agit de garantir la fiabilité du réseau d’eau brute de la collectivité. 3°) amélioration de la desserte en eau agricole des exploitations Les travaux importants engagés en 2015 permettent de finaliser la couverture en eau agricole de l’ensemble de la Grande-Terre. Plusieurs communes sont concernées dont Anse-Bertrand, Port-Louis, Petit Canal, Moule et Sainte-Anne. Sur le nord de la zone Basse-Terre, les études en cours, se poursuivent afin d’aboutir à une desserte de ce territoire à partir du futur barrage de Germillac.” L’EAU ENVELOPPE 2015 VOTEE : 17,7 M€ PREVISIONS DE DEPENSES 2016-2020 : 17 à 25 M€

05 août 2015 Contrat de Plan Etat-Région Eau potable et assainissement : Etat : 19,2€, Région : 3 M€, Département : 18 M€ Total : 40,2 M€

23 octobre 2015 INAUGURATION DE L'USINE DE TRAITEMENT DE L'EAU AU LAMENTIN Le Conseil Départemental, aux côtés de l’État et du Conseil régional, avec l’appui de l’Office de l’Eau, ont inauguré le vendredi 23 octobre 2015 l'usine de production en eau potable de Prise d'Eau. Le Conseil Départemental est pleinement engagé dans la mise en œuvre du «Plan de secours en eau potable » initié à la fin 2014 pour faire face aux grandes difficultés que connaît la Guadeloupe en matière de distribution d’eau potable.

Octobre 2015 Comité de bassin de la Guadeloupe Documents d’accompagnement du SDAGE 2016-2021 SDAGE du district hydrographique comprenant la Guadeloupe et Saint-Martin - Documents d’Accompagnement Version 15 octobre 2015

07 décembre 2015 - Extrait du programme de la liste Changez d’avenir L’EAU: NÉCESSAIRE À LA VIE, ENJEU DE DÉVELOPPEMENT ÉCONOMIQUE ET DE RÉÉQUILIBRAGE DU TERRITOIRE Parmi les multiples évolutions contenues dans la loi NOTRe, on en retiendra 2 : La loi instaure la possibilité pour le Conseil Régional de se voir attribuer, par décret, tout ou partie des missions d’animation et de concertation dans le domaine de la gestion et de la protection de la ressource en eau et des milieux aquatiques. Les compétences eau et assainissement devront être entièrement transférées des communes aux établissements publics de coopération intercommunale (EPCI) à fiscalité propre d’ici le 31 décembre 2017. Un Syndicat Mixte ouvert qui regroupe toutes les communes, les EPCI, le Département et la Région Rendre lisible l’action publique notamment au travers de la facture d’eau afin de mieux comprendre ce qu’elle sert à financer : production, distribution, protection des ressources, collecte, traitement des eaux usées et rejets des eaux usées traitées. Un programme d’investissements évalué à 700 millions d’euros sur 15 ans Le plan de modernisation des réseaux devra prendre en compte plusieurs phases : - Dans les 3 à 5 ans à venir, faire en sorte d’effacer les points noirs, afin qu’en tout lieu du territoire autorisé par le SAR et les PLU, les foyers disposent d’une eau en quantité nécessaire à leur besoin, une eau de qualité et en continue. L’évaluation n’est pas complètement arrêtée, mais l’estimation de 200 M€ est une bonne approche de la réalité du besoin. Ce volet consistera à s’attaquer aux points les plus critiques en renouvelant les réseaux de distribution, en réhabilitant les unités de production les plus anciennes et en mettant en œuvre des dispositifs de contrôle et de pilotage capables de pérenniser les ouvrages. Cette étape est nécessaire à la reconquête de la confiance perdue des usagers dans la capacité des pouvoirs publics à juguler des difficultés qui perdurent depuis des années.”

09 octobre 2015 - Guadeloupe 1ère :Le conflit de l 'eau qui oppose le SIAEG à la communauté d 'agglomération du Sud Basse-Terre..Le SIAEG réclamait à la CASBT le paiement d'une facture de près de 6 millions pour la vente d 'eau en gros aux communes de Capesterre Belle-Eau et des Saintes. Le Tribunal Administratif vient de débouter le SIAEG de sa demande de condamnation au motif qu'il n'existe aucun contrat entre les deux parties.”

13 novembre 2015 - France-Antilles Guadeloupe : Le Département adhère au syndicat unique de l'eau“Les élus du conseil départemental ont approuvé, en plénière, les statuts et la création du syndicat mixte « Eaux de Guadeloupe », ainsi que son adhésion à ce syndicat.”

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