Entr'Autres et Patrick Amoyel : les bateleurs de la déradicalisation

Les sénatrices Esther Benbassa et Catherine Troendlé publient un rapport pointant l'amateurisme et les dysfonctionnement d'organismes de prévention à la radicalisation. J'en ai personnellement fait l'expérience en assistant à deux déplorables journées de prévention à la radicalisation menées par Patrick Amoyel et l'association Entr'Autres, dans un lycée des Alpes-Maritimes.

Comment j’ai rencontré les Bouvard et Pécuchet de la déradicalisation.

Mardi 29 novembre 2016, je fus invité en tant que professeur à participer à une journée de formation intitulée « Processus de radicalisation : ressorts psychiques et idéologiques ». J’allais assister à une présentation à destination d’enseignants, de formateurs, d’animateurs, mais aussi de travailleurs sociaux et de représentants des forces de l’ordre. Celle-ci était placée sous la tutelle de la préfecture des Alpes-Maritimes. La réunion était dirigée par deux principaux intervenants qui distribuèrent en début de séance un dossier comprenant le programme de la journée ainsi que divers documents, cartes, graphiques et organigrammes illustrant le « processus de radicalisation ». A ma demande, l’ensemble des participants se sont présentés et nous avons pu faire la connaissance de Benjamin Erbibou, communicant formé à Sciences-Po et de Patrick Amoyel, qui se présenta comme directeur de Recherches, auxquels étaient adjointes deux étudiantes en psychologie ainsi qu’une représentante de la Préfecture des Alpes-Maritimes. Messieurs Erbibou et Amoyel intervenaient au titre de membres de l’association Entr’Autres, dont on comprendra par la suite qu’elle s’est faite une spécialité dans le domaine de la « déradicalisation ».

Djihadisme et djihad

Les deux intervenants insistèrent non sans une certaine arrogance – qui, je dois le dire, m’agaça d’emblée - sur la scientificité de leurs travaux et sur la rationalité de leur expérience, pourtant le déroulement de la journée allaient vite démontrer le contraire. Patrick Amoyel a souhaité ouvrir la séance par des définitions, celle de djihadisme, puis celle de djihad. Définir le djihadisme avant le djihad relève déjà d’un parti pris, à mon sens désastreux. Le mot « djihadisme » est tiré d’une typologie très « sciences-Po » - et très discutable - qui devrait sa paternité à Gilles Kepel, c’est du moins ainsi qu’il fut présenté par M. Amoyel[1]. Le terme arabe djihad, polysémique, se rattache quant à lui à une tradition musulmane ancienne désignant un très large prisme d’actions allant des efforts quotidiens pour se conduire avec droiture à ceux dispensés afin de choyer et nourrir les siens, jusqu’à ceux fournis afin de défendre sa foi là où elle est menacée. A mes yeux, c’est précisément l’extrême amplitude de sens du mot djihad qui rend le terme djihadisme non seulement inepte mais surtout connoté du point de vue de la perception de l’islam et des musulmans. Mais de cela, il ne sera point question car si monsieur Amoyel sait se montrer critique, ce ne sera pas à l’encontre d’autorités agréées. Au-delà des interprétations parfois byzantines autour de définition des termes, la vraie question reste celle du cadre posé par la définition de djihadisme comme déterminant celle de djihad. Autrement dit, dans le discours construit par M. Amoyel, chacun entend que, quel que soit la forme du djihad, s’y trouvent les ferments du djihadisme[2]. Pour le dire autrement, dans sa démonstration, Patrick Amoyel a construit un djihadisme consubstantiel au djihad. Des efforts considérables furent déployés par les deux intervenants, souvent au prix de distorsion prodigieuse avec le réel, afin de faire entrer le plus de musulmans possibles dans la catégorie des « djihadistes ». Se sentant légitimement blessés, des participants ont protesté face à ces assertions, en particulier lorsque M. Amoyel insistait pour dire que les musulmans étaient tenus de reconnaître l’appartenance à l’islam des auteurs des attentats en France. A l’inverse, j’ai pour ma part tendance à voir comme une attitude éminemment saine que la plupart des musulmans voient dans ces meurtriers des traitres à l’islam[3]. Il est surtout important selon moi de préciser que nulle sommation n’a à être imposée aux musulmans de s’exprimer sur des actes criminels auxquels ils sont étrangers.

Un encerclement djihadiste anxiogène

Une carte du djihadisme fut présentée grâce à laquelle, sous la forme d’amples taches jaunâtres cernant la vieille Europe, nous pouvions apprécier toute l’étendue du djihadisme international. Ancien étudiant en Géographie et lecteur attentif du géographe américain Mark Monmonnier[4], je sais combien il est facile de faire mentir les cartes. L’imposture consistait ici à rassembler sous l’étiquette « djihadistes » des organisations très distinctes allant du Hezbollah jusqu’à l’Etat Islamique en passant par al-Qaïda ou l’Emirat du Caucase. Autant d’organisations qui se distinguent tant par leurs origines que par leurs méthodes et leurs objectifs. On mesure l’effet visuel pervers créé par le regroupement de ces organisations dans un même ensemble cartographique, perversité en termes de perception du réel comme en termes de création de l’image d’un encerclement anxiogène. Après avoir convoqué la Géographie, monsieur Amoyel appela l’Histoire à la rescousse, non sans répéter à plusieurs reprises « Je suis historien » … pour mieux perpétuer une nouvelle série d’amalgames. Sur un modèle ressemblant ironiquement à celui du document composé par l’armée française lors de la bataille d’Alger afin de repérer la hiérarchie du FLN, un organigramme intitulé « Les pères du djihadisme » fut projeté. Celui-ci mêlait les portraits de personnalités aussi différentes que Hassan el-Banna, l’ayatollah Khomeiny ou Abou-Bakr al-Baghdadi. J’en conclus qu’au vu de la chronologie, les premiers pères du djihadisme, à l’instar de Monsieur Jourdain et de la prose, faisaient du djihadisme sans le savoir. Rien de sérieux ne peut sortir d’une méthodologie historique aussi confuse et génératrice de confusions. Pas plus qu’il ne peut sortir quoi que ce soit de sérieux du rappel que fit monsieur Amoyel du nom de l’organe de presse du FLN pendant la guerre d’indépendance algérienne : El-Moudjahid, dont l’étymologie est commune à celle de djihad. Et alors ? Que faut-il en conclure d’après lui ? Que toute expression revendicative arabe ou musulmane serait intrinsèquement djihadiste ? C’est la réponse que suggèrent les tortueuses déambulations historiques de M. Amoyel. Le djihad est aussi vieux que l’islam, son contenu évolue selon les périodes, les contextes et les personnes et comme toute chose il est inscrit dans un devenir. Le djihadisme est une catégorie typologique toute récente, qui plus est né dans ce que l’on appelle communément l’Occident … rien de plus. A la suite de tentatives brouillonnes destinées à définir une réalité qui échappe manifestement à des intervenants revendiquant de manière obsessionnelle une démarche « scientifique », nous fut imposée une maladroite leçon d’histoire de l’islam. L’insistance fut  lourde sur les épisodes violents et guerriers qui ont jalonné sa naissance et son développement. A ce stade de la réflexion, il est utile de rappeler deux choses : l’histoire de l’islam et des musulmans est en effet aussi faite de violences, mais elle n’est bien entendu pas faite que de violences[5]. En outre, les expressions de violences font partie de l’histoire de toute l’humanité, aucune civilisation ne faisant exception. Mais, au fond, là n’est pas l’essentiel. La vraie question est celle du sens même de cet exposé historique. Quel était son intérêt dans le cadre d’une journée consacrée à la radicalisation ? En quoi l’histoire de l’islam – singulièrement l’islam des origines – peut-elle aider qui que ce soit à comprendre les processus de radicalisation ? Il faut être clair : en rien, si ce n’est à alimenter le mythe de la guerre des civilisations qui, à force d’être nourri par cette démarche essentialiste et au fond anhistorique, finit par se transformer en prophétie auto-réalisatrice.

« Vous devez changer de logiciel.»

Tant M. Amoyel que M. Erbibou se sont bornés à ne présenter comme déterminants de la radicalisation que des facteurs culturels et religieux, faisant ainsi un problème non du terrorisme mais de l’islam et des musulmans en soi. A aucun moment, les facteurs sociaux ne furent abordés par eux. Des participants et moi-même avons largement relevé cette faille et avons rappelé que le profil des terroristes à l’origine des attentats qui ont eu lieu en France depuis le mois de janvier 2015 attestent non de pratiques religieuses strictes ni de la fréquentation assidue de mosquées mais bien de parcours associant délinquance, petit banditisme, frustrations sociales et absences de perspectives. Il me fut personnellement répondu que ce raisonnement n’était pas valable si l’on observe le profil des auteurs des attentats du 11 septembre 2001, surdiplômés, avocats ou médecins. On saisira ici l’ampleur du confusionnisme car, bien entendu, les attentats de septembre 2001 aux Etats-Unis n’ont rien à voir avec ceux de 2015-2016 en France, ni dans leur contexte, ni dans l’origine de leurs auteurs et de leurs commanditaires. A un jeune éducateur aussi expérimenté que lucide, il fut répondu dans une novlangue de communicant aussi pauvre que condescendante que, trop attaché aux déterminants sociaux, il fallait qu’il – je cite M. Erbibou – « change de logiciel ». Puisque tout est culturel et essentialisant pour nos Bouvard et Pécuchet de la déradicalisation, toute autre tentative de détermination fut rejetée. Y compris les facteurs psychiatriques. M. Amoyel, drapé dans une expérience psychiatrique que nous évoquerons plus loin, affirme que rien dans l’attitude des djihadistes ne relève de la folie. Sur quel savoir s’appuie-t-il ? D’où parle-t-il ? Nous n’en saurons rien. A rebours, ma propre expérience de l’opinion dans les pays du monde arabe m’indique que les actes terroristes perpétrés ces dernières années y sont perçus comme l’expression d’une folie occidentale. Grâce à M. Amoyel, la liste des appréciations historiques farfelues -toujours ponctuées par l’antienne « Je suis historien » -  s’est encore allongée telles que celle assimilant mellahs[6] du Maghreb et ghettos européens. M. Erbibou apporta sa contribution en affirmant la baisse des actes islamophobes en France, s’appuyant sur des statistiques non sourcées (lui-même exigeant en retour que ses interlocuteurs citent avec précisions les leurs). Ainsi, à peine un an après l’expédition punitive anti-musulmane du 25 décembre 2015 menée dans le quartier de la cité de l’Empereur d’Ajaccio[7], alors que l’on constate une augmentation des saccages de mosquées, alors qu’à Nice même, des dépouilles de sangliers ont été déposés devant un centre de prière, alors que des femmes voilées ou foulardées sont agressées verbalement et physiquement en pleine rue, et surtout quelques mois après que d’autres ont été verbalisées suite aux déplorables décrets anti-burkinis adoptés par des municipalités soutenues par un premier ministre et par la quasi-totalité de la classe politique, Benjamin Erbibou explique doctement que les actes islamophobes sont en diminution. Lorsque j’ai remis en cause cette allégation celui-ci a réclamé mes sources, ce à quoi j’ai répondu en citant les chiffres du CCIF[8] ainsi que le livre Islamophobie de Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed[9]. Plus tard dans la journée, M. Erbibou me reprochera véhémentement d’employer des chiffres d’un CCIF assimilé à une officine pro-salafiste. J’avoue m’être demandé d’où pouvaient bien tenir le refrain seriné depuis quelques temps autour d’une diminution des actes islamophobes en France. Je crois en avoir trouvé une source dans le livre Islamophobie : la contre-enquête[10] de Jean-Christophe Moreau et Isabelle Kersimon, cette dernière étant journaliste au très réactionnaire magazine Causeur. C’est toutefois insuffisant, il faut ajouter à ce document douteux la déclaration de Bernard Cazeneuve, alors ministre de l’Intérieur, se félicitant en mai 2016 que « 80% des actes antisémites et antimusulmans ont baissé au premier semestre de 2016 comparée au premier semestre de l'année 2015 »[11]. Sauf que … tout comme les bikinis des baigneuses, les statistiques laissent imaginer beaucoup de choses mais cachent l’essentiel. L’impressionnante explosion des actes islamophobes qui ont fait suite aux attentats de janvier 2015 explique une baisse arithmétique début 2016 mais exprime tout de même une tendance de fond. En outre une recrudescence des agressions islamophobes ont à nouveau fait suite à l’attentat de Nice, qui eut lieu après la déclaration de l’ex-ministre de l’Intérieur.

Une méthodologie scientifique en bleu-blanc-rouge.

Messieurs Amoyel et Erbibou présentèrent des graphiques grotesques, laissant entendre qu’une méthodologie scientifique avait été appliquée. Il n’en est évidemment rien, ce n’est pas parce que des catégories figurées par des sigles abscons[12] sont mentionnées que la science est au rendez-vous. Le code couleur du gradient de radicalisation de l’un de ces graphiques montre un très joli dégradé bleu, blanc … rouge … avant de sombrer dans le noir profond. Très sérieux travail en effet … Tout aussi sérieux est sans doute un autre graphique où un encadré « Revanche positive, réussite » apparait lui aussi sur fond tricolore … Le « patriotisme pour les nuls » en quelque sorte. On pourrait multiplier à l’envi les erreurs, approximations et autres points de vue présentés comme des conclusions scientifiques, pourtant, comme si cela ne suffisait pas, un autre problème pointe le bout de son nez. Tout au long de cette journée, M. Amoyel s’est tour à tour targué des titres de – je cite avec précision -  « chercheur », « psychiatre » et même d’« historien » ... M. Amoyel est certes psychanalyste, vice-président de la Société Méditerranéenne de Psychiatrie, Pédopsychiatrie, Psychologie Clinique, mais il n’est pas médecin psychiatre, il n’a produit aucun écrit[13], n’enseigne pas l’Histoire ni ne fait de recherches dans cette discipline. Pendant cette bien étrange réunion, je me suis soudain rappelé qu’il y a quelques années, je me trouvais à Hébron avec des amis palestiniens, au Tombeau des Patriarches. Au cours de la visite de la mosquée, ils me rappelèrent qu’en 1994, le médecin sioniste fanatique d’origine américaine Baruch Goldstein pénétra dans la salle de prière et tira au fusil mitrailleur sur les fidèles rassemblés, provoquant la mort de 29 personnes et en blessant plus d’une centaine. Aujourd’hui encore, la tombe de Baruch Goldstein fait l’objet de cérémonies commémoratives au cimetière de la colonie de Kiryat Arba. Ignorant les causalités socio-politiques et les facteurs qui, chez ce criminel, relevaient de la pathologie, quiconque serait allé chercher dans le Talmud ou la Torah des épisodes violents ou des appels à la guerre susceptibles d’orienter ce geste meurtrier en aurait trouvés, mais sa démarche aurait mérité - à juste titre - d’être qualifié d’antisémite. C’est pourtant cette même démarche essentialisante et pour tout dire islamophobe qu’adopte M. Amoyel en plaçant des fragments choisis de textes fondateurs de l’islam ou des autorités musulmanes médiévales au rang des facteurs déterminants du terrorisme. Qu’en dirait un psychiatre ?

« Il s’est intégré : il a fermé sa gueule et il est retourné travailler »

Le 12 décembre 2016, une seconde journée de formation menée par les mêmes intervenants fut consacrée à la laïcité. Celle-ci s’est ouverte par une virulente apostrophe de M. Amoyel à mon encontre qui crut bon de laisser accroire que je lui déniais le titre d’enseignant. J’ai immédiatement corrigé ses propos en précisant que je le savais enseignant et psychanalyste mais que des trois titres dont il s’était prévalus, à savoir chercheur, psychiatre et historien, tous étaient fictifs puisqu’il n’est pas médecin et qu’il ne produit aucun travail de recherche. Furieux, il m’a répondu qu’il avait reçu une « formation en médecine », ce qui ne fait évidemment pas de lui un médecin. Il m’a demandé ce que signifiait pour moi être historien et j’ai répondu que cela impliquait un travail de rédaction soit d’une thèse, soit tout au moins d’une production écrite. Me reprochant de m’être renseigné sur lui, M. Amoyel m’a accusé d’user de « méthodes fascistes » et d’être – je cite - « effrayant ». J’ignorais que la vérification des sources était une caractéristique de la méthodologie fasciste.

Histoire de finir cette journée en beauté, en guise de conclusion, M. Erbibou cita l’exemple d’un chauffeur de taxi d’origine italienne rencontré près de Colmar. Celui-ci lui raconta combien il avait souffert de harcèlement raciste de la part de son employeur, il s’en était alors plaint à sa mère qui lui conseilla de serrer les dents et de continuer à travailler. M. Erbibou tira une morale de cette anecdote : « Eh bien voilà, il s’est intégré : il a fermé sa gueule et il est retourné travailler ». Tout est dit : une intégration en forme de soumission …

 

Julien Lacassagne, Nice

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

[1] En réalité, cette « paternité » n’est pas explicitement revendiquée par Gilles Kepel. La référence au célèbre politologue semble avoir eu surtout pour but de donner une légitimité au discours servi au cours de cette journée (en d’autres termes : en mettre plein les yeux). On peut d’ailleurs s’en étonner tant les pronostics de déclin de l’islamisme par Kepel ne plaide pas en faveur de sa fiabilité. Voir Gilles Kepel, Expansion et déclin de l’islamisme, Gallimard 2000.

[2] Du point de vue formel, on remarquera que Stéphane Courtois dans son Livre Noir du Communisme, édité chez Laffont en 1997, se livrait déjà à ce type de déformation intellectuelle en présentant le stalinisme comme étant en germes chez Marx.

[3] En 2015, Emmanuel Todd s’interrogeait avec justesse : « Comment expliquer calmement, en prenant le temps de la démonstration, que l’urgence, pour la société française, n’était pas en 2015, une réflexion sur l’islam mais une analyse de son blocage global ? Comment faire comprendre que les frères Kouachi et Amedy Coulibaly étaient bien des Français, des produits de la société française, et que le recours aux symboles de l’islam ne fait pas nécessairement de celui qui les utilise un véritable musulman ?», E. Todd, Qui est Charlie ? P. 15, Seuil 2015.

[4] Mark Monmonnier, How to lie with maps, University of Chicago Press 1996.

[5] Lire à ce sujet Michel Onfray : Penser l’islam sans le connaître, Julien Lacassagne, blog du Club Médiapart : https://blogs.mediapart.fr/julien-lacassagne/blog/290316/michel-onfray-penser-l-islam-sans-le-connaitre.

[6] Quartiers juifs mais non exclusifs et non fermés, contrairement aux ghettos européens, des villes du Maghreb.

[7] Au cours de laquelle une mosquée et un restaurant kebab furent dévastés aux cris de « On est chez nous ! » et « Arabi fora ! » (« Les Arabes, dehors ! »)

[8] Collectif Contre l'Islamophobie en France.

[9] Abdellali Hajjat et Marwan Mohammed, Islamophobie, La Découverte 2013, réed. 2016.

[10] Isabelle Kersimon et Jean-Christophe Moreau Islamophobie : la contre-enquête, Plein jour 2014.

Lire à ce sujet l’article d’Abdellali Hajjat, Statistiques de l’islamophobie : misère du journalisme mensonger, Blog du Club Médiapart, 26 février 2015 : https://blogs.mediapart.fr/abdellali-hajjat/blog/260215/statistiques-de-lislamophobie-misere-du-journalisme-mensonger

[11] Déclaration de Bernard Cazeneuve au cours de la conférence des Amis du CRIF du 9 mai 2016.

[12] Je cite pour l’amusement les sigles RS, RC, RP et S2A, S1 et S2b avec lesquels jonglaient les intervenants au point que plus personne de ne savaient de quoi ils parlaient, pas même eux sans doute.

[13] Dans un portrait au vitriol publié par Libération, on peut lire qu’« Amoyel paye avant tout son absence de production écrite », Sylvain Mouillard, Patrick Amoyel, un choix controversé, Libération, 12 septembre 2016.

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