Les parts d’ombre de la géographie française

En 1959, Louis Malle adaptait au cinéma "Zazie dans le métro". Au cours du dîner, l'oncle Gabriel, interprété par Philippe Noiret, interroge sa nièce : - Gabriel : "Mais alors … Pourquoi qu’tu veux l’être institutrice ?" - Zazie : "Pour faire chier les mômes !" Mais « Pour quoi qu'elle est faite la géographie ? » ...

Zazie dans le métro, Louis Malle, 1959. The cinema museum, London © The cinema museum, London Zazie dans le métro, Louis Malle, 1959. The cinema museum, London © The cinema museum, London
« Et balaie-moi tous les obscurcisseurs, tous les inventeurs de subterfuges, tous les charlatans mystificateurs, tous les manieurs de charabia. »

Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950

La généalogie de la géographie française est intimement liée à la constitution de l’appareil d’Etat, singulièrement à partir de la IIIème République. Faussement neutre, elle fut un excellent instrument idéologique au service de la construction nationale. Elle fut aussi un outil de légitimation scientifique au service des conquêtes coloniales comme à celui du soutien public aux investissements privés sous couvert d’aménagement du territoire. Les géographes se sont souvent montrés experts dans l’art de s’insérer dans les rouages bureaucratiques, de délégations ministérielles en collectivités territoriales, quelles que furent leurs convictions politiques. Obscure, jargonneuse et rendue peu cohérente à force d’opportunismes, la géographie française gagnerait à faire son état des lieux. J’insiste volontairement sur les aspérités de son histoire afin de rassurer tous ceux que la géographie a toujours ennuyé.

En 1959, Louis Malle adaptait au cinéma le roman de Raymond Queneau Zazie dans le métro. Au cours du diner, Gabriel, l'oncle de Zazie interprété par Philippe Noiret, interroge sa nièce :

- Gabriel : Mais alors … Pourquoi qu’tu veux l’être institutrice ?

- Zazie : Pour faire chier les mômes !

Il suffit au professeur d’observer l’effet de l’annonce du chapitre de géographie sur les visages de ses élèves pour qu'il se demande « A quoi sert la géographie ? » et pense à Zazie. La fraternité naît souvent de l’effort collectif pour surmonter une épreuve. Ce n’est plus un professeur qui marche avec nonchalance dans la salle de classe, c’est le général Patton qui passe ses troupes en revue : « Soldats, nous avons dit que nous aborderons le nouveau chapitre de géographie, et c’est ce que nous allons faire. C’est notre fardeau, nous sommes fiers de le porter ! ». En 1976, Yves Lacoste eut peu de peine à convaincre ses lecteurs en décrivant la géographie comme : « Une discipline embêtante mais somme toute bonnasse, car comme chacun sait, "en géo, il n’y a rien à comprendre, mais il faut de la mémoire "»[1]. Un rapide coup d’œil sur l’histoire de la géographie permet de saisir les circonvolutions d’une discipline en quête de sens.

Regard vers l’Allemagne.

Les géographes aiment à rappeler qu’Emmanuel Kant enseignait la géographie à l’université de Königsberg. Le prestige du philosophe prussien offre une légitimité à une discipline toujours anxieuse de s’en trouver une : « Il est des nôtres ! », en somme. Les cours et les publications d’Emmanuel Kant étaient en réalité très diversifiés, allant des mathématiques à la physique en passant par la théologie naturelle, l’anthropologie, l’histoire et … la géographie. Rien qui, au fond, ne fasse vraiment de lui un « collègue », mais il est vrai que les savoirs n’étaient pas aussi cloisonnés qu’aujourd’hui. L’Ecole géographique allemande a profondément influencé les géographes français. Sous l’impulsion de Wilhelm von Humboldt (1767-1835), ministre de l’éducation et fondateur de l’université de Berlin, les universités prussiennes devinrent des centres de la construction des savoirs en Europe. Son frère, Alexander von Humboldt (1769-1859) ainsi que Carl Ritter (1779-1859) furent les pionniers de la géographie allemande. Carl Ritter (1779-1859) fut le fondateur de la géographie allemande dite « moderne ». Dans sa Géographie générale comparée, conçue de 1817 jusqu’à sa mort, il écrit en introduction : « Nous étudierons ainsi tous les rapports essentiels dans lesquels les peuples sont placés sur le globe de la Terre : ces rapports nous conduirons à reconnaître toutes les directions dans lesquelles ils marchent à leur développement sous l’influence fatale de la nature »[2]. La géographie physique et les déterminations naturelles jouèrent donc un rôle important pour Ritter. Friedrich Ratzel (1844-1904) appartenait quant à lui à une nouvelle génération. Tout comme Humboldt, il s’est familiarisé avec la biologie. Il étudia la zoologie à Heidelberg, Iéna et Berlin et fut directement influencé par le darwinisme[3]. Cette formation le conduisit à effectuer des comparaisons entre les Etats et les organismes vivants. Il n’exagéra cependant pas l’importance des facteurs biologique dans l’organisation des sociétés humaines, tout au moins chez les peuples « évolués » (Kulturvölker) qu’il opposait aux peuples primitifs (Naturvölker). Sa conception de la société était pour le moins rigide : « L’Etat humain le plus parfait (…) est celui dont les citoyens trouvent le plus librement leur autonomie en se mettant à son service » écrit-il dans sa Géographie politique[4] publiée en 1897. L’attachement au sol, d’ordre psychologique et obtenu par le labeur, était pour lui un élément majeur dans la constitution de l’Etat. Influencé par Ratzel, Karl Haushofer (1869-1946) fut le concepteur de la notion de Lebensraum employée et intégrée dans Mein Kampf et dans le corpus idéologique nazi, bien que lui-même ne fut pas membre du NSDAP et s’en tint à distance. 

Le patriotisme : ultime refuge pour un géographe[5].

Indispensable dans un pays tardivement unifié, l’enseignement de la géographie auprès des écoliers allemands fit de la discipline une Heimatskunde, discipline du chez soi. Une géographie aux accents naturalistes se constitua, cherchant à fournir un crédit scientifique aux interrogations portant sur les limites du territoire allemand. Se développa ainsi l’étude des paysages agraires comme identifiant des peuples qui les ont modelés. August Meitzen crut repérer les traces des Germains, des Celtes, des Romains ou des Slaves dans les campagnes européennes et Schlüter, en 1897, publia un article sur l’étude du Landschaft. Les rapports furent étroits entre l’école française de géographie et l’Allemagne. Fils de pasteur, Elisée Reclus étudia à Coblence dans un établissement tenu par les frères moraves et c’est à Berlin, où il se forma à la théologie protestante qu’il découvrit la géographie grâce à Carl Ritter.  Le jeune Paul Vidal de la Blache (1845-1918) fut lui aussi influencé par la géographie de Ritter dont il lit l’ouvrage sur la Turquie lors de la préparation de sa thèse entre 1867 et 1870. Il se montra également attentif aux publications de Humboldt et de Ratzel. Après la défaite de 1870, les rapports de la France à l’égard de l’Allemagne se construisirent sur la base d’un sentiment d’humiliation doublé d’admiration. Au fond, c’est avec peu d’originalité que la géographie française grandit sous l’aile de sa consœur allemande tout en se forgeant des outils en vue de la construction nationale, de la revanche et du retour de l’Alsace-Lorraine. Modèle du mandarin et du géographe de cabinet, opportuniste et conservateur, Vidal de la Blache semble cumuler les caractéristiques qui vont durablement marquer de leur empreinte la géographie française. Versaillais puis serviteur zélé de la IIIème République, lié à Jules Simon et à Jules Ferry, prenant soin de ne prendre aucun parti pendant l’affaire Dreyfus, il fut l’incarnation d’une profonde frilosité intellectuelle. Directeur de publication pour Armand Colin, il diffusa une multitude de cartes « Vidal-la Blache » qui, une fois épinglées sur les murs des salles de classes des écoles de France – lui assurant au passage de confortables revenus sur un marché publique dont il avait le monopole – insufflaient aux écoliers et à leurs enseignants un sentiment d’appartenance à la patrie, un esprit revanchard à la vue des deux taches endeuillées recouvrant l’Alsace et la Lorraine et enfin  la fierté qu’inspire à ceux qui n’ont rien l’assurance que leur pays possède un empire colonial étendu. En 1903 fut publié le Tableau régional de la France, introduction à L’Histoire de France du maître de l’Histoire officielle Ernest Lavisse. Quasi-unique référence dans le domaine scolaire, la géographie vidalienne et l’histoire lavissienne ont littéralement construit la nation et le patriotisme français. Au-delà des défauts de la géographie vidalienne, il faut surtout souligner la manière dont elle a littéralement fossilisé la géographie, s’imposant durablement à travers les émules du maître : son propre gendre Emmanuel de Martonne et Albert Demangeon.

Les chiens de garde du colonialisme

« (…) leur très aléatoire bonne foi subjective est sans rapport avec la portée objective et sociale de la mauvaise besogne qu’ils font de chiens de garde du colonialisme. »

Aimé Césaire, Discours sur le colonialisme, 1950

La conquête coloniale fut l’autre matrice de la géographie française. Même Elisée Reclus, un peu vite décrit en libertaire anti-vidalien, justifia à sa manière la colonisation. Dans sa Nouvelle Géographie Universelle, il se montra indulgent envers l’entreprise coloniale en Algérie, la décrivant comme une colonie de peuplement qu’il distinguait des colonies d’exploitation. Il y vit sans doute également une terre de refuge et une consolation pour les rescapés de la répression de la Commune de Paris. En revanche, le sort des populations arabes et kabyles lui échappa. Avec prudence, il écrit : « Prise dans son ensemble, l’œuvre de la nation conquérante, mélangée de bien et de mal et très complexe dans ses effets comme toutes les œuvres humaines, n’a pas eu pour résultante générale la diminution ou l’abaissement des indigènes »[6]. Une authentique libertaire, non géographe mais surtout moins versée dans les abstractions, sa contemporaine Louise Michel, avait un autre regard. Non seulement elle visita l’Algérie mais elle avait côtoyé des combattants kabyles, ses codétenus en Nouvelle-Calédonie. Dans ses mémoires, elle raconte l’arrivée des « Arabes » déportés sur la presqu’île de Ducos, en décembre 1873. « Un matin, dans les premiers temps de la déportation, nous vîmes arriver dans leurs grands burnous blancs, des Arabes déportés pour s’être, eux aussi, soulevés contre l’oppression. Ces orientaux, emprisonnés loin de leurs tentes et de leurs troupeaux, étaient simples et bons et d’une grande justice. »[7] En 1950, dans son Discours sur le colonialisme, Césaire eut en particulier en ligne de mire le célèbre géographe Pierre Gourou : « - De Gourou, son livre : Les pays tropicaux, où, parmi des vues justes, la thèse fondamentale s’exprime partiale, irrecevable, qu’il n’y a jamais eu de grande civilisation tropicale, qu’il n’y a eu de civilisation grande que de climat tempéré, que, dans tout pays tropical, le germe de la civilisation vient et ne peut venir que d’un ailleurs extra-tropical et que sur les pays tropicaux pèse, à défaut de la malédiction biologique des racistes, du moins, et avec les mêmes conséquences, une non moins malédiction géographique. ». Césaire se référait au livre de Pierre Gourou, publié en 1947, onze ans après sa thèse et imprégné de clichés coloniaux. On pourra répliquer qu’il s’agit là de l’esprit du temps auquel Gourou n’a pas échappé, et c’est sans doute vrai. Pour autant Césaire appartient au même siècle que Pierre Gourou. Mais surtout, dès le XIXème, Gustave Flaubert si habile à percevoir la bêtise sous le vernis de l’érudition scientiste avait déjà tourné en ridicule les stéréotypes colportés par la géographie. Dans Un cœur simple, il décrivait avec une féroce ironie l’ouvrage offert par le gestionnaire des propriétés de Madame Aubain à ses enfants : « Pour instruire les enfants d'une manière agréable, il leur fit cadeau d'une géographie en estampes. Elles représentaient différentes scènes du monde, des anthropophages coiffés de plumes, un singe enlevant une demoiselle, des Bédouins dans le désert, une baleine qu'on harponnait, etc. Paul donna l'explication de ces gravures à Félicité. Ce fut même toute son éducation littéraire. »[8]

A l’ombre de Vichy

La plupart des ouvrages portant sur l’histoire de la géographie française aborde brièvement, voire pas du tout, la période de Vichy. Dans son petit livre Histoire de la géographie[9], Paul Claval passe directement de la description des travaux de géographie régionale dans les années 30 à la « nouvelle géographie » des années 50. Un saut chronologique identique est effectué dans son Histoire de la géographie française : de 1870 à nos jours[10]. De même, dans Qu’est-ce que la géographie ? , vade-mecum régulièrement réédité que connait tout étudiant et professeur d’histoire et de géographie - Jacques Scheibling ne fait jamais mention des rapports de la géographie française avec Vichy. Il expédie la période en une demi-ligne : « Après la parenthèse vichyssoise, on en revient à la réforme de Jean Zay (…) »[11]. Les influences maurassiennes et les obsessions ruralistes de la géographie vidalienne s’accordaient pourtant parfaitement tant avec la IIIème République qu’avec le régime de Vichy[12]. Chez ces deux universitaires, il y a un hiatus recouvrant les années d’occupation et la place qu’y prirent les géographes français. C’est pourtant sous Vichy qu’à force de fréquentations des commissariats et des ministères, ceux-ci obtinrent la création de la licence puis de l’agrégation de géographie. La remarquable contribution d’Olivier Dumoulin A l’aune de Vichy, la naissance de l’agrégation de géographie[13] datant de 1993 ainsi que le très instructif article de Jean-Pierre Chevalier Education géographique et Révolution nationale. La géographie scolaire au temps de Vichy, publié dans la revue Histoire de l’éducation en 2007 permettent d’en savoir davantage. La politique d’éducation sous Vichy a placé la géographie dans une position centrale. Emmanuel de Martonne dépensa une considérable énergie afin de défendre sa discipline et d’étendre son enseignement dans le secondaire en l’émancipant de celui de l’histoire. En 1941, à l’instigation de de Martonne, cinq professeurs volontaires agrégés de lycées parisiens, parmi lesquels figuraient Jean Dresch (qui rejoindra bientôt la Résistance) et Pierre George, expérimentèrent l’enseignement séparé de la géographie, préparant la création de l’agrégation de géographie. Les finalités patriotiques de la discipline ne se différenciaient nullement de celles que lui assignait la IIIème République. Ainsi, à la sortie du primaire « (…) L’enseignement de la géographie aura finalement rejoint la constante leçon de patriotisme que lui auront données ses études d’histoire, de morale et de langue française » proclame une instruction de 1942[14]. Les horaires de géographie augmentèrent considérablement entre 1938 et 1943 pour atteindre une part égale à ceux d’histoire. Sous Vichy, la géographie occupa une place privilégiée au sein de l’Education Générale et Sportive, associant étude « concrète » des pays de France et exercice physique. Emmanuel de Martonne savait vanter les mérites des sorties géographiques qui coïncidaient avec la perception que la Révolution Nationale avait de la jeunesse. Pour reprendre les mots d’un inspecteur général soucieux de combiner l’augmentation des horaires d’exercice physique avec ceux de géographie : « La géographie doit jouer son rôle dans la formation des jeunes hommes »[15]. La géographie fut une discipline choyée par Vichy. Ainsi le décret du 28 avril 1941 créa une licence de géographie. Emmanuel de Martonne participa activement à son rayonnement au cours de ces années. Multipliant les interventions auprès d’Abel Bonnard, ministre de l’Education nationale et de la jeunesse dans le gouvernement Laval, il finit par obtenir en 1943 l’institution de l’agrégation de géographie séparée de l’agrégation d’histoire[16]. Hors des cadres scolaire et universitaire, la géographie et les géographes surent également s’insérer dans de nouvelles structures d’Etat. En 1941 fut créée une Délégation à l’Equipement National (DGEN)[17], premier instrument de planification de l’économie par l’Etat. Dès sa création, y fut constituée une instance chargée de dresser un tableau de la géographie industrielle de la France dans la perspective d’une décentralisation de l’industrie. Gabriel Dessus[18], qui prit la tête de ce projet, employa alors Pierre George – qui avait adhéré au parti communiste en 1936 - comme collaborateur, ainsi que Jacques Weuleresse, lui aussi géographe[19]. La DGEN prévoyait un plan de reconstruction sur dix ans sans nationalisations, sa vocation étant celle d’être une structure de stimulation étatique et de financement des investissements privés. Le géographe Jean-François Gravier, promoteur de la décentralisation et célébré jusqu’à nos jours pour son livre Paris et le désert français, publié en 1947, était sensible tant au provincialisme qu’au volontarisme de l’Etat vichyste. En 1942, il publia Régions et Nations où il prônait une reconstruction territoriale s’appuyant sur les « groupements naturels » en pays et sur les provinces. Au sujet de la démocratie, Gravier se fit volontiers plus papiste que le Pape et plus maréchaliste que le maréchal lorsqu’il écrivait : « La démocratie parlementaire dont Pie IX dans le Syllabus a flétri l'idéologie sous le nom de libéralisme et dont le maréchal Pétain a flétri la morale sous le nom d'individualisme, tendait en France à la destruction de la structure française et de ses groupements naturels sous le poids des intérêts particuliers et immédiats. »[20].

La géographie française ne fut donc pas toujours une discipline turbulente menée par des indisciplinés dont l’engagement fut soutenu par un rapport au « concret ». Sa prétention à la scientificité tient à bien des égards du leurre et se heurte à une histoire qui n’exclut jamais une partialité pour le moins douteuse. Cette appréciation ne condamne pas à jamais cette discipline. Disons simplement qu’elle gagnerait à se mettre à l’écoute d’Antonio Gramsci, pour qui « Il faut avoir une parfaite conscience de ses propres limites, surtout si on veut les élargir. »[21]

 

[1] Yves Lacoste, La géographie, ça sert d’abord à faire la guerre, Maspero 1976

[2] Cité par Paul Claval, Histoire de la géographie, QSJ ? PUF, 2004, rééd.

[3] Charles Darwin publie L’Origine des espèces en 1859.

[4] Friedrich Ratzel, Géographie politique, traduction française de Pierre Rusch, Editions régionales européennes, Economica, 1988.

[5] “Patriotism is the last refuge for a scoundrel”, Samuel Johnson (1709-1884)

[6] Elisée Reclus, Nouvelle Géographie Universelle, T. XI, p. 296, 1886.

[7] Louise Michel, Mémoires, 1886, rééd. La Découverte, 2002.

[8] Gustave Flaubert, Un cœur simple, in Trois Contes, 1877.

[9] Paul Claval, Histoire de la géographie, QSJ ? PUF, 2004, réed.

[10] Paul Claval, Histoire de la géographie française : de 1870 à nos jours, Nathan, 1998.

[11] Jacques Scheibling, Qu’est-ce que la géographie ? Hachette, coll. Carré-Géographie, 2011, réed. P. 37

[12] Les campagnes françaises constituaient la base politique sur laquelle s’appuyaient tant le Parti Radical et la IIIème République que le régime de Vichy. Ce qui explique en partie l’aisance avec laquelle le personnel politique français de l’époque est passé de l’un à l’autre.

[13] In Les facs sous Vichy. Etudiants, universitaires et universités de France pendant la seconde guerre mondiale. Colloque des universités de Clermont-Ferrand et de Strasbourg, novembre 1993. Publication de l’université Blaise Pascal, Clermont-Ferrand, 1999.

[14] Instructions du 5 mars 1942, partie V : Géographie, citées par Jean-Pierre Chevalier in Education géographique et Révolution nationale. La géographie scolaire au temps de Vichy, Histoire de l’éducation, 2007.

[15] Henri Boucau, cité par Jean-Pierre Chevalier, Ibid.

[16] Arrêté du 28 septembre 1943.

[17] Loi du 23 février 1941.

[18] Directeur de la Compagnie parisienne de distribution de l’électricité.

[19] Les travaux de cette commission furent publiés après la guerre in Gabriel Dessus, Pierre George, Jacques Weuleresse, Matériaux pour une géographie volontaire de l’industrie française, Cahiers de la fondation Nationale des Sciences Politiques, N° 7, A. Colin, 1949. Compte-rendu par Paul Guiot, Revue de géographie de Lyon, vol. 25, N°2, 1950.

[20]  Jean-François Gravier, Le respect de la personne humaine, in Idées, 1941

[21] Antonio Gramsci, Cahiers de Prison, 1947

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