Vent de panique. Air mauvais, tiédasse, qui sent la cliche et les suées froides. C'est que la vie politique a ses moments fiévreux, quand il faut repasser par le maudit guichet des élections. La poisse démocratique. Comment tromper encore des électeurs si souvent bernés ?
Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
Vent de panique. Air mauvais, tiédasse, qui sent la cliche et les suées froides. C'est que la vie politique a ses moments fiévreux, quand il faut repasser par le maudit guichet des élections. La poisse démocratique. Comment tromper encore des électeurs si souvent bernés ? Comment pousser jusqu'aux urnes ces veaux qui rechignent, hérissés par l'odeur putride des promesses décomposées ? C'est qu'on attire pas les mouches avec du vinaigre. Alors, pour sauver sa chemise il faut la mouiller un peu ! Sale boulot. À force d'accommodements entre amis, d'intrigues canailles et de politique droitière, on en a presque oublié son bréviaire de gauche. On a beau racler les fonds de tiroir d'une foi encore vaguement rosâtre, l'air du cantique sonne faux. Récite, ma sœur Anne la patenôtre révolutionnaire, abjure le démon Valls que tu as si souvent caressé. Sœur Martine, repeins en rose les ruines du ps, renie Macron sur l'autel de la sainte trouille de la défaite. Tandis que frère Jean-Christophe hisse les fanions d'une kermesse à la gloire des bienheureux de l'union de la gauche, le père supérieur François reçoit sans trop broncher les flagellations cathartiques d'un syndicaliste placé sur son chemin de croix. On lui avait pourtant assuré qu'ils avaient tous crevé. Et dans tous les prêches d'une presse paroissienne, on agite la peur du diable blond à la chemine brune pour admonester les brebis après les avoir égarées. Mais ça va mal, ça va mal. Nul ne croit plus au miracle. On blêmit. Car ce n'est pas vin de messe qu'on tirera des raisins trop mûrs de la colère.
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