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Billet de blog 27 octobre 2015

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La banalisation d'Adolf

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Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Au rayon des criminels bankable, de ceux qui rapporteront du gros flouze aux nez creux osant investir sur une marque un peu décalée mais hyper tendance : Adolf. Adolf c'est du cash qui tombe en manne providentielle par la vente de produits dérivés. Le petit bonhomme au prénom désuet, à la moustache en foufoune taillée ticket-de-métro, à l'uniforme ridicule mais très hype pour les bals costumés chez windsor, s'emporte pour un rien et trépigne parce que la production de cendre et de vrais cheveux à faire du feutre traîne un peu du côté de la Pologne. Quand on presse sur sa tête il lève le bras droit, éructe deux mots dans une langue incompréhensible : Juden raus ! Pas méchant pour de vrai, juste influençable : quand un mufti sanguinaire lui demande de brûler tous les Juifs qu'il voulait juste déporter pour que ces parasites s'éloignent un peu : il le fait ! À force de pas manger de viande, ça lui a ramolli le testicule. Influençable, mais efficace. Même si le boulot n'a pas été fini et qu'il reste, dans les coins paumés, quelques Tziganes qui crament les bagnoles des braves gens. Et un artiste ! Un bouquet de fleurs signé Adolf, c'est aussi moche mais plus classieux qu'une aquarelle de la place du Tertre. La réédition du bouquin d'Adolf sera le best-seller de l'année 2016. Le volume fera très chic dans la bibliothèque du bon dentiste, entre « 50 nuances de racisme » et le « catalogue raisonné des gégènes et corvées de bois ». Mais ça n'a rien à voir avec le commerce. C'est de l'Histoire.

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