Partie III : le Marché des Autres Titres Financiers.

Faut-il interdire l’accès de tous les Marchés Financiers à la Haute Finance ?

RAPPEL.

Suite à l’article de F. LORDON, publié par LE MONDE DIPLOMATIQUE (LMD) en février 2010, intitulé « Faut-il interdire la Bourse ? », nous avons décidé d’apporter notre contribution à ce lâcher de ballon (réussi) dans le paysage médiatique français.

Pour élever le débat, nous posons une question bien plus vaste : « Faut-il interdire l’accès de tous les Marchés Financiers à la Haute Finance ? ».

Après un premier article, intitulé : « Partie I : chiffrage des Marchés Financiers à fin 2009 », nous avions chiffré l’ensemble des marchés financiers à plus de 20.000 milliards d’euros à fin 2009 et nous avions relevé que la Bourse était finalement le marché financier le plus petit, mais le plus commenté.

Le deuxième article, intitulé : « Partie II : la Bourse », nous a permis de relever quatre anomales flagrantes :

  1. Chaque jour, la Haute Finance brasse plus de deux cents milliards d’euros sur l’ensemble des places boursières de la zone euro en « remuant » sans cesse un stock d’actions existantes.
  2. Sur une seule année, la fluctuation des cours peut conduire à valoriser ou à dévaloriser l’ensemble des actions de plus de 3.000 milliards d’euros mais, à peu de choses près, les mêmes entreprises sont toujours là, avec les mêmes outils de recherche, de production, de vente et de distribution des mêmes produits et services.
  3. En tout cas, si quelque chose change pour une entreprise bien précise, ce n’est pas grâce à la Bourse mais à cause de la Bourse car, pour lever des capitaux ultérieurement, cette entreprise est obligée d’offrir des dividendes élevés, et donc de sélectionner des investissements très rentables. Sélectionner les projets d’investissement les plus rentables, cela veut dire « rejeter » tous ceux qui n’offrent pas des retours sur investissement de plus de quinze pour-cent (15%) chaque année. De cette manière, la Haute Finance nous prive d’investissements normaux, rentables et sûrs, et donc elle nous prive d’emplois et de salaires valorisants sur le sol national, délocalisations obligent.
  4. Bien sûr, il y a des augmentations de capital en Bourse mais, d’une part, elles sont faibles (moins de 150 MD€ en deux ans) et, d’autre part, c’est la Haute Finance qui a capté plus des deux tiers de ces émissions nouvelles.

La partie III va donc s’intéresser au Marché des Autres Titres Financiers (autres que des actions).

D’un seul coup, nous changeons d’échelle (ce marché financier est de trois à quatre fois supérieur à la Bourse), et nous entrons dans le monde du silence (personne n’en parle jamais).

Pour les lecteurs de MEDIAPART, interessés par ce genre de recherches, la suite de ce billet est visible sur ALTER-EUROPA:

http://groups.google.com/group/alter-europa/web/partie-iii-le-march-des-autres-titres-financiers

JUNON Moneta

ALTER-EUROPA

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