LA MACHINE INFERNALE QUI TUE LA DEMOCRATIE...
Le sauvetage de la Haute Finance en Europe mérite un développement "à plusieurs tiroirs".
Mais, avant de révéler le coût de ce sauvetage sur sept ans (2008-2014 inclusivement), il est imporant de démonter toute la mécanique qui est mise en place par la Haute Finance pour "faire payer" les peuples et mettre en place une vaste offensive de culpabilisation visant à détruire leurs droits les plus essentiels.
C'est l'objet de cette PARTIE I : La Machine infernale qui tue la Démocratie.
Nous développerons le thème de : PARTIE II : Création de la Monnaie, ce que la Bible Néolibérale ne nous dit pas.
Nous chiffrerons (par des graphiques simples) toute la mécanique de portage des pertes de la Haute Finance par les populations dans la
PARTIE III : Ce que la Haute Finance a déjà coûté aux Européens (graphiques 2008-2014).
Nous hiffreons aussi ce que la Haute Finance nous prépare involontairement en prenant des risques encore plus grands dans la
PARTIE IV : Le Marché des Produits Dérivés, le volcan le plus menaçant de la Planète.
Nous terminerons sur une PARTIE V : Les décisions les plus urgentes à "faire mettre en place" avant le Tsunami des Dettes de la Haute Finance.
PARTIE I : La machine infernale qui tue la Démocratie.
Sans même que nous le sachions, l’Union Européenne et le Système Européen des Banques Centrales, chapeauté par la BCE, continuent à puiser dans nos Finances Publiques, six ans après le déclenchement de la Grande Crise des Prêts-Subprime, « la crise américaine » dont ils sont victimes », nous disent-ils.
Typique : l’ennemi et le spoliateur sont toujours des étrangers.
L’objet de ces billets est de chiffrer le coût de cette crise au sein de l’Union Européenne mais aussi d’éveiller la conscience démocratique face aux risques gigantesques qui pèsent sur notre Démocratie mais aussi sur notre Civilisation.
Le système actuel balaie tout risque d’ingérence démocratique.
En toute quiétude, la Haute Finance travaille sur le terrain institutionnel pour se protéger contre toute ingérence démocratique sur le plan européen :
- Création de l’Autorité Bancaire Européenne le 1/01/2011 avec son siège à Londres : la première décision de cette instance fut de confier la supervision des banques à la BCE, la banque des banques : le milieu bancaire et les contrôles sont donc « sous parfait contrôle » ;
- Création de l'Autorité Européenne des Assurances et des Pensions Professionnelles le 1/01/2011, avec son siège à Francfort-sur-Main : un immense lobbying institutionnalisé soucieux d’échapper à de nouvelles règles fiscales sur leurs immenses « réserves techniques d’assurance » (7.000 milliards d’euros, pour la seule zone euro, à fin 2014) ;
- Création de l'Autorité Européenne des Marchés Financiers le 1/01/2011, avec son siègeà Paris : il est dirigé par un Conseil des Superviseurs, des hauts fonctionnaires-techniciens au service de la Haute Finance pour étouffer les scandales de plus en plus nombreux constatés sur tous les marchés.
- Bien entendu, les principaux acteurs de ces malversations laissent une « petite » place à un représentant de l'Autorité Bancaire Européenne, à un représentant de l'Autorité Européenne des Assurances et des Pensions Professionnelles et à un représentant du Système Européen de Supervision Financière.
La Haute Finance est partout.
Excellent système d’autoprotection pour les fraudeurs !
Or, toutes ces instances sont de véritables organes de « décision parlementaire » puisque le Parlement Européen leur a accordé les pouvoirs pour « réglementer » le secteur financier, pour « recommander » les lois et décrets supranationaux les plus étendus sans aucun contre-pouvoir démocratique au plan national, mais aussi pour contrôler tous les recoins du secteur financier.
Car le but est clair : il faut que les peuples paient.
Nos Etats ont été autorisés à renflouer les banques et les groupes d’assurances sur leurs propres deniers, ou en engageant l’avenir des peuples en les mettant presque tous dans la zone rouge d’un endettement national proche ou supérieur à 100% : c’est ce que nous allons montrer avec des graphiques clairs.
Cette zone rouge a été rapidement franchie (en moins de six ans) : en effet, la Dette Publique des Administrations en Zone Euro (Administrations Centrales, Fédérales, locales et Sécurité Sociale) est passée de 66,4% du PIB à fin 2007 à 90,7% à fin 2013 pour l’ensemble de la Zone. Elle dépassera les 100% à fin 2015.
Parallèlement, la « machine de guerre » des lobbies travaille en permanence sur le terrain politique pour endetter de plus en plus tous les citoyens européens, qu’ils soient au berceau ou presque dans le cercueil :
- Création de l’Union Bancaire qui, sous le prétexte d’une mutualisation des risques par les établissements financiers eux-mêmes, mettrait les banques à l’abri des Etats-membres contre toute tentative d’ingérence et de nationalisation ;
- Proposition de création des euro-obligations qui permettraient à l’Union Européenne de s’endetter pour renflouer les banquiers et les assureurs ;
- Proposition de l’Allemagne de créer une « obligation synthétique » pour contourner l’interdiction de la Cour Constitutionnelle de Karlsruhe faite au gouvernement de prendre en charge des dettes et des risques extérieurs, trop importants et sans limite dans le temps ;
- Proposition d’une Union des Transferts : après le MES (Mécanisme Européen de Stabilité), créé pour remplacer le M.E.S et le F.E.S.F (Fonds Européen de Stabilité Financière), la création d’un « ministère européen des finances » est en discussion pour « simplifier les transferts » (cadeaux). Il dépendrait de la Commission Européenne : des fonctionnaires deviendraient « de facto » les maîtres de nos budgets nationaux.
- Proposition de création d’un « FMI-Européen » qui, comme le FMI actuel, serait plus soucieux de protéger la Haute Finance que les Etats-membres. Pour mémoire, les menaces de Christine LAGARDE au gouvernement grec ;
- Proposition de mutualisation des dettes qui serait une étape de plus pour liquider les pouvoirs des parlements en matière budgétaire et fiscale et, donc, des coquilles vides sont prévues, en lieu et place des Etats-Nations, pour transférer les derniers pouvoirs politiques à une bourgeoisie internationale, jamais élue, jamais responsable, jamais coupable.
Dans le même temps, nos « grands bienfaiteurs » de la Haute Finance, les banquiers, les assureurs et leurs affidés (sociétés de crédit, fonds de pension, fonds d’investissement) protègent leurs actifs et leurs bénéfices dans les paradis fiscaux mais ils parviennent systématiquement à socialiser leurs pertes en utilisant toutes les ficelles inimaginables, dans le plus grand silence politique et médiatique.
http://www.stopparadisfiscaux.fr/IMG/pdf/etude-banques-PPFJ-13-11-2014.pdf
En fait, toutes les grandes entreprises françaises (et mondiales) y cachent leurs plantureux bénéfices :
En parallèle, la Haute Finance et le MEDEF (représentant surtout grands actionnaires financiers du CAC 40, dont AXA) exigent toujours plus de réformes pour saccager les droits les plus essentiels des citoyens, avec la complicité des « élites », des organisations patronales (et même syndicales).
La motivation (par des primes) permet d’attiser l’agressivité des « heureux petits fonctionnaires » des administrations centrales et sociales, toujours à l’affût des « trop-perçus » et des « fraudes ».
Parmi les victimes, tous les citoyens sont concernés, y compris les personnels de la Santé, de l’Enseignement, de la Police, de la Justice et des multiples entités du privé qui en dépendent.
A suivre...