Libérez / Free Khaled Drareni

Je m'appelle #KhaledDrareni. J'ai 40 ans. Je suis un journaliste algérien indépendant. J'ai 13 ans d'expérience dans le journalisme.

J'ai couvert l'ensemble des manifestations du #Hirak, y compris celles favorables au Régime.
Pendant cette période, j'ai été exposé à de nombreux tracas.
Et les Renseignements Généraux m'ont convoqué à maintes reprises.
Mais je n'ai rien modifié quant à ma façon de couvrir les événements.
Samedi 7 mars, j'étais chez moi.
J'ai entendu les son de la manif. Je suis sorti la couvrir.
On m'a interpellé et accusé d'avoir exhorté à un rassemblement non-armé non-autorisé.
et d'avoir porté atteinte à l'unité du pays.
J'ai été placé sous contrôle judiciaire puis en garde-à-vue.
Le 29 mars, en pleine crise du COVID, j'ai été placé [sous mandat de dépôt] à [la prison] d'El-Harrach (Alger).
Avant même d'être jugé, le président [de la République]m'a traité de mouchard [espion à la solde d'un Etat étranger].
Le 5 juillet, devant la France [interview sur France 24], il a reconnu mon travail.
Le 2 juillet, mes co-mis en examen dans le dossier N°453 ont été remis en liberté.
Et moi ils m'ont laissé seul en cellule.
Le 3 août, j'ai été jugé pour mon travail de journaliste.
Le Procureur [lit. le noyeur : terme argotique pour désigner le proc.] a requis 4 années de prison ferme et a même voulu me retirer mes droits civiques.
La Justice a commencé à m'interroger sur des faits qui ne sont même pas évoqués dans le dossier.
Une semaine plus tard, le 10 août, on m'a condamné à 3 ans de prison [ferme].
« #KhaledDrareni, vous avez entendu le jugement vous concernant ? Le tribunal vous a condamné à trois ans de prison ferme. »
NOUS AVONS ENTENDU !
« Mon patriotisme est dans mon cœur. Je continuerai à exercer mes fonctions avec sincérité pour honorer ma famille et en l'honneur de ma noble vocation. »
Le journalisme n'est pas un crime.
#Freekhaleddrareni

Free Khaled Drareni © Kamel Daoudi

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