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Billet de blog 27 mai 2022

Destin et illusion : le grand fracas.

Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse.

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Tant va la cruche à l’eau qu’à la fin elle se casse.

Je lisais une publication du blog1 d'un ami qui traitait d'un aspect de la sur-adaptation de l'individu face à son environnement2. En le lisant comme toujours, j'ai souri. J'ai pensé à tout un tas de choses, comme si je devançais ce qu'il allait dire. Et puis, comme toujours, pas vraiment. Je vais me permettre de reprendre en partie quelques passages de ceux qui m'ont le plus marqué :

- En premier lieu : "Et comme un enfant se définit par l'image qu'il renvoie aux adultes, il n'a d'autre envie que de confirmer cette image pour continuer d'exister. Dites à un gosse qu'il est bête et incapable et il fera tout pour y correspondre, aussi contre nature que cela puisse être".

Cela m'a paru si juste et pourtant si couramment sous estimé. Évidemment que prononciation n'est pas raison mais en lisant ça, ça m'a renvoyé à moi même, m'a fait repenser à la conférence gesticulée Incultures3 de Franck Lepage. Je me suis dit qu'il fallait plaire, qu'il fallait coller à l'étiquette, à la représentation que l'autre a de nous, que l'on perçoit de lui, pour ne pas perdre son Amour, autrement dit son attention. Et ici se pose la première pierre de ce que je souhaite développer ci-après.

- En deuxième lieu : " Qu'est-ce qu'un artiste ? Pour moi, la réponse se résume en ceci : l'artiste est quelqu'un qui, à une époque de sa vie, a voulu exprimer quelque chose à quelqu'un en particulier, mais qui n'a jamais réussi à le faire. C'est à cet endroit précis qu'est née sa vocation. Et si cette personne ne l'a pas entendu ou n'a pas voulu l'entendre, alors l'artiste dévie ses velléités sur l'informe et l'innombrable, autrement dit, sur les masses."

Comment dire quoi que se soit d'autre ? Tout semble dit. Il n’empêche que, ce que j'ai perçu, ici, c'est mon propre positionnement.  Tout réside selon moi dans l'assertion que l'artiste tentant de dire quelque chose, précisément, à quelqu'un, ou vers quelque part, entretiendrait son art, pour pouvoir parvenir à toucher son but. Deuxième pierre du propos qui m'amène ici.

- Dernier point cité sur le billet de mon ami, une citation : "les circuits du cerveau qui sont à l'origine de la créativité sont les mêmes que ceux de la maladie mentale, donc être créatif peut accroître le risque de maladie mentale"4 Vikram Patel5

Je ne m'étendrais pas sur les considérations cliniques, néanmoins c'est une introduction toute trouvée.

En effet, il m'est apparu assez tôt dans ma vie la déconnexion singulière entre moi et les autres. Je pensais à la fois différemment et plus souvent que la plupart d'entre eux. (J'écarte tout de suite la considération qui voudrait dire que j'énonce un truisme, comme j'écarte du même mouvement la volonté de créer tout système hiérarchique de valeur.) Pour préciser ce que j'entendais par différent, et vous allez voir que tout se lie facilement, il était déjà question de mon rapport au monde, aux autres et à ce que je voulais leur dire. Évidemment, il y a peut être eu, à l'origine, une seule personne à qui j'ai voulu m’adresser, mais le plus intéressant selon moi c'est de voir la constante répétition de cette tentative au fil de ma vie. Pour ce qui est de préciser le pourquoi du plus que les autres, il s'agit en fait de se figurer le rapport aux émotions, aux stimulus et donc aux angoisses. On pourrait parler d'hypersensibilité ou d'exacerbation des sens, on pourrait parler de pensée arborescente ou d'association d'idées. Ce que l'on comprend donc, c'est qu'il est affaire d'une part, d'une tentative vaine dans l'atteinte d'un but donné, et d'autre part, d'une forme de pathologisation6 de ma manière d'être. Après, il reste à rappeler l'enjeu : atteindre son but, donc plaire, donc s'assurer l'affection, l'amour de l'autre. L'échec répété se trouve être le cœur de mon sujet.

Dès que l'on détourne le regard, on s'échappe momentanément à nos préoccupations pratiques. Et les préoccupations pratiques ne sont pas liées à autre chose qu'à elles mêmes et pourtant, déjà, au même sens que l'ensemble de mes actions dans l'à-venir sont autant la réaction8 à mon passé.

Si je vais voir un ami, c'est encore qu'il l'est, ou plutôt qu'il l'était. C'est ce vers quoi je vais, ce vers quoi je retourne. Et nécessairement, pour moi plus que pour d'autres, il y a là le nœud de tout mon problème.

Le passé n'est plus. N'a jamais été. Et pourtant, quelque chose a créé cette impression, qui agit comme un moteur irrépressible, de vie. Le problème est sans doute moins que cela soit source de vie, qu'elle soit source de désillusion.

Comment peut-on (se) construire quelque chose si l'on ne ramasse que des pelletées de sable ?

En premier élan, lundi9 soir, j'ai voulu écrire à propos d'une série Netflix qui a beaucoup fait parler lors de sa sortie. D'abord parce que Netflix a acquis une position de monopole cinématographique de derrière nos écrans et deuxièmement parce le timing de cette série s'inscrit parfaitement avec celui de nos problématiques actuelles. Non que les problématiques soient nouvelles, moins qu'elles soient traitées sous un angle nouveau. En fait, beaucoup trouveront à redire10 de ma comparaison, mais j'ai trouvé la même profondeur dans le fond du sujet de cette série qu'au travers de celui du jeu Cyberpunk 207711 autrement décrié à sa sortie.

Cyberpunk 2077 — Never Fade Away by P. T. Adamczyk & Olga Jankowska (SAMURAI Cover) © Cyberpunk 2077

La série dont il est question s'appelle Squid Game11.

J'ai commencé par regarder la vidéo12 du YouTubeur Bolchegeek, chaine que par ailleurs je recommande, qui avait cela de fascinant qu'elle reposait sur un profond travail d'écriture et de montage. Ayant eu le fin mot de la série avant de l'avoir regardée, je partais avec une certaine avance. Sans en dire d'avantage, il était plutôt question de voir la série pour autre chose que pour son contenu explicite13. Il a donc été entendu que je n'ai pas pu passé à coté, mais c'est encore que j'ai concentré mon ressenti sur la construction narrative et introspective du protagoniste.

S'en est suivi, le générique de fin terminé, une sorte de contre coup émotionnel intense. Une forme profonde d'angoisse existentielle. La peur que tout s’arrête. Évidemment, par respect pour ceux qui n'ont pas vu la série, je ne peux expliquer les ressorts sur lesquels je m'appuie, néanmoins je peux tenter de faire le pont entre mon sentiment et une certaine réminiscence.

Premier fragment14 :

"Lorsque j'avais sept ans, j'avais eu pour Noël (je dis Noël mais c'est peut-être mon anniversaire) un cerf-volant que ma mère (ou ma grand-mère) m'avait offert. Je me rappelle très bien de lui, il était vert et orange avec une traînée multicolore. Pas le multicolore flashy de l'arc-en-ciel, un multicolore plus foncé, sur trois brins faits de plastique.

Il était sans doute un peu kitsch, mais j'imagine que les années 90 c’était aussi déjà ça, une période qui a fait son temps, et qui, a mal vieilli. Elle aussi.

Je crois que j'avais eu le loisir de l'essayer, ce cerf-volant, et j'avais eu l'occasion d'échanger sur le sujet avec ma grand-mère (ou ma mère) qui, se rappelant sa propre jeunesse, m'avait partagé ses souvenirs.

C'est donc, qu'un beau jour (pas trop puisqu'il faut du vent pour en faire, n'est ce pas), ayant suffisamment d'assurance dirons-nous, de pratique, je voulu en faire encore. Ayant toujours été sous la supervision d'un plus grand, il m'était donc permis de franchir enfin un cap.

Je me suis rendu avec l'un de mes parents, ou peut-être les deux, sur la dune (j'habitais près de la mer à l'époque) et je me mis à en faire. Lorsque mes parents (disons qu'ils aient été tous les deux) me voyant amusé par ma pratique, décidèrent de partir avec mon frère sur le dos, faire un tour le long de la plage.

C'est alors que je m'amusais vraiment bien, n'ayant pas tellement le souvenir ni de ce qui avait précédé, ni vraiment de l'espace de temps qui s'était écoulé depuis leur départ, que le cerf-volant, avec une seule "manette" (et non pas deux) m'échappa. Je vis l'espace d'un instant, ce dernier faire route vers la mer (mère) qui me faisait face et qu’inexorablement, le précieux outil allait se diriger vers les confins du monde (la terre plate tout ça tout ça).

J'ai donc commencé à courir pour essayer d'y remédier. Je me souviens avoir vu cette manette verte traîner frénétiquement dans le sable, de manière erratique et moi d'essayer de la rattraper. Je ne sais plus alors si j'ai désespérément tenté un saut pour attraper l'engin, ou si mes pas ont trébuché dans le sable entraînant ma chute. Quoi qu'il en soit, j'ai assisté à cet éloignement progressif, rapide. Impuissant. J'ai le souvenir d'avoir crié, pleuré. Qu'une dame était assise sur sa serviette et qu'elle n'a rien fait (que pouvait-elle faire d’ailleurs ?). Ce qui est assez intéressant dans ce passage, c'est ce souvenir d'avoir très vite, tour à tour, enchaîné les émotions jusqu'à atteindre une forme profonde de catatonie. Un état de choc. Une forme de surdité sensitive. Tandis que je voyais le cerf-volant littéralement partir vers le cœur de l'océan, je me résolvais à l'imminence de la situation. Un vide douloureux en guise de fond sonore. Une résolution brutale. Mais nécessaire. Il n'y avait pas d'autres choix, d'autres possibilités. Un super héros n'allait pas tomber du ciel, rattraper ce félin/filin/félon et me le rendre. Non, ce n'est pas cette soupe que l'on nous vend au cinéma.

La réalité n'est pas celle que l'on souhaite. Elle est déjà celle qui est. Celle qui nous échappe."

Deuxième fragment15 :

"C'était une journée de juin. De fin d'année. De baccalauréat. De terminale. Un instant qui annonçait la fin. Le début d'autre chose.

Je ne me souviens plus de la veille. Je ne sais plus si cette journée était précédée par la fois où je l'avais raccompagnée à son bus, lorsque j'attendais le mien à l’époque, place de la République et que nous avions parlé, parlé de choses qui ne me plaisaient pas, que je feignais de ne pas entendre. Ce dont je me souviens du jour en question, c'est que j'avais entre autre séché les cours. C'était assez rare pour le noter. Il n'y avait pas beaucoup de cours mais je ne voulais plus y aller. J'avais donc passé ma matinée devant chez elle. Il y avait d'ailleurs un parc pour enfants, avec des bancs et des balançoires. Je m'y étais assis. Elle, elle ne voulait pas me voir. Elle révisait, prétextait-elle. Alors, calmement, je m'apprêtais, tel qu'on nous l'avait enseigné, à recevoir la journée. A la hauteur du rien, c’est-à-dire à accepter chaque seconde comme réceptacle d'elle-même. J'avais attendu, j'avais marché vers Conleau, en ayant fait son tour plusieurs fois. Cherchant à appréhender le vide de l'existence, de moi-même, sans penser à l'après, à manger, à rentrer, à jouer, ni même à elle. J'attendais seul. Je reçus un coup de téléphone de ma mère. Je crois que ça a été la conversation téléphonique la plus juste que j'ai eu à tenir. Expliquant que tout allait pour le mieux sans trop savoir pourquoi, sans trop savoir si je m'étais fait comprendre, je raccrochai. Je passai le reste de mon après midi, à l'attendre sur le banc en face de chez elle. Oui, l'attendre ! C'était bien là mon erreur. J'étais là, avant tout pour quelque chose, avortant donc illico l'aspect vide et dénué de sens que j'avais entrepris précédemment pour saisir l'instant.

L'instant, tant attendu, fini par arriver. Je vis, tel un type des RG, M. quittant son domicile à vélo. Quel idiot ! Je l'avais oublié celui là ! Je m’apprêtais d'un pas tranquille à l'aborder, quand je la vis prendre de la vitesse. Je me mis donc à l’haranguer, à l'appeler de toutes mes forces. Jamais je ne me souviens d'avoir crié aussi fort. Je l'ai appelé par son prénom, fortement puis distinctement, puis avec énervement, avant de lâcher de ma bouche son prénom de toute ma voix, de toutes mes forces, plein de conviction, de désespoir et d'attente accumulés.

Non content de constater un résultat nul, je me mis à courir dans l'espoir de la rattraper. Tel l'acteur d'un film cherchant à échapper à ses poursuivants promis donc à une mort certaine. J'ai couru au plus vite que j'ai pu. Sans jamais l'apercevoir, oui, oui, la comparaison d'avec mon comparse cinématographique s'arrête ici. Là encore, je ne me sentais plus. Les choses m’échappaient par l'image même de celle que l'on attend, que l'on voit au loin et qui sitôt reparue, disparait d'un même allant. Je terminai cette course effrénée par l'arrivée au lycée, via la porte qui donne sur l'arrière du bâtiment B. Comme c’était la fin d'année, les secondes étaient en vacances, les premières déjà à leurs premiers examens, les seules terminales étaient celles qui n'avaient pas encore succombé aux attraits du soleil et leurs lointains cousins : la plage et la bronzette. De fait, peu de monde se trouvait sur place. Je me dirigeai donc vers le bâtiment E, et j’interceptai celle qui allait s'y introduire par la porte de coté. Elle se sentit un peu agressée par l'homme et l'attitude singée par mes yeux. On se trouvait à pénétrer dans le bâtiment, avant qu'elle n'eut à se figer. Nous discutions rapidement. Cela tournait court. C’était l'invective. Je lui demandais dans une supplique, le souffle court, de sortir, que l'on aille s'expliquer, car ici le ton montait et par pudeur je ne voulais pas lier les dernières personnes qui pouvaient nous reconnaitre à ce déballage. Il est vrai que je n'étais pas bien. J'avais vraiment tout donné. Vraiment tout. Je me sentais tel le sportif allant au bout de l'effort pour terminer un marathon, plus que pour le remporter, repartant la tête haute fort du simple fait d'y être parvenu. Malgré tout, je crois même que nous nous sommes retrouvés à monter quelques marches, jusqu'au pallier intermédiaire, celui qui dans un escalier permet de repartir dans le sens contraire ou bien de poursuivre son ascension. Finalement après avoir réussi à l'amener près des grilles extérieures de l'enceinte du lycée, elle m'avoua, d'un air détaché, parce qu'irrévocablement son jugement avait été délibéré, que c'était une erreur que d'avoir été ensemble, que c'était seulement physique, qu'elle ne pensait pas vouloir d'une nouvelle relation alors même qu'elle venait à peine d'en sortir... J'ai été dur avec elle. Je ne me souviens plus exactement de ce qu'elle m'a dit. Ni d'ailleurs de ce que je lui ai rétorqué. Des choses dures, c’était ce qui me restait à l'esprit, dans un cas par vérité, dans l'autre par excès d'aigreur, d'impuissance. On dit souvent que l'on mesure la force d'un être humain à sa volonté, par extension à repousser la mort, ce que l'on appelle l'instinct de survie. Ce jour n’était pas vraiment le jour où je courais un risque de danger mortel, physiologiquement en tout les cas. Mais ce jour marquait, en moi même et en l'instant qu'il a été, le jour où j'ai senti pour la deuxième fois de ma vie {de cette ampleur et dans mes souvenirs - faisant référence à l'épisode du cerf-volant} quelque chose se briser. Avec une force inouïe. Une violence telle, qu'elle en fut assourdissante, littéralement. Les larmes me coulèrent le long des joues, comme si elles n'étaient pas vraiment commandées, mais déversées à l'excès, dans un flot continu, par défaut de fonctionnement. Mais aussi symbolique. Tout m’échappait : les larmes, le temps, l'oxygène. J'avais l'impression que tout s'effondrait. J'aurais pu très bien, ce jour, mourir. Tout m'était égal. Car l'espace d'une éternité, plus rien n'avait de sens, plus rien n'avait d'importance, plus rien n'était possible. 23h48 - 1h10"

l'enfant est plein de désir.


6 Je sais que les sociétés savantes américaines sont friandes de taxinomie en tout genre, de sorte que, comme le rappelle sarcastiquement Aurélien Barrau, l'éco-anxiété ou solastalgie$ deviennent des psychopathologies à traiter, alors qu'elles ne sont en fait que le sous-produit de la négation des affects dans nos sociétés : "ça s'appelle de la lucidité [..] c'est une réaction normale face à une situation qui est objectivement dramatique"$$, rappelle le cosmologue et philosophe.

8 On notera que la réaction est forcément un passé, car elle s'inscrit en rapport avec quelque chose qui la précède.

9 16/05/22

13 graphique et portant sur la cohérence générale du sujet traité

14 Extrait : Mail, A. E. en date du 15/08/20

15 Extrait : Recueil, datation antérieure au 12/11

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