Syrie: Le courage au féminin

Elles s'appellent Reem, mirvat, najla, rima.... Ce sont des jeunes filles belles et pleines de vie. Face à ce que leur pays traverse, ils n'ont pas voulu rester immobiles en recevant tous les jours les nouvelles d'un frère tué, un cousin égorgé, ou un ami blessé... Alors elles ont pris l'arme pour défendre leur liberté. Ce sont les combattantes de l'armée syrienne.

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Face à ceux qui veulent leur mort ou leur soumission, leur imposer un voile ou une façon de vivre, face à ceux qui tentent de leur prendre le choix d'être elles-mêmes, et le résultat d'un long combat de la femme syrienne contre les traditions absurdes, qu'elles soient druzes, alaouites, sunnites ou chrétiennes, les petites filles de Zenobia et d'Ishtar défient la terreur jusqu'à la mort pour protéger leur terre, leur peuple, et leur liberté. 

Leur ennemies sont barbus, soutenus par des grandes puissances qui prétendent "l'humanisme" , portent des noms divers et variés; Daech, Al Nusra, le front islamique, l'armée de la conquête.... et tentent de trouver un "courage" dans une pilule de Captagon, quelques dollars, ou quelques textes religieux faussement interprétés a la sauce wahhabite. 

Mirvate est tombé au combat en défendant Sa ville Damas contre le front islamique Mirvate est tombé au combat en défendant Sa ville Damas contre le front islamique

Derrière leur héroïsme il y a une histoire, l'histoire d'un pays qui souffre, l'histoire de leur adolescence insoucieuse dans un pays en paix, mais aussi l'histoire de leur terre, sœur du soleil et créatrice de tous les Dieux, l'histoire de leurs grand-mères qui sont sorties les cheveux au vent et le khôl sur les yeux réclamer l'éducation et l'égalité et qui ont pu défier le machisme de l'homme, la stupidité culturelle imposée par des siècles d'occupation ottomane.

Reem était la chef d'une brigade de femmes soldats, elle a protégé ses camarades; restée seule face à 20 islamistes, elle est tombée honorablement non sans causer des dégâts chez les les combattants d'Al Nusra Reem était la chef d'une brigade de femmes soldats, elle a protégé ses camarades; restée seule face à 20 islamistes, elle est tombée honorablement non sans causer des dégâts chez les les combattants d'Al Nusra

Leurs compatriotes sont ministres, ambassadrices, professeurs, médecins, poétesses... Alors, en ce temps de violence, de chaos, de crimes, en ce temps de mercenaires et de terrorisme, où le nouveau colonialisme est déguisé en "valeurs de démocratie et de droit de l'homme", elles offrent leur jeunesse et leur énergie pour défendre les leurs. 

Ces déesses sont volontairement inconnus en Europe, alors que leur courage n'est pas moindre que leurs sœurs kurdes syriennes qui ont, dans leur malheur, la chance de voir leur action glorifiée et respectée au monde entier, puisqu'il ne faut pas, paraît-il, fâcher le pétrodollar en montrant celles qui pointent leur lâcheté.

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Hommage a vous mesdemoiselles, filles de mon pays, soldats de l'armée syrienne, vous êtres combattues ou au mieux, ignorées, mais vous avez donné sens à l'hymne syrien :

 

" Protecteurs de notre terre, que la paix soit avec vous,

l'esprit libre n'accepte jamais l'humiliation...

Paradis du levant, sommet de la fierté

qui embrasse le ciel et sa gloire"

 

Dans les tunnels creusés par les mercenaires avant 2011 pour transferer les armes Dans les tunnels creusés par les mercenaires avant 2011 pour transferer les armes

Et vous incarnez ces mots qu'on entend en France comme un écho incompris :

Entendez-vous dans les campagnes

 Mugir ces féroces soldats ?

 Ils viennent jusque dans vos bras

 Égorger vos fils, vos compagnes

 

Que veut cette horde d'esclaves,

 De traîtres, de rois conjurés ?

 Pour qui ces ignobles entraves,

 Ces fers dès longtemps préparés ? 

 

Quoi ! Des cohortes étrangères

 Feraient la loi dans nos foyers !

 Quoi ! Des phalanges mercenaires

 Terrasseraient nos fiers guerriers ! 

 

Aux armes, citoyens !

 Formez vos bataillons !

 Marchons, marchons !

 Qu'un sang impur...

 Abreuve nos sillons !"

Les enfants des villages libérés par l'armée syrienne des mercenaires de l'OTAN jouent sur un chars...plus qu'une image, une vérité que les médias tentent de gommer Les enfants des villages libérés par l'armée syrienne des mercenaires de l'OTAN jouent sur un chars...plus qu'une image, une vérité que les médias tentent de gommer

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Gardez la tête haute filles de ma terre, bientôt des femmes d'ailleurs vous remercieront d'avoir lutté contre l'obscurité, bientôt le monde saura que vous avez défendu ses valeurs, bientôt vous porterez vos plus belles robes, et vous irez danser au bras de vos amoureux dans une Syrie en paix...

 

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