CANNABIS : PRÉVENIR, INFORMER, RÉGULER, C'EST LE CIRC !

Document édité par la Fédération des CIRCs disponible auprès de l'association dont les coordonnées figurent plus bas

Introduction
Le CIRC (Collectif d’information & de recherche cannabique) est une association Loi 1901 fondée en octobre 1991 après la rencontre de l’auteur du livre Fumée Clandestine, Jean-Pierre Galland, et des organisateur(trice)s des manifestations pro-cannabis à Paris en 1990.
Son objet : collecter et diffuser à titre préventif toute information tant culturelle, scientifique, sociologique, industrielle… liée à l'usage du chanvre.
Le CIRC n’est donc pas un lobby mais un collectif d’individus soucieux de rétablir une certaine équité dans le traitement de l’information cannabique. Il ne fait ni propagande, ni prosélytisme, ni publicité pour le cannabis car c’est parfaitement inutile !

POURQUOI UNE ASSOCIATION ?
En déclenchant une « guerre à la drogue », c’est contre l’intelligence, les libertés individuelles et la liberté d’informer que les États occidentaux ont engagé les hostilités.
Contre l’intelligence, le discours officiel étant avant tout dominé par l’émotionnel, l’irrationalité et la démagogie. Contre les libertés individuelles, l’usage de drogues constituant un crime dépourvu de victime, s’agissant d’un comportement individuel et librement consenti. Ciblant principalement, et de plus en plus, les jeunes issus des quartiers populaires et de l’immigration, elle démontre par là son caractère fondamentalement discriminatoire. Contre la liberté d’informer enfin, l’article L.3421-4 du Code de la Santé Publique verrouillant le débat.

SON FONCTIONNEMENT
Le CIRC ne bénéficiant d’aucune subvention institutionnelle afin de préserver son indépendance ne vit que des cotisations de ses adhérent(e)s, des dons que ces dernier(e)s ou les sympathisant(e)s lui offrent ou des ventes de t-shirts et de quelques ouvrages consacrés au sujet.

QUE DEMANDE LE CIRC ?
• L’abrogation de l’article du Code de la Santé Publique L.32421-4 – ex-L.630 –, punissant toute « présentation sous un jour favorable des stupéfiants »,
• Le retrait immédiat du cannabis du tableau des stupéfiants,
• L’amnistie de toutes les personnes poursuivies et/ou incarcérées pour des faits liés au cannabis, en dehors de tout crime de sang,
• Le désengagement de la France et des pays de l’UE des accords internationaux sur les stupéfiants,
• Le lancement d’une étude clinique sur les applications thérapeutiques des cannabinoïdes,
• L’organisation d’assises nationales réunissant associations d’usagers, acteurs de la réduction des risques, ministères de la Santé, de la Justice, de l’Écologie et de l’Agriculture*, syndicats agricoles et élu(e)s de l’Assemblée et du Sénat afin d’étudier les modalités d’une régulation de la filière récréative du chanvre.

* Le CIRC considérant que le rôle des forces de police, de gendarmerie et des douanes se limite à appliquer la Loi, il dénie à ces institutions toute légitimité sur cette question.


POURQUOI RÉGULER ?
En choisissant d’abandonner aux seuls réseaux criminels un marché en constante expansion, l’État ainsi que tous les partisans du dogme prohibitionniste en sont devenus les alliés objectifs. Ils ont ainsi favorisé l’enrichissement et le développement de mafias sans pour autant tenir leurs promesses d’éradiquer la production et l’usage des drogues.
En adoptant la politique du « tout répressif », nos sociétés ont aussi favorisé la précarisation des usagers, les exposant à des risques inutiles tels que le vol, l’escroquerie, l’acquisition de produits adultérés ou encore les « tracasseries » juridico-policières.
Non contente de stigmatiser une population plutôt jeune et souvent issue des quartiers populaires, la prohibition contraint nos concitoyen(ne)s à supporter les dommages co-latéraux qu’elle provoque (petite délinquance, règlements de compte meurtriers, quartiers mis sous la coupe de revendeurs, économie souterraine de survie…). À cela s’ajoutent une gabegie financière en ces périodes de restriction budgétaires.
Enfin l’établissement d’une filière chanvre spécifique réservée au personnes majeurs et interdite de publicité, permettrait d’éviter que d’autres substances soient proposées aux cannabinophiles.
Contrairement à la prohibition, l’antiprohibition ne prétend nullement éradiquer les drogues de la surface de la Terre. Observant qu’elles sont une composante essentielle de la plupart des sociétés humaines, les « abolitionnistes » sont convaincus qu’elles méritent d’être intégrées et que leurs effets délétères peuvent être considérablement contenus et supportés par la société.

ET POUR LE CANNABIS, QUELLE RÉGULATION ? *
Issu de la mouvance libertaire, le CIRC opte pour un système coopératif et équitable entre les différents acteurs de la filière, consommateurs, producteurs et distributeurs. Une Régie Française du Cannabis pourrait ainsi garantir l’origine biologique de la production ainsi que sa qualité, la nature et le taux de ses principes actifs, psychotropes ou non (CBD, THC, CBN, etc.).
Une série de licences suffisamment souple pourrait être accordée aux producteur(trice)s comme aux distributeurs, en favorisant l’intégration des acteurs actuels de la filière, cannabiculteur(trice)s et revendeur(euse)s, à l’exception des réseaux criminels, cela va de soi.
Opposé à tout monopole d’État (souvent présenté sous le terme de « légalisation contrôlée »), le CIRC entend limiter à ce dernier le rôle de percepteur de taxes permettant le financement de campagnes de prévention ou d’actions à caractère social en coordination avec les partenaires de la filière.
Enfin l’association demande à ce que l’autoproduction soit autorisée ainsi que les initiatives d’organisation collective à but non lucrative tel que les Cannabis social club (CSC).

* Nos propositions de régulation font l’objet d’un document spécifique intitulé Autoproduction et cannabistrot.

LES CHAMPS D’ACTION DU CIRC
La « guerre à LA drogue » est avant tout une guerre à l’information. Partant de ce principe, le CIRC, constitué en une fédération réunissant plusieurs groupes régionaux, rédige et diffuse toute une série de documents consacrés au chanvre (Cannabis Sativa L.) sous tous ses aspects. L’association anime aussi bien des forums sur les réseaux sociaux, que des sites Internet. Elle participe à des débats tant institutionnels que « privés », et se voit régulièrement invitée à tenir des stands lors de concerts, festivals ou salons. Le CIRC apporte aussi témoignages et documentations aux médias désireux de couvrir le sujet.

Il échange et collabore avec d’autres associations œuvrant dans le champ de la réduction des risques liés à l’usage des drogues, de l’utilisation thérapeutique et plus généralement de l’antiprohibition. Parce que la question d’une régulation de la filière cannabique n’est pas exclusivement française, le CIRC échange également avec les organisations européennes homologues.

EN GUISE DE CONCLUSION
En devenant le premier, aux USA, à réglementer totalement la filière du cannabis récréatif et thérapeutique le 1er janvier 2014, après avoir été le premier à appliqué la prohibition en août 1937, l’État du Colorado a pour ainsi dire « bouclé la boucle ». D’autres États s’engouffrent à présent dans la brèche tandis qu’un tout petit pays d’Amérique du Sud, l’Uruguay, est devenu le premier à légaliser.
Sur tous les continents, les voix s’élevant contre les dégâts causés par la prohibition, sont désormais entendues par d’ancien(ne)s responsables politiques, chefs d’États, Ministres, policiers ou magistrats. Les expériences se multiplient, avec plus ou moins de bonheur du fait des limitations imposées par les accords internationaux.
En France – pays du conservatisme de Droite comme de Gauche – l’audace politique n’est pas de mise en la matière. Peu d’organisations politiques osent encore afficher des positions antiprohibitionnistes. Malgré une très nette évolution de l’opinion publique sur ce sujet, la régulation du cannabis ne serait pas politiquement rentable. Un manque de courage de nos dirigeant(e)s que payent des millions de Français(es), quelle que soient leurs origines socioprofessionnelles.

En rejoignant et en soutenant le CIRC, en relayant ses informations, que vous soyez cannabinophile ou néophyte, vous contribuerez à l’avènement d’une société plus tolérante et plus soucieuse du bien-être de ses citoyens.

PARCE QUE S’IL N’Y A PAS DE VICTIME, IL N’Y A PAS DE CRIME, ROULEZ AVEC LE CIRC !

ADHÉREZ, FAITES DES DONS POUR NOUS DONNER LES MOYENS DE VOUS EXPRIMER !
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Port. : 0 611 531 007
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