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À la détresse des riverains succède à présent celle de la police dont une poignée de ses agents n’hésite plus à manifester cagoulés et armés pour réclamer toujours plus de moyens que les autorités politiques ne manqueront sans doute pas de leur accorder.
Ça n’est cependant pas dans un perpétuel et inefficace renforcement des lois que se trouvent les solutions comme tend à le démontrer la situation actuelle. Face à l’explosion de la consommation et des trafics, une corruption de plus en plus manifeste de certaines institutions censées lutter contre ces phénomènes et surtout l’impuissance des douanes, de la polices et de la gendarmerie, c’est à une complète remise en cause du dogme prohibitionniste qu’il faut s’attacher.
La plupart des pays européens y songent désormais, à l’instar de ce qui se produit outre-Atlantique. L’évidence de l’échec du « tout-répressif » doit nous obliger à envisager de nouvelles solutions et notamment l’abandon progressif de la prohibition en des modalités différentes selon les substances.
En commençant sans doute par le chanvre/cannabis dont les conséquences sanitaires et sociales ne justifient en rien la stigmatisation dont il est victime. La régulation de ses filières récréatives et thérapeutiques pourrait au contraire bénéficier à toute la société. D’une part en accordant enfin des droits à ses usagers et en libérant de nombreuses places de prison occupées par des individus n’ayant rien à y faire. D’autre part en régularisant les activités d’une filière dynamique, pourvoyeuse de plusieurs milliers d’emplois et capable d’offrir de nouvelles sources de revenus à nos campagnes sinistrées et à l’État.
Des propositions que désormais plus de la moitié de nos compatriotes semble prête à envisager selon un récent sondage de l’IPSOS et que tout bon responsable politique en phase avec la société se devrait de prendre en compte à l’approche des élections…
Fédération des CIRCs