Mettre le paquet !

Ça doit être le mot d’ordre des rédactions médiatiques face à la mobilisation anti-pass sanitaire. Bien insister sur la poignée de complotistes et la tentative pathétique de l’extrême-droite à récupérer un mouvement populaire, comme elle tenta de le faire avec les Gilets Jaunes avant que ceux-ci ne l’en évince. Tout est bon pour ça.

 Aujourd’hui, c’est la disparition du bassiste de Kassav. présenté comme un fervent partisan de la vaccination, instrumentalisée pour inciter à la piqûre. On évoque sa comorbidité, mais on évite d’insister sur le fait qu’il ait subit plusieurs vaccinations et que ça ne l’a peut-être pas aidé…
On aura jamais autant parlé du zouk de de son groupe leader, longtemps ostracisé mais tellement  utile aujourd’hui. On verse là dans le cynisme et le sordide.

Et de présenter le flot soudain de vaccination comme le résultat de la pédagogie gouvernementale alors que s’accumulent les contraintes, se multiplient les injonctions.

Peu de réaction encore du côté de syndicats. Sans doute sont-ils un peu coincés, tout aussi soumis au discours dominant. Les voix discordantes comme ailleurs, y sont largement censurées ou rapidement remises dans le droit chemin.

Et le Parti « socialiste » de creuser toujours un peu plus sa tombe en se faisant aujourd’hui le chantre de la vaccination obligatoire. Plus que jamais le slogan ironique de la gauche radicale* devrait leur être soufflé à l’occasion, bien qu’il soit de plus en plus difficile d’en trouver encore des représentant s’en revendiquant.

Tandis qu’on « célébrait » jeudi le dépassement, que se pointe en août le dernier rapport du GIEC, que les incendies se multiplient et se poursuivent aux Amériques mais aussi en Sibérie où le permafrost n’en finit pas de disparaitre, ramenant à la vie tout un tas de bactéries et de virus et libérant des gaz hautement toxiques amenant à une modification irréversible de la composition de l’air ; tandis que s’intensifie l’utilisation de plastiques n’épargnant aucun coin de la planète, des océans aux cieux, que se déversent des tonnes de résidus médicamenteux dans les fleuves, les dirigeants du monde entier ont les yeux rivés sur la balance commerciale et le PIB. Ils n’ont d’autre soucis que la reprise de la croissance et l’investissement dans des technologies que l’ont sait désormais aussi responsables du désastre écologique.

Qu’attendre dès lors de tous ces fanatiques, ces prédateurs psychopathes, que de nous entrainer dans leur folie en nous en rendant complices comme je le fait à présent en usant de ces putains d’outils numériques ?

Il n’y a de lumières nulle part. Parents, grands-parents, vous devriez méchamment vous angoisser pour l’avenir de vos enfants et petites-enfants.

Récemment se tenait une réunion de cadres/gérants du réseau Biocoop. À son issue, il fut admis que la question de l’approvisionnement en nourriture de leur magasins, serait un problème dans à peine 10 ans. Ce qu’un camarade paysan maraîcher me confirmait, déclarant ne plus savoir quoi cultiver, comment l’entretenir et quand le récolter.

Nous en sommes là et depuis que le sujet a été évoqué voici quelques décennies, nous n’avons fait que fuir. Le mur régulièrement invoqué et dans lequel notre civilisation foncerait, nous y sommes déjà, mais il est mou de sorte que nous y complaisons.

Pour rien au monde je ne souhaite vivre ce que les générations à venir vont subir. Ma mort sera sans doute un soulagement. Je n’en suis plus à espérer qu’elle survienne le plus tardivement possible, mais avec le moins de souffrances possibles. Je la vivrais comme un soulagement en « priant » pour que la réincarnation ne soit bien qu’un mythe et pas le cauchemar d’un retour ici-bas.

De chez moi, je contemple la nature qui m’entoure. Seuls la forêt obture mon champ de vision. Quelques rares moteurs  se font entendre, mais se sont les sifflements des vélos en descente ou l’essoufflement des cyclistes en côte que j’entends couverts cependant par le grondement régulier de la rivière. Les chants des oiseaux se sont tus dès lors que le temps de la reproduction a cessé.
Un claquement régulier, celui de la clôture électrique, me rappelle la présence de chevaux dans la prairie voisine. Les bêlements de moutons et les cris et les rires des enfants résonnent dans ce petit vallon de basse-montage.
Tout est si paisible qu’on a du mal à imaginer que c’est voué à disparaitre. Qu’il ne s’agit que d’un sursis.

Je pourrais être triste, mais il n’en est rien. La vie est plus forte que tout et elle reprendra le dessus… sans nous parce que le temps biologique demande plus de délais pour évoluer vers une adaptation à un nouveau milieux et que nous ne l’avons plus ce temps.

Il ne nous reste plus qu’à profiter de l’instant. Non pas comme de stupides animaux égoïstes et cyniques comme nos dirigeants, convaincus qu’après eux point de salut, mais en tant qu’êtres humains étant passés à côté d’un incroyable concours de circonstance, une expérience unique de partage avec un environnement bien plus solidaire et harmonieux qu’hostile dont nous sommes hélas devenus les fossoyeurs.

Résistons encore et toujours pour ne pas nous laisser voler nos derniers jours…

#NDNM


* « Les socialistes sont nos amis, jamais, jamais ils ne nous ont trahi ! »

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