Code Source, Réal. Duncan Jones

Code Source, une réussite cinématographique réalisée par Duncan Jones (2011). Outre l’inventivité de la SF qui, ces dernières années, flirte sur la vague romanesque induite par la mécanique quantique et les théories d’univers divergents, il possède un épilogue allégorique assez dense et, par ailleurs, ne pose-t-il pas la question de la légitimité de la propriété d'un code source ?

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Colter Stevens sursaute, se redresse, éberlué - où se trouve-t-il ? Dans un train. Devant lui, une inconnue. Visiblement, elle, le connaît. Qui est-elle ? Elle lui parle comme si leur relation était familière… Rien à faire, lui ne la reconnaît pas. Qu’est-ce qu’il fout là, dans ce train ? Ses derniers souvenirs resurgissent dont on ne sait où. Une mission de reconnaissance aérienne en Afghanistan. Un militaire, donc. Capitaine dans l’US Air Force. Ce qui, au passage, ne répond pas à la question principale. Il lui faut se reprendre. Et vite ! Il se lève, se dirige vers les commodités, ouvre la porte et la referme. Son propre reflet dans le miroir ! Putain, c’est qui ? Voyons la carte d’identité... Quoi ! Sean Fentress ? C’est qui lui ? Moi ? Vraiment ? La photo, le miroir, le miroir, la photo, l’aller-retour le confirme. Lui, c’est moi. Soudain, une déflagration. Le train s’embrase.
Colter Stevens sursaute, se redresse, éberlué – il se trouve dans une sorte de capsule métallique. Seul, coincé par un tableau de bord garni duquel surgit une voix… Celle de Colleen Goldwin. Elle lui apprend qu’il fait parti d’un programme expérimental qui répond au nom de « Code Source ». Objectif : intercepter le poseur de bombe, un terroriste qui n’en est qu’au prélude de son œuvre destructrice. Comment ? En projetant Colter Stevens dans le corps de Sean Fentress juste avant que ce dernier s’ajoute au nombre des nombreuses victimes de l’explosion du train. Le moyen : faire revivre à Steven les derniers instants de la victime inscrits dans sa mémoire rémanente afin qu’il puisse identifier l’auteur de l’attentat.
Dès lors que Steven comprend les tenants et aboutissants de l’opération, ses responsables le renverront revivre les mêmes instants – non sans lui avouer qu’il est artificiellement maintenu en vie après un accident d’hélicoptère en Afghanistan. Quant à la capsule, elle n’est qu’une projection de son esprit. Mais très vite la priorité de Stevens se heurtera à celle des responsables du projet Code Source [...]

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