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Le Club de Mediapart mer. 4 mai 2016 4/5/2016 Édition de la mi-journée

Sarkozy contre Mediapart: notre communiqué

Nous apprenons avec stupéfaction que Monsieur Nicolas Sarkozy aurait déposé plainte contre nous en saisissant le Procureur de la République de Paris d’une plainte visant des faits de faux et usage de faux, recel et diffusion de fausses nouvelles.

Nous apprenons avec stupéfaction que Monsieur Nicolas Sarkozy aurait déposé plainte contre nous en saisissant le Procureur de la République de Paris d’une plainte visant des faits de faux et usage de faux, recel et diffusion de fausses nouvelles. Cette démarche exceptionnelle vise à contourner la procédure spéciale prévue par la loi sur la presse. On le comprend mieux ainsi. Une procédure du chef de diffamation aurait exigé un débat public devant le Tribunal correctionnel ainsi que la production des preuves et des témoins, ce que, manifestement, M. Nicolas Sarkozy ne veut pas.

Il a préféré, avec le concours du Procureur de la République, placé sous son autorité, faire le choix d’une procédure secrète, à l’abri, qui vise à intimider les journalistes dans l’exercice de leur mission constitutionnelle d’information du public.

Les citoyens apprécieront la rapidité avec laquelle le ministère public aura prêté son concours pour ouvrir une enquête préliminaire sur des faits intéressant ès qualités le candidat à l’élection présidentielle en 2007 alors qu’il s’obstine depuis des mois, malgré l'ampleur de nos révélations répétées, à refuser d’enquêter sur un possible financement illicite de la campagne présidentielle de M. Nicolas Sarkozy en 2007.

Il s’agit d’un processus rigoureusement identique à celui que nous avons connu dans l’affaire Bettencourt. Au passage, une telle procédure permet de contourner la loi protégeant le secret des sources des journalistes. Ces procédés portent la marque du régime.

Nous réaffirmons avoir effectué un travail sérieux, en toute indépendance et avoir respecté nos obligations déontologiques.

Aucune procédure, ni aucune manœuvre, ne nous empêchera de contribuer au débat public par la publication d’informations au cœur du fonctionnement de notre démocratie.

Ni la communauté professionnelle des journalistes ni l’ensemble des citoyens ne peuvent accepter pareille mise en cause de la presse et de ce qu’elle révèle.

Paris, lundi 30 avril 2012

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