Mediapart confie à l’AFP son «fil d’actualités»

Alimenté depuis 2016 par la rédaction française de l’agence britannique Reuters, votre fil d’actualités automatisé fait peau neuve et reprend désormais des dépêches d’information de l’Agence France-Presse.

À côté des articles du Journal (analyses, enquêtes, entretiens, partis pris, reportages…) et des contenus multimédia du Studio (émissions vidéo, portfolios, podcasts…), Mediapart vous propose depuis juin 2016 un « fil d’actualités » alimenté de façon automatisée par des dépêches d’agences de presse, que vous pouvez consulter sur la page d’accueil du site, à cette adresse ou sous l’onglet dédié de l’application mobile. Notre objectif : vous offrir, lectrices et lecteurs, une couverture en bref, rapide et complète, des événements qui font l’actualité nationale et internationale.

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Ce fil était jusqu’à présent alimenté par les dépêches du bureau français de l’agence britannique Reuters. Fin 2018, son propriétaire, le groupe américano-canadien Thomson Reuters, a annoncé la suppression de 3 200 emplois sur deux ans, soit environ 12 % de ses effectifs. Les services non anglophones sont les plus touchés.

Pour continuer de fournir du contenu en français à ses clients, Reuters entend par exemple « généraliser » l’usage de la traduction automatique ainsi que recourir aux services du bureau de Gdynia, en Pologne, où elle a déjà délocalisé le service internet qui met en ligne les dépêches en langue française. Avant le plan de départs, la rédaction parisienne employait environ 80 personnes.

Mardi 17 décembre, les salariés de Reuters en France se sont d’ailleurs mis en grève afin de « dénoncer les méthodes de la direction, qui vient d’informer par téléphone six salariés de son intention de les licencier, six mois jour pour jour après un plan de sauvegarde de l’emploi s’étant soldé par le départ de vingt personnes, soit plus de la moitié des effectifs du service français », ont-ils précisé dans un communiqué.

Cette réorganisation a conduit à une dégradation du service proposé, notamment sur la couverture de l’actualité française, d’où le choix fait par Mediapart de faire désormais appel à l’Agence France-Presse (AFP) pour alimenter ce flux de dépêches. Mediapart remercie les salarié·e·s de Reuters en France pour leur réactivité, leur disponibilité et la fructueuse collaboration de ces quatre dernières années.

Agence de presse mondiale d’origine française « fournissant une couverture rapide, vérifiée et complète en vidéo, texte, photo, multimédia et infographie des événements qui font l’actualité internationale », l’AFP est, selon ses statuts définis par la loi du 10 janvier 1957, un « organisme autonome doté de la personnalité civile et dont le fonctionnement est assuré suivant les règles commerciales ». En 2018, son chiffre d’affaires s’élevait à environ 300 millions d’euros, composé aux deux tiers de recettes commerciales et pour un tiers de sommes versées par l’État (131 millions d’euros en 2018) en compensation de la « mission d'intérêt général » assurée par l’agence.

Deux organes principaux assurent la direction de l’AFP : le conseil supérieur et le conseil d’administration. « Au total, un huitième des membres du conseil supérieur et un peu plus du quart des membres du conseil d’administration sont désignés par le gouvernement, notamment par le ou la ministre en charge de la communication », expliquait Libération en 2017, dans un article de la rubrique CheckNews portant sur le niveau d’indépendance de l’agence vis-à-vis de l’État français.

Monde, Europe, politique, société, économie, santé, sciences, culture… au total, une sélection d’une soixantaine de dépêches AFP viennent désormais enrichir, au quotidien, la couverture de l’actualité par Mediapart.

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