L'affaire Bettencourt et la Société des journalistes du Figaro

Voici le communiqué de la société des journalistes (SDJ) du Figaro, tel qu'il a été envoyé aux membres de sa rédaction.«Chers Confrères,Le Figaro est aujourd’hui publiquement mis en cause pour avoir publié, sur son site internet le jeudi 8 juillet, et à la Une de son Quotidien, le vendredi 9 juillet, un morceau choisi du procès-verbal de l’audition de l’ex-comptable de Mme Bettencourt. Ce PV tronqué fut assorti d’un article non signé, qui participait à l’évidence de la stratégie de communication élaborée à l’Elysée.

Voici le communiqué de la société des journalistes (SDJ) du Figaro, tel qu'il a été envoyé aux membres de sa rédaction.

«Chers Confrères,
Le Figaro est aujourd’hui publiquement mis en cause pour avoir publié, sur son site internet le jeudi 8 juillet, et à la Une de son Quotidien, le vendredi 9 juillet, un morceau choisi du procès-verbal de l’audition de l’ex-comptable de Mme Bettencourt. Ce PV tronqué fut assorti d’un article non signé, qui participait à l’évidence de la stratégie de communication élaborée à l’Elysée.


Dans cette même édition du 9 juillet dernier, le directeur des Rédactions, Etienne Mougeotte, dans son éditorial de Une, reprochait au site Mediapart d’avoir « dérogé à deux règles de l’art. Il a publié des accusations sans les avoirs vérifiées. Il a orienté le témoignage de l’ancienne comptable de Mme Bettencourt pour lui faire dire autre chose que ce qu’elle voulait dire ».


Au nom de ce même « art » journalistique, les gérants de la Société des Journalistes du Figaro, à la demande de nombreux confrères, rappellent quelques règles de notre profession :


- Les articles doivent être signés, c’est-à-dire assumés par leur auteur.


- L’expérience a démontré que les journalistes en charge d’un dossier sont généralement les mieux à même pour jauger la pertinence d’une information nouvelle. Dans l’affaire présente, la SDJ déplore que ni Cyril Louis, ni Mathieu Delahousse, qui suivaient ce dossier, n’aient été avertis du « scoop » sur lequel la direction venait de mettre la main.


- Rappelons enfin que les informations doivent d’abord être vérifiées, puis exposées dans leur globalité et replacées dans leur contexte. C’est notamment le B.a.-ba pour tout journaliste du service Info Géné que de considérer les procès-verbaux dans leur intégralité. Sinon, le journaliste prendrait le risque d’orienter les débats et de faire dire au témoin autre chose que ce qu’il voulait dire.

Confraternellement.
Les gérants de SDJ du Figaro»

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