L'actu dessinée : centre-villes en friche et voracité des hypermarchés

En cette semaine de deuil, on ne vous parlera pas de la mort de Johnny, mais de la disparition, moins brutale et moins médiatique, de nos villes moyennes. Bordant les rues piétonnes désertes, les friches commerciales en témoignent. À l'origine de ce déclin, plusieurs facteurs, dont l'expansion effrénée des hypermarchés. Une voracité immobilière sur laquelle nous avons décidé d'enquêter.

Les commerces de centres-villes sont de plus en plus vides. Sur l'année écoulée, le taux de vacance commerciale a encore grimpé, atteignant désormais une moyenne de 11,7 %.

 © Le Cil Vert © Le Cil Vert
 © Le Cil Vert © Le Cil Vert
C'est ce qu'indique la dernière étude de la fédération pour l’urbanisme et le développement du commerce spécialisé Procos qui vient d'être relayée dans Le Monde. Rideaux baissés, boutiques désertées, « la France se transforme en friche commerciale » titre le journal. 

 

Un faisceau de facteurs sont à l'origine de ce déclin urbain. En haut de la liste des suspects : la frénétique expansion des hypermarchés.

Frénétique expansion

Ils sont les enfants des Trente Glorieuses, l’incarnation de la société de consommation. Un demi-siècle après l’avènement de la grande distribution, les hypermarchés poursuivent leur frénétique expansion.

 © Le Cil Vert © Le Cil Vert

 Qu'importe la concurrence du commerce en ligne, des drive, des circuits courts ; chaque année, des centaines d’hectares disparaissent encore sous les parkings et les tôles ondulées. Au point que, toujours selon Le Monde, « deux fois la superficie de la Corse » est aujourd’hui dévolue aux centres commerciaux. 

 © Le Cil Vert © Le Cil Vert
Cet insatiable appétit immobilier n’est pourtant pas au diapason de la consommation. Alors, à mesure que les bénéfices s’érodent, les géants accélèrent leur fuite en avant.

Le journaliste Bertrand Gobin et le dessinateur Le Cil Vert signent, dans le dernier numéro de La Revue Dessinée, une enquête sur cette crise de surproduction qui ne dit pas son nom.

 

 

Indépendante, sans publicité - comme nos amis de Médiapart - La Revue Dessinée vit grâce à ses lecteurs. Lisez-nous, abonnez-vous, parlez-en autour de vous : vous êtes nos meilleurs ambassadeurs ! 

Pour en savoir plus sur notre média, notre site est là. Et si vous avez moins de 20 ans, rendez-vous sur le site de Topo, le petit frère de La Revue Dessinée. 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.