L'actu dessinée : Facebook glouton, Valeurs actuelles ronchon

Après Instagram et WhatsApp, Facebook vient d'acheter TBH, un réseau social qui fait fureur chez les adolescents américains. Pas de doute, pour l'entreprise californienne les affaires vont bon train. Plus que chez Valeurs Actuelles. Le groupe propriétaire du titre a déposé plainte pour escroquerie, et il semblerait que les cibles préférées de l'hebdomadaire n'y soient pour rien.

Ringard Facebook ? Les plus jeunes lui préfèrent d'autres réseaux sociaux, notamment TBH, une application "bienveillante" qui fait fureur chez les adolescents américains. Qu'à cela ne tiennent, ce jeudi le géant californien a racheté le jeune concurrent. Cet appétit glouton et cette volonté de capter toutes les catégories de population ne sont pas sans poser quelques questions. Parmi elles, le partage des données et la protection de la vie privée. Ces questions sont celles soulevées par l'hilarante histoire d'Odette, fruit d'une très sérieuse enquête menée en 2014 par le journaliste Martin Untersinger, mise en scène par le dessinateur Thibaut Soulcié et publiée dans le #4 de La Revue Dessinée.

 © Thibaut Soulcié © Thibaut Soulcié

Et si George Orwell s’était seulement trompé de trente ans ? Interviewé par le « Washingt on Post », Edward Snowden, ancien consultant des services de renseignement américain, faisait directement référence au Big Brother de « 1984 » en comparant Internet à « une télé qui vous regarde ».

 © Thibaut Soulcié © Thibaut Soulcié

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Edouard Snowden est, en 2014, l'homme à l’origine de toutes les révélations sur les pratiques d’espionnage numérique de l’Agence nationale de sécurité. Il nous apprend notamment que cette agence fouillait directement dans les données privées gérées par Facebook, Google, Microsoft, Yahoo !, PalTalk, AOL, Skype, YouTube et Apple. Désormais, notre smartphone est une machine à espionner qui permet aussi… de téléphoner.

Arroseur arrosé  

Sans aucun rapport, mais pour le plaisir, cette semaine nous réagissons aussi aux déboires du titre Valeurs actuelles. L'hebdomadaire aux Unes volontiers provocatrices, voire franchement islamophobes - ce qui lui a valu en 2015 une condamnation en justice -, vient de se découvrir victime d'une escroquerie qui impliquerait l'un de ses responsables. Grâce à un système de surfacturation, le titre aurait été victime d'un détournement de "plusieurs millions d'euros". Une somme énorme et pas le moindre ennemi juré à accuser…

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