Soutien à la rédaction d’iTélé

Les Sociétés des journalistes (SDJ) de Radio France, Mediapart, Libération, L’Obs et Le Monde apportent leur soutien à la rédaction d’iTélé. La direction du groupe a ouvert une clause de conscience vendredi 14 octobre, à la suite d’une motion de défiance votée par une majorité écrasante de la rédaction, aujourd’hui en grève.

Les Sociétés des journalistes (SDJ) de Radio France et Mediapart, ainsi que la Société des journalistes et du personnel de Libération, la Société des rédacteurs (SDR) de L’Obs et la Société des rédacteurs du Monde (SRM) apportent leur soutien à la rédaction d’iTélé. La direction du groupe a ouvert une clause de conscience vendredi 14 octobre, à la suite d’une motion de défiance votée par une majorité écrasante de la rédaction. C’est un chantage inacceptable.

Les journalistes d’iTélé s’opposent à l’arrivée de Jean-Marc Morandini sur leur antenne, inquiets des conséquences sur la crédibilité de leur travail. L’animateur a été mis en examen pour « corruption de mineurs » et « corruption de mineurs aggravée », le 23 septembre, dans le cadre d’une enquête pour « harcèlement sexuel et travail dissimulé », toujours en cours.

Si les SDJ de Radio France, Mediapart et Libération, ainsi que la SDR de L’Obs et la SRM du Monde rappellent l’importance fondamentale de la présomption d’innocence, qui s’applique évidemment à Jean-Marc Morandini, elles soulignent le caractère particulier de sa fonction et de son exposition et s’inquiètent des conséquences sur le travail des journalistes d’iTélé.

Depuis l’arrivée de Vincent Bolloré à la tête de Canal +, les différentes rédactions du groupe traversent une période agitée et subissent de plein fouet un plan d’économies drastiques. Dans un tel contexte, les SDJ de Radio France, Mediapart et Libération, ainsi que la SDR de L’Obs et la SRM du Monde déplorent qu’un patron de chaîne privilégie une relation privée au détriment de toute une rédaction, dont il refuse d’entendre les objections déontologiques.

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.