Mélenchon exprime une fois de plus sa haine contre Médiapart...

L'arrivée de deux procureurs, accompagnés de policiers, au siège de Médiapart, dans le but de "protéger la vie privée d'Alexandre Benalla", en réalité d'identifier les sources des journalistes, a provoqué, à gauche, une indignation légitime et quasi - unanime. Un seul homme a osé, en cette occasion, publier un nouveau texte plein de fiel et de haine contre Médiapart...

Contrairement aux vociférations de Mélenchon lors des perquisitions au siège de la France dite Insoumise (rebaptisée depuis France Intouchable),  la réaction du même à la tentative de perquisition dans les locaux de Médiapart a été écrite à froid.

C'est pire que tout ce que l'on pouvait redouter...

Dans cette réaction, pleine de haine recuite, médiapart est présenté, sans rire, comme le chien de garde zélé des basses besognes de la Macronie (absolument sic !).

Médiapart serait aussi l' organisateur d'une croisade de presse (Les croisés avaient donc des journaux ?) dirigée contre la FI .

Accusé d'utiliser des méthodes détestables, Médiapart aurait couvert de boue dans des spasmes de rage misogyne Sophia Chikirou .

Un procès en misogynie d'un ridicule achevé, puisque ce texticule vengeur est publié au moment même où des journalistes de médiapart sont jugés par un tribunal correctionnel suite au dépôt de plainte de Denis Baupin.

  Arrive enfin ce passage, d'un conspirationnisme effarant:

Les deux procureurs et les trois policiers venus perquisitionner savaient parfaitement que les dirigeants de Médiapartsans doute prévenus de longue date, ne permettraient pas la perquisition

Quels éléments permettent à Mélenchon de considérer que les dirigeants de Médiapart étaient sans doute prévenus de longue date de la perquisition ?

Il n'en cite aucun, et pour cause...

Parlant, enfin, deux lignes plus loin, de la protection du secret des sources, le dernier maduriste de France le décrit comme un "privilège réservé aux seuls journalistes"...

Alors qu'il ne s'agit en rien d'un privilège pour les journalistes, mais d'une protection fondamentale pour la liberté d'informer, qui permet à ceux qui ont des informations de les confier à des journalistes sans craindre les sanctions, et aux journalistes, après vérification, de publier ces informations. 

Cette haine de Mélenchon envers les journalistes en général, et envers ceux de Radio France et de Médiapart en particulier, n'est pas nouvelle.

Qui d'autre s'autorise à qualifier des journalistes de sales cons, de vermine, d'abrutis, invite ses partisans à les pourrir ?

Qui d'autre ose qualifier, sans la moindre preuve, un journaliste du Monde d'assassin, et se réfugie ensuite derrière son immunité parlementaire pour refuser de s'en expliquer devant un tribunal ?

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Captures d'écran à partir de cet article, qui retrace les différentes péripéties de cette affaire.

Le texte de Mélenchon qui attaque Médiapart atteint des sommets dans l'injure, mais succède à des bordées d'insultes et de menaces, proférées depuis des années, avec constance, contre les journalistes.

Il ne s'agit pas d'un dérapage.

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On ne changera plus Mélenchon.

Mais comment des militants qui se prétendent de gauche peuvent-ils encore soutenir un pareil personnage, dont la mégalomanie, l'autoritarisme, l'intolérance, la violence verbale constituent des traits de caractère absolument évidents ?

Mélenchon et la presse : la crainte de la redite - La Chronique de Bruno Donnet © France Inter

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