FEMEN: Vive le droit au blasphème ! Soutien à Mila !

Face à un déferlement d'injures sexistes, homophobes, de menaces de viol et de mort, une lycéenne qui n'avait commis aucune infraction s'est retrouvée quasiment seule, harcelée par des milliers d'agresseurs islamistes. Toutefois, les FEMEN lui ont apporté leur soutien.Sauvant ainsi l'honneur du féminisme.

Voici le communiqué intégral des FEMEN, en date du 25 janvier dernier.

Honneur à ces courageuses combattantes !

ALLAH UNE, ALLAH DEUX, ALLAH TROIS : VIVE LE DROIT AU BLASPHEME !

Cette semaine, Mila, 16 ans, a reçu des milliers de messages de menaces de mort et d'attaques homophobes pour avoir exprimé des critiques envers l’islam, suite à des insultes misogynes, sur son compte Instagram.

Par mesure de sécurité, Mila vient d’être déscolarisée, car ses coordonnées personnelles ont massivement été divulguées sur plusieurs réseaux dans le cadre d’appels au viol et au lynchage.
Le parquet a ouvert deux enquêtes, l’une pour “menaces de mort, menace de commettre un crime, harcèlement et usage de l’identité ou de données d’identification d’autrui en vue de porter atteinte à la tranquillité et à l’honneur” contre ses agresseurs, l'autre pour "provocation à la haine raciale" contre Mila.

FEMEN apporte tout son soutien à Mila : dans un pays laïc, républicain et démocratique, le « blasphème » est un droit essentiel. L'enquête ouverte par le parquet contre Mila est une grave entrave à notre liberté d'expression.

FEMEN dénonce l’instrumentalisation du combat contre le racisme en vue de faire reculer notre droit à critiquer les religions. Toute tentative d'assimilation du blasphème au racisme doit être combattue.
Critiquer la religion n'est pas attaquer des personnes croyantes mais des idées.
En aucun cas cela ne devrait donner lieu à des menaces et à la mise en danger de celle qui les énonce. La croyance ne permet en rien de justifier la violence des attaques subies par Mila.

FEMEN dénonce aussi le manque de courage politique et d’honnêteté de celles et ceux qui n’ont pas exprimé leur soutien à Mila et leur indignation face à ce recul de nos droits fondamentaux.

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