Droit de réponse de Laurence De Cock et Mathilde Larrère au magazine Causeur

Dans un article particulièrement mensonger et salissant, le journal Causeur montre son appétit pour l'accusation et son indifférence à la vérité. Etant resté sourd pour le moment à notre demande de droit de réponse (qui est pourtant une obligation), nous le publions ici.

Droit de réponse à l'article intitulé "Au procès de Rokhaya Diallo, accusation de racisme et de rires sur Charlie Hebdo", par Sophie Valles, publié le 26 juin 2018 et remanié le 27 juin 2018 dans le magazine Causeur.

 Le 19 juin dernier se tenait au TGI le procès qui opposait Frédérique Calandra à plusieurs prévenues dont Sylvie Tissot et Rokhaya Diallo et des femmes du collectif « 8 mars pour toutes » suite à au refus par la maire du 20e que Mme Diallo participe à une table ronde sur le féminisme, puis à l’annulation de cette même table, mais surtout en raison de la publication d’un texte qui se questionnait sur cette annulation et posait l’hypothèse d’une réaction de racisme anti musulman contre Mme Diallo.

 Dans la salle, de nombreux soutiens de chacun des deux camps.

Un procès tendu.

La salle réagit souvent, d’un coté ou de l’autre aux réponses des prévenus, des témoins, aux effets des avocats. Au bout de trois heures de procès, le débat a lieu entre un témoin et l’avocat de la défense sur la question des biffins et leur traitement dans le 20e.

Au fond de la salle, on entend des réactions quand la témoin explique, reprenant ce qu’avait dit la maire du 20e, que les roms n’ont pas « la bonne culture des biffins ».

A ce moment, le procureur prend la parole, affirme qu’il n’est pas possible qu’il y ait autant de réactions dans la salle et demande que sortent du tribunal près d’une dizaine de personnes des rangs du fond.

Nous étions, Laurence De Cock et Mathilde Larrère dans ces rangs du fond. Nous avions, à voix basse, discuté de cette notion de « culture des biffins ».

Tout le rang se lève et sort, étonné de la sanction car il n’y avait pas eu plus de manifestation qu’avant, ni plus vraiment qu’ailleurs dans la salle, juste une agitation comme à d’autres moments, sans que soit troublé le déroulement des débats. Mais tout le monde obtempère.

 Voilà les faits

 Mais aujourd’hui, sur les réseaux sociaux, et désormais dans votre journal, différentes personnes instrumentalisent cet incident de façon ignominieuse. L’expulsion du groupe est réduite à celle de Mesdames  Laurence De Cock et Mathilde Larrère – voire de Laurence De Cock tout court chez Causeur -  cependant qu’un motif est totalement inventé : elles auraient « ricané » alors qu’un témoin évoquait ses souvenirs de Charlie Hebdo.

 On pourrait se contenter de trouver cela grotesque mais c’est évidemment un procédé abject de récupération du drame de Charlie à des fins de harcèlement. Chacun sait qui est spécialiste de ces pratiques délétères presque quotidiennes auprès de l’opinion publique.

 

Fait le 26 juin 2018.

 

Laurence De Cock et Mathilde Larrère

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