ACTE XIV : UNE PROMENADE DE SANTE

C'est à la fin d'un double acte ce dimanche, conçu pour marquer précisément le troisième mois de mobilisation des gilets jaunes impulsé le 17 novembre 2018, auquel j'ai participé.

Certes, la foule était moins nombreuse que la veille, où la participation à la manifestation parisienne était plus importante que le précédent samedi, mais loin d'être ridicule ; notre pôle lutte des classes était lui assurément moins fourni mais la CGT Paris avait une présence plus marquée avec ses drapeaux tout comme Solidaires ainsi que des etudiant-es qui portaient le symbole du Printemps d'Erable.

Nous avons cheminé, escorté à la manière des manifestations anglaises par les forces de l'ordre, jusqu'à la Tour Eiffel, sans tension particulière (il fallait quand même voir la tête du personnel au qui-vive sur le perron des boutiques de luxe avenue Montaigne). La tension était plus en interne au cortège alors qu'Ingrid Levasseur, revenue de ses ambitions politiques, était dans le défilé tout comme Sophie Tissier, qui faisait partie des organisateurs de la manifestation : elles se sont faites toutes deux rabrouées par une majorité de gilets jaunes attachés au côté impétueux du mouvement.

L'impétuosité s'est exprimé une fois arrivé au Champ de Mars où nous avons joué au chat et à la souris avec la police qui, bien que présente en nombre, ne savait plus où donner de la tête compte tenu de la superficie et de la présence des touristes. Une partie des gilets jaunes a été jusqu'à République et une autre y compris a pu retourné sur les Champs...

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