NOTRE RENTRÉE SOCIALE

Environ 250 militant-es de Solidaires ainsi que des délégations d'autres centrales et de plusieurs mouvements sociaux ont manifesté ce mercredi pour la deuxième année consécutive en direction de l'université d'été du MEDEF, placée sous bonne garde.

C'est certes moitié moins que l'an dernier, où la nouveauté de l'exercice et l’électrochoc de l'élection de Macron avaient alors contribué à sa réussite, mais on ne peut que se féliciter qu'une telle initiative perdure même si l'ondée, qui nous as surpris alors que le rassemblement battait son plein, l'a fait tourner court.

On peut néanmoins encore regretter cette année que la CGT, en dépit de l'invitation qui lui était faite, ait tenu son propre rassemblement - qui n'a réuni qu'une trentaine de personnes - juste avant le nôtre.

Deux écueils nous guettent cependant si on veut éviter une rentrée sociale inconséquente :
- d'une part, croire qu'elle est à l'image de celle de l'an dernier alors que, entre l'affaire Benalla et le discrédit vis à vis de sa politique, Jupiter s'est durablement démonétisé (c'est pourquoi il est regrettable que les organisations réputées combatives daignent encore se prêter à l'exercice du dialogue social avec ce gouvernement, en particulier après l'annonce qu'il allait prendre beaucoup à ceux qui ont peu plutôt que prendre peu à ceux qui ont déjà beaucoup).
- d'autre part, repartir dans un florilège de dates par corporation : imaginez que la date retenue pour la journée interprofessionnelle ne soit pas celle déjà retenue pour la mobilisation des retraité-es le 9 octobre prochain...

La période de rupture dans laquelle nous sommes rentrés et les luttes qui ne se sont pas relâchées en dépit des congés (rail, Poste, santé, McDonald's, livreurs uberisés etc.) nous obligent non seulement à être combatifs mais surtout à la clarté !

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