[Débat ce lundi à 19H] Après la scandaleuse expulsion d’une dame de 98 ans, que faire pour garantir le droit au logement ?

Il y a des faits divers terribles, désolants et révoltants, qui invitent au sursaut. C’est indéniablement le cas de cette expulsion, à Nice, d’une vielle dame de 98 ans, grabataire, et de sa fille. Des faits graves, qui invitent à réfléchir et à débattre. C’est précisément l’ambition du débat organisé le 3 novembre au Tarmac à Paris, dans le 20ème arrondissement, avec le parrainage de Mediapart, sur le thème « Logement social et droit au logement : quelle politique voulons-nous ?».

Il y a des faits divers terribles, désolants et révoltants, qui invitent au sursaut. C’est indéniablement le cas de cette expulsion, à Nice, d’une vielle dame de 98 ans, grabataire, et de sa fille. Des faits graves, qui invitent à réfléchir et à débattre. C’est précisément l’ambition du débat organisé le 3 novembre au Tarmac à Paris, dans le 20ème arrondissement, avec le parrainage de Mediapart, sur le thème « Logement social et droit au logement : quelle politique voulons-nous ?».

Les faits parlent d’eux-mêmes, tout à la fois émouvants, bouleversants et indignes. Ainsi donc, à quelques jours de la trêve hivernale, une quinzaine de policiers – quels dangers la puissance publique craignait-elle pour en dépêcher autant ?-, accompagnés d’huissiers, ont procédé voici quelques jours à Nice à l’expulsion d’une vieille dame de 98 ans, grabataire, et de sa fille, retraitée, en application d’une décision de justice. Faits divers tragique, produit de la misère ordinaire : ruinées après avoir été victimes d’une escroquerie, les deux femmes n’avaient plus les moyens depuis très longtemps de payer leur loyer, mais leur demande d’obtention d’un logement HLM n’avait pas plus aboutie. Le résultat est à pleurer : les deux femmes, qui ne voulaient surtout pas être séparées, l’ont été. L’une, la plus vieille a été conduite à l’hopital ; l’autre, sa fille, a été laissée à la rue avec quelques sacs. Oui, à pleurer. De tristesse, de révolte…

Car, en fait, il ne s’agit évidemment pas d’un fait divers. Mais bien plutôt d’un fait hautement symbolique. D’un fait politique qui en dit long sur l’état de logement social en France. Et sur l’état du droit au logement.

Car, si on regarde les chiffres, dans leur froideur, ils disent la même chose. Ils ne laissent pas transparaître les souffrances sociales ; ils ne permettent pas de les toucher du doigt, mais ils invitent à la même réflexion : ne faut-il pas rouvrir le débat sur le logement social ? Ne faut-il pas rouvrir celui sur le droit au logement ? Ne faut-il pas en somme rouvrir le débat sur la politique du logement ?

Regardons en effet ce que disent les chiffres de la Fondation Abbé Pierre, pour ne parler que de ceux-là (on peut les consulter ici). Ils suggèrent que pas loin de 10 millions de Français souffrent à un titre ou à un autre du mal-logement, soit qu’ils sont sans domicile, soit qu’il ne disposent pas des éléments de confort minimaux, soit qu’ils vivent dans une résidence en déshérence. Près de 10 millions : le chiffre, par son énormité, fait froid dans le dos mais, en en vérité, n’a rien pour surprendre. Car 10 millions, c’est aussi, selon les normes statistiques de l’Insee, le nombre de pauvres que compte la France. Entre 9 et 10 millions, pour être plus précis. Un nombre, depuis le déclenchement de la crise financière, qui ne cesse de grimper, en parallèle à l’envolée historique du nombre des demandeurs d’emplois.

Bref, il y a urgence. Il y a urgence à débattre de la politique du logement, qui s’accommode peu ou prou de cette situation de plus en plus grave, de mal-logement. C’est la raison pour laquelle Mediapart a décidé de s’associer à l’initiative de nombreux citoyens, militants syndicaux et associatifs, qui ont fait le choix d’ouvrir le débat, en organisant une rencontre au théâtre du Tarmac, lundi 3 novembre de 19H à 20H30, sur l’intitulé : « Logement social et droit au logement : quelle politique voulons-nous ?» Voici donc ci-dessous l’invitation à ce débat public auquel tous les lecteurs de Mediapart qui le souhaitent peuvent assister, sous réserve de s’inscrire préalablement auprès du Tarmac entéléphonant au 01 43 64 80 80 :

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