Laurent Mucchielli dans La Voix Est Libre © France 3 LR
Laurent Mucchielli dans La Voix Est Libre © France 3 LR
Les études scientifiques s'accumulent, prouvant à la fois le peu d'efficacité et le coût exorbitant de la vidéosurveillance. Et pourtant les communes continuent à s'équiper de plus en plus. Comportement irrationnel des élus ? Du point de vue de la performance du dispositif, c'est évident. Mais si cela se développe à ce point, l'effet de mode et les attitudes conformistes ne suffisent pas à l'expliquer. D'autres formes de rationalité sont à l'oeuvre. Il faut donc inverser la question et se demander quelles « bonnes raisons » ont les élus locaux d'agir ainsi. On comprend alors assez vite que, la vidéosurveillance, ça sert aussi, et parfois même avant tout, à faire de la politique auprès de ses électeurs. Nous l'évoquions il y a quelques jours dans une émission de France 3 Languedoc-Roussillon. Il faut ici le montrer exemples à l'appui.

 

 

De « bonnes raisons » d'installer la vidéosurveillance sur sa commune

 

Sachant que le mythe du progrès par la technologie est très répandu et que les élus et leurs services techniques ne sont généralement pas informés de l'existence des critiques scientifiques de la vidéosurveillance, on ne voit pas pourquoi ils y résisteraient. En réalité, deux constats les poussent même fortement à adhérer au dispositif et à le retourner à leur avantage (politique).

Premièrement, il s'agit quasiment d'une injonction de l'Etat qui exerce une très forte pression sur les élus locaux par le biais des préfets bien sûr, mais aussi de la hiérarchie policière et gendarmique sommée en quelque sorte de se transformer en représentant de commerce des marchands de caméras. Ainsi, par exemple, un article du journal Sud-Ouest nous apprend que, jeudi 14 octobre, lors de la séance inaugurale du Conseil intercommunal de sécurité et de prévention de la délinquance de Saint-André-de-Cubzac (commune de 8 500 habitants en Gironde), le sous-préfet a réclamé l'installation de la vidéosurveillance, soutenu par le (nouveau) capitaine de gendarmerie. Le maire (PS) résiste toutefois, persuadé qu'il est (et comme il a raison !) qu'il vaut mieux « renforcer les moyens humains et embaucher un nouveau garde champêtre ».

Deuxièmement, malgré les critiques des associations de défense des libertés publiques, la vidéosurveillance est pour le moment acceptée par la majorité de la population. La plupart des gens y sont assez indifférents, une minorité (à fort sentiment d'insécurité) la soutient même activement (les commerçants, les personnes âgées). Pourquoi donc s'y opposer ? Pourquoi pas, même, ne pas en profiter, récupérer l'idée à son avantage et s'en servir activement auprès de ses électeurs ? C'est ce que les maires sont de plus en plus nombreux à faire.

 

Quand la vidéosurveillance sert à faire de la politique auprès de ses électeurs

 

Pour ne fâcher personne, nous prendrons un exemple dans chaque bord politique.
A gauche d'abord. La ville de Montpellier est équipée depuis dix ans de la vidéosurveillance. En 2009, elle comptait 114 caméras, essentiellement dans le centre-ville et dans le quartier de la Mosson où se trouve son grand stade de football. Madame le maire (Hélène Mandroux, PS, qui a succédé à Georges Frèche) compte t-elle développer encore le système ? La tentation de l'usage politique pourrait l'en décider. On le comprend en lisant le communiqué de presse de la mairie publié le 30 septembre, qui dit ceci : « La Ville va étudier l'installation d'une caméra de vidéosurveillance rue des Tilleuls. En marge de son déplacement dans le quartier Hôpitaux-Facultés, Hélène Mandroux a rencontré aujourd'hui, en tête-à-tête, Annick Neumuller, la mère de Ludmilla, assassinée cet été dans le bureau tabac de la rue des Tilleuls. A l'occasion de cette visite, les commerçants du centre commercial La Colombière lui ont également remis une copie de la lettre adressée à la Mairie. Hélène Mandroux les a informés que la Ville mettait à l'étude l'installation d'une caméra dans ce quartier dans le cadre du déploiement de la vidéosurveillance à Montpellier ». A chaque affaire médiatisée, on mettra une caméra ?

A droite maintenant, où certains semblent prêts à tout pour tirer parti de la mode actuelle. Jugez plutôt. Située à une vingtaine de kilomètres au nord de Lyon et au sud de Villefranche sur Saône, voici la commune de Chazay d'Azergues, 4 000 habitants, paisible gros village de la région du Beaujolais des Pierres Dorées. Le magazine Lyon Capitale et le site Rue 89 nous apprennent que le maire, Alain Martinet (UMP), y a fait installer 37 caméras de vidéosurveillance. Avec un taux qui approche donc 1 caméra pour 100 habitants, Chazay d'Azergues se trouve ainsi être désormais la commune la plus vidéosurveillée de France ! Rien ne doit échapper à l'oeil des caméras selon monsieur Martinet, pas même l'école primaire (6 caméras), ni même l'école maternelle (3 caméras) et même pas la crèche que surveillent 6 caméras ! Le système se trouve ainsi poussé jusqu'à la caricature et au ridicule. Pourquoi une telle aberration, sinon parce que ce maire est sans doute persuadé que ses électeurs lui en seront reconnaissants et que c'est donc une bonne opération politique pour lui ?

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Tous les commentaires

Elles (les cas merah) servent la politique et le business des peurs. A montrer des spectacles crimineles choquant au 20h,  pour la résolution, dans certains cas, et les enquêtes,  mais le crime est comis!
Elles peuvent peut-être désservir en comprendre le mobile des crimes, puisque le criminel est pris.

On dit de Londre que c'est une ville très équipées en Vidéo surveillance, mais l'actualité récente du carnage à la machette, montre:

1- que la caméra vidéo ne s'est pas décroché de son mur pour sauver qui que ce soit!
2 - que si ce fric avait plutôt servis à recruter plus des patrouilleurs, les gens auraient eu peut-être plus de chances, aussi infîmes soient-elles d'être sauvé.
3 - que finallement, en plein jours, les lieux de passages sont déjà vidéo surveillé par les nombreux téléphones portables des passants et que de toutes façons, un agent derrière un écran ne sert à rien, sauf s'il y aurait eu une arme sur la caméra!

Alors, est-ce qu'il ne faudrait pas mieux des agents sr les voix publique qu'impussants derrière un écran?

C'est Domage qu'on voit 100 fois plus de Bauèriens à la Télé française, que des Laurent Mucchielli dont seule des recherche sur le net et la curiosité sur les marchands de peurs, m'ont permis de tombé dessus:
        Si les éluts se précipitent dessus c'est due à une préssion de l'etat!
- Quand Laurent Boneli dit Un Cas peut servir, on peut même ajouté qu'il est immétiatement grossis à la loupe, car ce cas se retouvera en breaking-news et l'éffet loupe médiatique répendra l'idée, dans l'opignon choqué par ce cas , que cela fonctionne foncément. L'exemple récent du crime de Londre ..... Oui de Londre, c'est dire que les promotteurs de la vidéo surveillance sont obligés de grossir LE TARRé de l'année, voir de la décénie, et d'aller le trouver à l'étranger, pour faire grosse impréssion sur les recepteurs civils, du l'utilité du Business Vidéo Surveilleance que les administrés vont réclamer, oubliant au passage que la vidéo surveillance n'a pas arrêter le boucher surrement très fracassé et imprévisible.

- La vidéo surveillance est-elle utile dans les lieux de passage où les mobiles vidéo de chaques passants, peuvent se déclancher et faire se travail de preuves pas l'image.

- Le Figaro donne d'ailleurs la solution que la ville de Londres à d'abord choisis en urgence, en affectant 1.200 policiers supplémentaires déployés dans Londres .....C'est peut-être qu'il en manquait!

- Heureusement, les massacres barbares à la machettes ne doivent pas être si fréquent et des patrouilleurs en véhicule auraient peut-être mieux servit que l'opérateur vidéo impuissant.

- L'histoire raconte peut-être aussi que, pour ce type, la violence des guerres, la même que celle qui rendaient fous des vétérans du Viet-nam, est peut-être le problème à résoudre préventivement, plustôt que le constat audiovisuel des conséquance.

- Même ceux considérés comme des héros aux USA, devienent complètement dingues:
Dailymail.co.uk Read more:
Vietnam War veteran, 68, 'beats to death resident and caregiver with hammer at assisted-living home'

Il est aussi un fait culturel que les musulman citent plus souvent Alah et des mots de leurs religion dans leurs quotidiens (même en silence pour eux-même) que les autres religions. Les chrétiens en tous cas dise rarement Jésus est grand ou merci Jésus... C'est culturel quoi qu'on en pense. Donc, quoi qu'ils fassent de bien ou de mal, d'annodin parfois, ou de non ordinaire et même de crimilnel, les gens assez religieux qui termient, parfois ,leur faits et gestes d'Allah akbar (arabe : الله أَكْبَر) signifie en arabe « Dieu est [le] plus grand », ou God is great, ou Boudah est assis, ils focalisent automatiquement sur leures religions, et sans le vouloir, ce simplisme du choc des civilisation dans lequel tout le monde (Bauer et compagnie, en tous cas) s'engoufre comme un tique débile et mécanique.

  Bref, toutes ces critiques sur les stigmatisations mécaniques possibles qui m'intérroges, envers les musulmans, je les livre d'autant plus facilement que je deteste toutes les religiions mais que je comprenne d'autre part la difficulté naturelle pour tous les croyant du monde , de sortir de leurs sèctes de masse.

  Alors, personne ne sait encore comment cette homme est devenu le monstre, mais comme il serait musulman, la question d'ordre de son histoire prersonnel ne se pose même pas!
- Mais alors, qui s'est demandé la confession d'un meutrier lorsqu'il est non musulman?
- Qui s'est demander quelle était la confession de Marc Dutrou?
- Etait-il fou ou dévian, pacre que Chrétien et donc pédophile, ou un Athé qui serait alors coupable d'avoir été depourvue de foie, ou, en fait, et simplement un criminel à la hauteure de ses crimes et pas de sa prétendue foie ?