Lauriane Boo
EnsAignante Education Nationale/féministe
Abonné·e de Mediapart

11 Billets

1 Éditions

Billet de blog 21 juil. 2022

Lauriane Boo
EnsAignante Education Nationale/féministe
Abonné·e de Mediapart

Retour subjectif sur les Rencontres féministes de Grenoble

Après les rencontres organisées de la Coord Féministe à Grenoble, nous, militantes de différents horizons, dessins le bilan des Rencontres. Non exhaustif, non désengagé mais non partisan, subjectif, politisant l'intime, féministe. A différentes voix, sur différents tons et registres. Aujourdui le retour, sensible et sans concession des Rencontres vécues par Misandro89.

Lauriane Boo
EnsAignante Education Nationale/féministe
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Ebauche d'un retour (subjectif et sensible) sur les Rencontres de Grenoble de la Coordination féministe

Tu es militante du Groupe de Travail Luttes de Genre et Feminismes de France Amérique Latine, prof syndiquée,  engagée contre les VSS, militante internationaliste, antifa, antiraciste entre autres étiquettes. [  ]

D'abord, introduction piège, que répondre à la question "D'où tu parles" ? Comment te situes-tu?

Ma position n'est que celle d'une femme de ma/dans mes conditions à un moment T. Pas d'une intellectuelle féministe, mais d'une trentenaire blanche, issue de la classe moyenne rurale, habitante d'un quartier populaire de la périphérie d'une métropole, ex précaire de la fac, actuelle enseignante au Lycée en milieu rural plutôt RN/Reconquête que NPAsphere-compatible. 


Je m'exprime en mon nom seul, sans autre ancrage que cette réalité. Pour paraphraser bell hooks, je ne veux pas de majuscule à mon nom et je n'aspire pas à ce qu'il puisse représenter ou signifier quoi que ce soit. Je ne tiens pas à leader, théoriser pour prendre le pouvoir par la nomination, mais à agir et faciliter et accompagner celleux et ce en quoi je crois et que je veux défendre.
[  ] Après la position, venons au positionnement. Quelle définition du féminisme ?
En prenant en compte les limites évoquées par ma position, la synthèse de mon féminisme du présent serait un petit peu la suivante: un feminisme du corps, un féminisme où tout est politique, où le corps s'engage tout entier dans la lutte parce qu'il est politique et qu'il doit se défendre. Un féminisme où tout est politique, des lacrymos qui t'enlèvent la vue aux violences de genres, des fouilles et des viols, à l'ovaire, l'épisio, l'hysterectomie, le bourrelet, en passant par la maternité, la maladie, les (poly)amours et les amitiés sexuelles, le choix de son nom et la lutte pour un logement décent...
-un féminisme stratégiquement mysandre mais aux portes ouvertes aux alliés qui  partageant avec nous un horizon décolonialiste et agenré,  cherchant avec nous de nouvelles places à habiter et de nouveaux espaces safes à construire. En somme celleux qui embrassent des perspectives de déconstruction et élimination des systemes fondées ou fondant les catégories de genres, de sexualité, de race, de classe, de validité...et toutes les dominations, les crimes et déshumanisations qu'ils impliquent.

-un féminisme de la bienveillance, de la sincérité et de l'écoute, de l'avancée en marchant et du collectif, de la célébration et de la vie, du temps et de la réflexion, de la cohérence dans le passage théorie-praxis par le soin et autres rôles assignés sont perçues et pris en charge collectivement (je milite activement à la fin des triples journées des féministes travailleuses militantes)
-un féminisme de masse, aux contours gramsciens dans l'optimisme de la volonté et le pessimisme de la réalité, dubitatif et (auto)critique devant tout ectarisme pseudoradical. Qu'il soit celui d'étudiantes blanches de classe moyenne avec bien peu d'ancrage dans la réalité et de cohérence théorie-praxis ou celui de militantes blanches pseudoprogressistes plus expérimentées, mais verticalistes-autoritaristes-dirigistes, moralisatrices, dogmatiques, islamophobes, détentrices de la vérité, reproduisant in fine des oppressions qu'elles disent combattre...On en voit des exemples sur tout le spectre, y compris parmi les plus radicales d'entre "nous", comme l'ont fait dire certains échanges récents issus des ateliers et assemblées des Rencontre de Grenoble
Il n'y a pas que la TERF qui est problématique...
-Un féminisme combattant sans concession toute récupération, toute déviation antirévolutionnaire, réactionnaire, des pseudoféminismes nationalistes aux feminismbashing ou feminismwashing, tout autant que l'instrumentalisation, la cooptation, l'appropriation et la confiscation d'autonomie du mouvement social par le politique.
-Un féminisme déconial, agenré, trans-inclusif, antiraciste, antifasciste, imbriqué, prosexe. Un féminisme ancré dans les réalités des marges et les "sentiers qui bifurquent" des oppressions et leurs imbrications, reproduites et transformées de génération en génération.
-Un féminisme génetiquement lié au Black feminism, aux féminismes du bas, des suds des US, des noires, des chicanas, des townships et du fond des Andes, en Spanglish et en Mapunzugun, des féminismes des suds globaux, africains, caribéens, latinxs, autochtones, communautaires, populaires, autogestionnaires. Lié à la genèse de la décolonialité féministe de M. Lugones, O. Curiel, R. Segato et tant et tant de grandes autrices et actrices anonymes de par les Suds dont Torres García faisait le Nord.
-Un feminisme pour qui il s'agit de deconstruire les catégories pour détruire les oppressions qu'elles impliquent, mais un feminisme assumant  qu'il ne suffit pas de nommer (le crime d'un) un m(âle) pour le combattre. Il ne me semble pas que nous ayons crié assez fort pour que les voix des Suds des villes du Nord s'unissent à celles des Suds pour rendre visibles et combattre les mêmes systèmes qui nous oppressent, différentiellement. L'invisibilité des oppressions immédiates est toujours la norme: sur un ranking des allégories des imbrications d'Oppression, la photo d'une piscine au dessus d'une favela de Rio de Janeiro apparaîtra plus tôt que celle d'une mère célibataire agente à l'Ibis Batignolle luttant pour defendre ses mômes et ses conditions de travail. Je ne sais pas où se situera dans le Top Ten des superpositions d'oppressions la photo d'une jeune haïtienne employée par un sénateur victime d'agressions sexuelles répétées, ni la thésarde ivoirienne qui se prostitue. Sans doute loin, car ces choses là se voient peu et se maquillent bien, c'est la Lettre d'Edgar Poe. Elles seront d'autant moins visibles qu'elles n'existent en tant que telles, elles ne sont suivies que par les associations et avocats qui croisent la route des marges. Elles restent les plus nombreuses, les invisibles aux yeux de la masse, de manière inversement  proportionelle à l'importance de leur tâche dans le quotidien, le ménage des bureaux, les sandwichs du déjeuner, la douche de nos aïeux, les couches de nos enfants.
Elles sont la premiere ligne et celles qui soutiennent le capitalisme et c'est ce que les Faiseuses de Grève féministe ont bien compris à travers l'Argentine, le Chili, l'Espagne l'Italie.

La lutte mérite qu'on s'attarde sur les invisibilisations et les dominations que l'on reproduit, nous, militantes, souvent malgré nous, mais en assumant sans cesse ce questionnement.

Les #taggtonoppression à venir devront necessairement casser la glace entre les luttes antiracistes, décoloniales et les féminismes post-#metoo. Ils devront sans doute aussi questionner les liens entre prise de conscience, révolution de soi, féminisme sur soi et entre soi et action et engagement collectif, concret, dans la révolution féministe. Pas celle qui est toujours au coin de la rue et jamais à l'heure dans la bouche des radicales, la révolution des masses qui survivent sous le joug dun système colonial, patriarcal, capitaliste neoliberal prédateur qui s'approprient leur corps et leur assigne une place à laquelle elles tentent de survivre.
[  ] RETOUR SUR LES RENCONTRES
Pendant les Rencontres de Grenoble certaines ont essayé de faire entendre le manque de questionnement antiraciste et de classe...On peut revenir sur les débats internes?
Oui, la décolonisation manquée du féminisme est un sujet, en France et en Occident de manière générale.

Plus encore dans la praxis qu'au lointain royaume de la théorie, où une bonne partie de la gauche et des mouvements sociaux se disent toustes féministes, antifascistes, antiracistes et j'en passe. La déconstruction est un horizon, inatteignable pour tout le monde, mais l'autocritique et la réflexivité sont nécessaires et urgents, l'humilité est notre meilleure alliée pour sortir de la contemplation et agir pour nous rapprocher de l'horizon émancipatoire.


Il est urgent de penser politiquement notre façon d'être au monde. Nous n'avons pas le luxe de pouvoir nous passer de l'autocritique, nous ne sommes pas exemptés de reproduction des oppressions parce que nous avons une étiquette militante. Mais nous ne pouvons pas seulement travailler à nous changer nous mêmes, nous assumons la charge de porter des pédagogies féministes qui déconstruisent et émancipent. Elles sont cruciales tant les dangers, menaces, reçues sont manifestes.

Rappelons le contexte de polarisation dans laquelle s'inscrit ce moment féministe: les violences de l'extrême droite et son infusion-colonisation fascinante d'une bonne partie du spectre politique rend les positionnements violents et difficiles à assumer, engagent de fait le corps dans la lutte, être décolonial, être féministe, avoir une sexualité et vie affective hors norme, c'est être une cible perpétuelle des procès en communautarisme,  des menaces de mort pour déviance woke-islamogauchistes, des accusations de diffamation, des vengeances pour défiance de classe de race de genre ou de positionnement idéologique, c'est être surveillé comme ennemi intérieur et subir des attaques dans la rue, en témoignent les Lyonnais et les librairies de gauchistes...
Le collectif est une protection, une résistance et une défense, l'autocritique et la cohérence theorico pratique, des urgences vitales.

Mais ce ne sont pas les seules urgences à mon sens. Les débats de fond et le fonctionnement concret du mouvement montrent ses besoins d'autres angles de vue, de décentration, de décolonisation pour être plus inclusif, gagner en cohérence et en solidité Je pense par exemples aux ateliers Féminisme anticarcéral et Anti-Validisme; je pense à l'absence d'atelier sur l'éducation féministe au delà de la sphère de la gestion des enfants, à la gestion des alliés dans l'action...

[  ] FEMINISME ANTICARCERAL Que fait on des violeurs?
Depuis ma place sans doute l'un des ateliers les  plus attendus.
Les expériences ont à différents niveaux opéré des prises de conscience et chargé cette problématique d'une importance majeure chez moi. D'une part depuis les points de vue appris aux côtés des féminismes anticarcéraux de mes camarades juristes et militantes latinxs. D'autre part en faisant l'expérience de la victimité à plusieurs reprises, et le questionnement nécessaire de mes besoins face au bourreaux et à la gestion de l'agression. En faisant face, aussi, aux collègues harceleurs, aux camarades violeurs, et vice versa, que j'ai dû dénoncer, face auquel j'ai dû témoigner... Face aux mecs dont j'ai cherché à comprendre la raison d'agir, retissant les fils de leurs trajectoires pour déboucher sur l'agression. En chemin, j'en arrive à la conclusion transitoire suivante: ILS sont partout. Ai-je besoin de citer des noms pour montrer que du plus fameux gauchiste à l'intouchable légitimité, du bas ou du haut de l'échelle, du plus attendrissant des camarades aux alliés les plus déconstruits, les agressions sexuelles et sexistes sont quotidiennes dans nos vies de féministes? Nous avons besoin de sortir du discours confortable de victimes dénoncent, nous devons nous protéger et nous défendre, nous devons assumer collectivement le poids des violences que nous subissons et la deconstruction-destruction de leurs mécanismes.
Meme si cela témoigne de la période dans cette géographie et des limites de nos féminismes, je ne vais pas cacher ma frustration lorsque ce qui ressort des échanges et des textes des Rencontres à tendance à se réfugier dans une défense du primat de la parole des victimes et le placement de la victime au centre de la gestion des violences. Une ligne de lutte évidemment  toujours nécessaire et cohérente mais une réponse de peu d'ambition, refusant in fine la question à traiter. Alors même que nos vies crient l'urgence.
Le problème des VSS n'est pas individualisable, il ne saurait être réduit à une dimension médicalisable, pathologisante ou pénale, il s'appuie sur des éléments culturels fondamentaux qu'il nous est urgent de révolutionner. Il est incohérent de ne pas chercher à dépasser un angle carcéral qui enferme lorsque nous voulons libérer, un angle déshumanisant qui condamne sans perspective de réhabilitation ni libération des violences. Nous pouvons agir et penser la réhabilitation et l'éducation depuis d'autres angles. Des perspectives decoloniales peuvent nous aider, mais il nous faut leur en laisser l'espace et reconsidérer nos positionnements à la lumière des Suds.
[  ] VALIDISME Psychiatrie et  émancipation féministe 
Dans le même sens j'attendais un peu plus d'ouverture et de réflexivité du mouvement dans la sphère de lutte anti-validiste. J'aurais souhaité un échange féministe qui dépasse les problématiques liés au handicap physique et les débats purement lexicaux et discursifs, pour intégrer dans nos débats le validisme face au handicap et au trouble mental, la gestion de celui ci dans nos luttes, une capacité plus grande de questionnement de notre propre inclusivité.
Et c'est directement une question féministe, le lien se fait lorsque dans les groupes de Mamans Solo, les adoptantes ou les célibaires ayant recours à la PMA dénoncent la nature patriarcale, médicalisante, assistantialiste, marginalisante et validiste des discours auxquels elles font face ou l'arbitrarité d'autorités leur refusant l'accès à la maternité aux motifs de leurs troubles. Les liens sont établis entre validisme physique et violences gynécologiques ou médicales, il n'en va pas de même sur le plan de la santé mentale même si l'addiction aux médicaments, l'enfermement et le contrôle des corps sont quelques uns des enjeux majeurs de protection des femmes atteintes de troubles psychiatriques, pas seulement dans les classes moyennes hautes au contraire.
[  ] ETRE PROF ET FEMINISTE?
-L'éducation émancipatrice est un sujet féministe majeure: l’éducation progressiste, les médias dominants, les institutionnalisations se voulant progressistes dépolitisent les luttes féministes, individualisent et dissolvent les problématiques, instrumentalisent les débats autour des questions de genre. Il ne suffit pas de proclamer une éducation féministe ou une vulgate prodéconstruction pour faire de l'éducation féministe. L'alliance des féministes génération Z et du puritanisme abolitionniste fait des ravages, autant que les fémonationalismes pseudosécuritaires et racistes.
Il est nécessaire de former et éduquer à/dans des éducations émancipatrices pour rendre inopérantes les forces réactionnaires de tous bords.

Mais quand œuvrons nous concrètement à une éducation émancipatrice du point de vue genre, race, classe, sexualité, appartenance et assignation diverses?
En tant que prof, en tant que tata et en tant que maman de substitution ça me questionne que nous questionions davantage notre mode d'éducation individuel que notre pratique collective de la maternité, notre système éducatif et les pratiques de ses agents, de la crèche et la maternelle au lycée et au supérieur. Je ne peux pas accepter de ne pas disposer de temps pour questionner ma pratique et mettre en œuvre des dispositifs émancipateurs dans ma salle de classe ou mon amphi. Comment former la société agenrée et émancipée sans montrer aux jeunes gens que les violences sexuelles et sexistes ne sont pas acceptables? Comment parler du Post Me Too, de libération des paroles et de réhabilitation féministe, devant un système légal-judiciaire, carcéral, à bout de souffle, qui ne sait punir (ni ne reçoit les plaintes pour) viols, tant le processus revictimise et violentent les femmes sans condamner leurs agresseurs? Comment agir alors que des cellules de luttes officielles contre les VSS fleurissent ça et la dans le supérieur mais que les profs harceleurs et violeurs ne tombent que rarement du piédestal de leur chaire? Que faire lorsque la tempête du #pasdevague est si forte dans l'Education Nationale que les profs qui l'ouvrent sur des VSS sont criminalisé.es, menacés et priés de la fermer ou que les recteurs en mal de profs s'asseyent sur les mains courantes et autres plaintes pour attouchements?
Étant passée par l'école et la fac en tant qu'étudiante et enseignante, j'avais écrit à ce sujet pour Mediapart fin 2020.
Aujourd'hui la lutte continue. Entre autres sous la forme d'ateliers de formation à l'action anti VSS à destination des profs et des élèves, dans un établissement où aucune intervention en matière de vie affective et sexuelle n'a plus lieu du fait d'obstacles administratifs, des coupures de financement de la région Wauquiez plus centrée sur le nationalisme et le patriotisme que la sexualité adolescente, mais aussi de collègues un peu rouillés ou pas assez à l'aise pour rouvrir le chantier.
[  ] Féminisme et organisations traditionnelles (partis, syndicats...)
<span;>Marxisme mal digéré et daté
<span;>Un point important pour moi tient à la formation féministe tout au long de la vie, à la connaissance de ses droits et outils de défense. La problématique de l'éducation feministe va au delà de l'enfance: la formation continue, la formation syndicale, sont ou doivent être des outils de libération. Je profite pour dire combien il est dommageable que, pour certaines militantes féministes, leurs luttes ne sauraient intégrer de syndicalistes. A celles pour qui ces articulations mouvement social syndical  et politiques ne peuvent s'allier sans compromission ou se rejoindre sans trahison: nos sœurs chiliennes, argentines, espagnoles, italiennes, l'ont compris: leur autonomie est intacte, leur force, bien supérieure à la notre. Des choses que l'histoire féministe a montré aussi pour peu qu'on quitte un peu le présentisme pressé qui est le nôtre.
A l'instar des propositions de l'économie féministe (DAWN et consoeurs), il faut repenser le lien entre feminisme-travail profuctif-reproductif. Pour mieux cerner l'utilité de l'outil syndical et habiter ce dispositif en le "féministant".
Quels efforts ne furent pas les nôtres ces dernières années pour inclure nos perspectives et revendications féministes dans les combats syndicaux ces derniers années? Pour nous battre avec les universalistes et defendre un féminisme anti islamophobe, pour faire du lien entre luttes antiracistes et syndicales au travers des Intersyndic enfants migrants et autres collectifs larges horizontaux. Pour installer le soutien syndical à la Grève féministe et aux Journées de Luttes contre les violences? Pour construire ensemble le mouvement retraite, accompagner les précaires, sans pap, sous traitantes, handi, trans et j'en passes et en défendant leur place comme sujets de luttes?
Comment accepter alors d'être perçues encore comme non légitimes dans les assemblées féministes locales? Bref, tant de détermination mais combien d'énergie perdue du fait de sectarisme puritain et aveugle...

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal — Amériques
Pour Washington, la France est un allié énervant mais indispensable
Si la Chine reste la priorité des États-Unis, l’administration Biden a besoin d’une relation transatlantique forte et d’une Europe unie. La guerre en Ukraine sera ainsi au programme de la visite d’État d’Emmanuel Macron à Washington, qui débute mercredi 30 novembre.
par Maya Kandel
Journal
Entre les États-Unis et l’Europe, l’ombre d’une guerre commerciale
L’adoption d’un programme de 369 milliards de dollars par le gouvernement américain, destiné à attirer tous les groupes sur son territoire, fait craindre une désindustrialisation massive en Europe. Les Européens se divisent sur la façon d’y répondre. 
par Martine Orange
Journal — Justice
À la mairie de Saint-Étienne : « Après Perdriau maître chanteur, voici Perdriau maître censeur »
Un nouveau conseil municipal sous tension s’est tenu lundi à Saint-Étienne, dix jours après la censure préalable d’un article de Mediapart. Les appels à la démission du maire se sont multipliés, à l’intérieur comme à l’extérieur de l’hôtel de ville. Inflexible, Gaël Perdriau a déclaré qu’il ne démissionnera pas, même s’il est mis en examen. 
par Mathieu Martinière (We Report)
Journal
De la prison avec sursis pour des manifestants « antibassine »
Le tribunal de Niort a jugé lundi cinq militants interpellés lors de la manifestation de Sainte-Soline. Le renvoi demandé par la défense a été refusé et des peines de prison avec sursis ont été prononcées, avec interdiction de séjour sur le territoire des Deux-Sèvres pendant trois années.
par Amélie Poinssot

La sélection du Club

Billet de blog
Dieu Arc-en-Ciel
« Au nom du Dieu Arc-en-ciel ». C'est ainsi que Kian Pirfalak (10 ans) commençait sa vidéo devenue virale depuis sa mort, où il montrait son invention. Tué à Izeh par les forces du régime le 16 Novembre. Sa mère a dû faire du porte-à-porte pour rassembler assez de glaçons et conserver ainsi la dépouille de son fils à la maison pour ne pas que son corps soit volé par les forces de l’ordre à la morgue.
par moineau persan
Billet de blog
Témoignage d'une amie Iranienne sur la révolution en Iran
Témoignage brut d'une amie Iranienne avec qui j'étais lorsque la révolution a débuté en Iran. Ses mots ont été prononcés 4 jours après l'assassinat de Masha Amini, jeune femme Kurde de 22 ans tuée par la police des moeurs car elle ne portait pas bien son hijab.
par maelissma
Billet de blog
Révolution kurde en Iran ? Genèse d’un mouvement révolutionnaire
Retour sur la révolte en Iran et surtout au Rojhelat (Kurdistan de l’Est, Ouest de l’Iran) qui a initié le mouvement et qui est réprimé violemment par le régime iranien dernièrement (plus de 40 morts en quelques jours). Pourquoi ? Voici les faits.
par Front de Libération Décolonial
Billet de blog
Lettre d'Iraniens aux Européens : « la solidarité doit s'accompagner de gestes concrets »
« Mesdames et messieurs, ne laissez pas échouer un soulèvement d’une telle hardiesse, légitimité et ampleur. Nous vous demandons de ne pas laisser seul, en ces temps difficiles, un peuple cultivé et épris de paix. » Dans une lettre aux dirigeants européens, un collectif d'universitaires, artistes et journalistes iraniens demandent que la solidarité de l'Europe « s'accompagne de gestes concrets, faute de quoi la République islamique risque de durcir encore plus la répression ».
par Les invités de Mediapart