Le constat est amer et sans doute choquant pour certains. Il est vrai que l’information faite de peur et la propagande de « there is no alternative » a été un puissant levier pour asseoir des politiques de plus en plus antisociales et répressives au nom de la santé de l’économie.
Le mythe de l’économie sert la grande religion de l’argent, un argent qui ne peut provenir que de notre exploitation, de notre esclavage. La grande différence avec les 17e et 18 e siècles, c'est que l'exploiteur ne fournit même plus le toit et la nourriture ! Des millions de travailleurs pauvres partout dans le monde sont mis en concurrence. Les états, dirigés par des puissants affiliés tous au même dogme dont ils tirent des bénéfices directs, sont devenus la caste visible des exploiteurs, les gardes chiourmes d’un système qui, dans leur propre intérêt, ne doit pas disparaître. Ils s’emploient donc à le faire perdurer « coûte que coûte », un coût qui repose entièrement sur les populations : elle est belle la vie !
Alors, oui, il est normal que tout aille mal pour l’immense majorité des gens, mais nos dirigeants savent utiliser les vieilles ruses : l’école pour endoctriner, les médias pour influencer et les débats inutiles ou futiles pour diviser. Tout est mis en place pour INVISIBILISER la cause première de tous les maux : le système de valeur capitaliste, le prima de l’argent et du profit sur tout le reste.
Alors on peut continuer de se plaindre, de se diviser. En face, ils préparent la guerre, ils préparent la surveillance générale, ils préparent la répression, ils préparent les esprits fascisants à exclure les étrangers, le bon vieux principe du bouc émissaire…. Ils préparent tout ce qui permet leur propre survie et celle du système. Et nous ? nous nous sentons faibles, isolés, impuissants, floués, en colère, humiliés. Mais tout cela est une illusion de la grande matrice ! Nous sommes des millions, et sur la planète, des milliards à vouloir récupérer nos vies, à vouloir cesser de bosser dans des emplois débiles pour des clopinettes, nous sommes des milliards à vouloir récupérer le commun (l’eau, la terre, la nourriture ….), nous sommes des milliards à vouloir enfin VIVRE DIGNEMENT, et non en esclave.
Alors, mes vœux pour 2026 sont que nous relevions tous la tête, non pour accuser le voisin qui touche plus, ou envier les avantages de quelques-uns, mais pour comprendre que le système nous exploite et que tout ce qui a été mis en place pour nous limiter est le fruit de conventions qui peuvent être changées : les pays, les frontières, les droits de douanes, les papiers, les élus, le vote, la démocratie bourgeoise, les gouvernements, l’union européenne, les traités, les banques, la centralité de l’argent, le mode de travail etc… L’entièreté de nos modes de vie repose sur des conventions qui sont modifiables si nous le décidons collectivement.
Oui, cela fait peur. NOTRE LIBERTE NOUS FAIT PEUR. Beaucoup préfèrent l’inconfort du présent et se laisser infantiliser que de prendre leur vie en main.
Je souhaite une prise de conscience globale de notre asservissement à des dogmes qui ne reposent sur RIEN, de l’étendue de notre soumission à des lois qui servent les intérêts des puissants CONTRE les peuples. Je souhaite que nous cessions de nous comporter en enfants craintifs et que nous prenions nos responsabilités individuelles et collectives pour un grand basculement : se réveiller du grand sommeil bercé par les promesses de richesses d’un conte de fées, pour s’emparer du réel. La terre serait si belle, si enfin l’humain et la fraternité sans frontière permettait l’émergence de tous nos possibles, de toutes nos richesses intérieures, le partage de tous les savoirs et les sagesses acquises durant des siècles par l’ensemble de l’humanité.
C’est mon souhait pour vous tous. A nous de le faire advenir, car il n’y a pas de sauveur, nous seront les acteurs de ce que nous désirons voir advenir !