le moine copiste
Abonné·e de Mediapart

140 Billets

0 Édition

Billet de blog 2 juil. 2022

Politique génocidaire

La crise de l'hôpital a permis d'avancer dans la bonne direction : habituer les gens à l'absence de soin. La privatisation totale du service de santé sera sans doute actée sous peu avec la faillite de la sécurité sociale, le but recherché depuis 40 ans par tous les gouvernements de gauche comme de droite. Les gens meurent, mais c'est un détail.

le moine copiste
Abonné·e de Mediapart

Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.

Lorsque j’employais ce qualificatif dès 2017 pour décrire la politique de Macron et plus généralement les politiques capitalistes que nous connaissons dans leur version finale qu’est le néolibéralisme, sans doute la majorité des personnes trouvaient cette dénomination outrée voire délirante.

Et pourtant, nous avons franchi une nouvelle étape dans ce sens.

Si l’on considère les morts qui pourraient être évitées par absence de pollution (48000 morts par an), les morts au travail par accident ou suicide (nous sommes les champions du monde), les morts des suites du chômage et de la précarisation, les morts de l’absence de soin dus à la pauvreté mais aussi aux déserts médicaux et à l’allongement des délais de consultation cela fait déjà beaucoup de décès passés sous silence, largement plus tous les ans que l'ensemble de la crise covid !

Grâce au covid, le gouvernement a réussi à détruire de façon systématique l’hôpital déjà moribond et à faire fuir massivement les soignants traités en esclaves, sous-payés et harcelés.

Dernier acte de cette politique : fermer les urgences la nuit et habituer les gens à l'absence de soin.

La privatisation totale du service de santé sera actée sous peu avec la faillite de la sécurité sociale, ce qui est le but recherché depuis 40 ans par tous les gouvernements de gauche comme de droite. Même si des cliniques vont miraculeusement voir le jour, et que l’offre de soin sera soudain plus grande, on continuera de mourir en France parce que les soins seront dès lors soumis à la solvabilité des gens.

En France des gens meurent chaque jour parce que des politiciens cyniques et vendus au dogme de l’argent-roi pensent que le profit est plus important que la vie humaine.

Il est temps ensemble d’accuser l’état français d’assassinat programmé et de mise en danger systématique de la vie des citoyens.

Il s’agit bien d’une politique concertée qui sera encore aggravée par l’allongement de la durée du travail.

Des décisions qui mettent systématiquement en danger la vie et visent uniquement à faire mourir les gens plus tôt et à faire disparaître les inutiles porte le nom de politique génocidaire, non contre une catégorie racisée comme sous le régime nazi, mais contre les populations pauvres, les exploités, ceux qui créent la valeur, tous ceux qui n’ont jamais été rien d’autre aux yeux de nos dirigeants que des esclaves au service du capital, des gueux, des sans dents, bref des sous-hommes ! 

Bienvenue dans le Club de Mediapart

Tout·e abonné·e à Mediapart dispose d’un blog et peut exercer sa liberté d’expression dans le respect de notre charte de participation.

Les textes ne sont ni validés, ni modérés en amont de leur publication.

Voir notre charte

À la Une de Mediapart

Journal
Les agentes du KGB étaient des Américaines comme les autres
Pendant la guerre froide, Russes et Américains arrivent à la même conclusion. Ils misent sur le sexisme de leurs adversaires. Moscou envoie aux États-Unis ses meilleures agentes, comme Elena Vavilova et Lidiya Guryeva, qui se feront passer pendant dix ans pour de banales « desperate housewives ».
par Patricia Neves
Journal — Corruption
Le fils du président du Congo est soupçonné d’avoir blanchi 19 millions d’euros en France
La justice anticorruption a saisi au début de l’été, à Neuilly-sur-Seine, un hôtel particulier suspecté d’appartenir à Denis Christel Sassou Nguesso, ministre et fils du président autocrate du Congo-Brazzaville. Pour justifier cet acte, les juges ont rédigé une ordonnance pénale, dont Mediapart a pris connaissance, qui détaille des années d’enquête sur un vertigineux train de vie.
par Fabrice Arfi
Journal — Écologie
« L’urbanisation est un facteur aggravant des mégafeux en Gironde »
Si les dérèglements climatiques ont attisé les grands incendies qui ravagent les forêts des Landes cet été, l’urbanisation croissante de cette région de plus en plus attractive contribue aussi à l’intensification des mégafeux, alerte Christine Bouisset, géographe au CNRS.
par Mickaël Correia
Journal — Santé
Les effets indésirables de l’office public d’indemnisation
Depuis vingt ans, l’Oniam est chargé d’indemniser les victimes d’accidents médicaux. Son bilan pose aujourd'hui question : au lieu de faciliter la vie des malades, il la complique bien trop souvent.
par Caroline Coq-Chodorge et Rozenn Le Saint

La sélection du Club

Billet d’édition
Besoins, désirs, domination
[Rediffusion] Qu'arrive-t-il aux besoins des êtres humains sous le capitalisme ? Alors que la doxa libérale naturalise les besoins existants en en faisant des propriétés de la «nature humaine», nous sommes aujourd'hui forcé·es, à l'heure des urgences écologique, sociale et démocratique, à chercher à dévoiler et donc politiser leur construction sociale.
par Dimitris Fasfalis
Billet de blog
De quoi avons-nous vraiment besoin ?
[Rediffusion] Le choix de redéfinir collectivement ce dont nous avons besoin doit être au centre des débats à venir si l'on veut réussir la bifurcation sociale et écologique de nos sociétés, ce qui est à la fois urgent et incontournable.
par Eric Berr
Billet de blog
Leur sobriété et la nôtre
[Rediffusion] Catherine MacGregor, Jean-Bernard Lévy, et Patrick Pouyanné, directrice et directeurs de Engie, EDF et TotalEnergies, ont appelé dans le JDD à la sobriété. En réponse, des professionnel·les et ingénieur·es travaillant dans l'énergie dénoncent l'hypocrisie d'un appel à l'effort par des groupes qui portent une responsabilité historique dans le réchauffement climatique. Un mea culpa eût été bienvenu, mais « difficile de demander pardon pour des erreurs dans lesquelles on continue de foncer tête baissée. »
par Les invités de Mediapart
Billet de blog
Réflexions sur le manque (1) : De la rareté sur mesure
Pour que l’exigence de qualité et de singularité de l’individu contemporain puisse être conciliée avec ses appropriations massives, il faut que soit introduit un niveau de difficulté supplémentaire. La résistance nourrit et relance l’intérêt porté au processus global. Pour tirer le meilleur parti de ces mécanismes psycho-comportementaux, nos sociétés "gamifiées" créent de la rareté sur mesure.
par clemence.kerdaffrec@gmail.com