Les USA bombardent le Venezuela, et capturent son président, comme cela, juste parce que Trump l’a décidé et le reste du monde se tait. En effet, on ne peut pas se lever contre le pays le plus puissant du monde. Il faut donc justifier sa violence et ses exactions, car il ne peut être que du côté de la justice, du bon droit.
Cet acte montre combien nous sommes dans un monde de fous dangereux. Un monde dans lequel, comme chez les sauvages, règne la loi du plus fort maquillée en lutte pour la liberté et la démocratie ou contre le terrorisme, le narcotrafic, au choix.
On voit bien pourtant où se niche le véritable terrorisme et la dictature : la volonté sans limite d’un seul homme de soumettre le monde à sa volonté. Il suffit pour cela d’une bonne communication et l’on peut justifier une nouvelle guerre que tout le monde va défendre au nom du bon droit, celui du plus fort !
Nous sommes entrés dans l’ère de la post vérité. C’est eux-même qui le disent. Ils ont torpillé le réel au nom de l’idéologie. Désormais tout ce qui ne va pas dans le sens du dogme unique auto-proclamé, celui qui correspond aux valeurs du capitalisme néolibéral, doit être combattu, vilipendé, éradiqué, laminé, détruit.
Dans d’autres temps, les citoyens qui n’étaient pas abrutis par la propagande massive, les fake news officielles et la société de divertissement auraient pu dire : « c’est un scandale, c’est inadmissible ». Les pays auraient aussitôt fait bloc pour dénoncer cet affront au droit international, blacklister le pays agresseur avec des sanctions économiques, puis porté secours au pays attaqué. Mais non ! cela c’était avant.
Comme pour tous les scandales politiques, économiques, les fausses guerres, l’empoisonnement programmé des sols par l’industrie, la mal bouffe organisée par l’industrie agroalimentaire, la destruction de tout ce qui permet à l’être humain de vivre décemment, la seule réponse sera un nouveau récit pour nous faire gober un acte barbare et profondément injuste, car le dogme l’emporte toujours.
Alors, si l’on veut continuer à rester humain, il faut cesser d’écouter les éléments de langage, sortir du discours dogmatique et oser dire le réel. Le roi est nu, le capitalisme nous mène au chaos, à la barbarie généralisée et à la destruction de la planète au nom d’une idéologie qui asservit le monde pour créer de la valeur qui ne profite qu’à quelques-uns.
Nos dirigeants sont tous ralliés à cette idéologie mortifère, et pourtant, nous obéissons, car ils nous vendent leur récit en l’enrobant de beaux sentiments mais manient aussi la peur du manque, de la sécurité et une nous vendent une vision complètement tordue du réel, « la matrice », ce miroir déformant notre vision.
Les loups sont au pouvoir. Seule notre naïveté et notre obéissance les laissent continuer de dévaster la planète en niant chaque jour une partie de notre humanité et de notre bon sens. Ils ont réussi à éradiquer le réel, car il est tellement plus rassurant de croire en leurs mensonges que de regarder en face les conséquences abyssales provoquées par l’application de leur croyance irrationnelle érigée en dogme unique.
Il est urgent de se réveiller, d’empêcher les fous de dévaster davantage encore notre vie. Une autre vie est possible, dans laquelle la liberté et l’humanité pourraient devenir des réalités de chaque instant. Pour cela, il faudrait sortir des illusions et du prima de l’économique sur l’humain. N’oublions pas que nous sommes des milliards à vouloir changer les choses. Devenons le changement !