Pour juguler la crise, neutraliser les prédateurs

Les prédateurs d’aujourd’hui ont commis largement assez de méfaits pour être jugés et condamnés : détournement de l’argent public, monopolisation des moyens d’information à des fins de propagande, utilisation disproportionnée de la force contre la population, refus de soins en période de pandémie…

Un article paru ce matin sur le yetiblog.  Ce que l'Histoire nous enseigne ...

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Neutraliser les prédateurs avant qu’ils ne commettent l’irréparable

26 juillet 2021 Pierrick Tillet Le monde du Yéti 0

Que de tragédies et d'horreurs aurions-nous évitées si le procès de Nuremberg s'était tenu avant que les meurtriers sévissent.

Il n’est pas très difficile de conclure que nous approchons du dénouement de la crise systémique qui va entraîner le monde capitaliste occidental par le fond. Nous avons le choix entre précipiter cette chute ou la subir. En fait, pas trente-six solutions, mais une seule : neutraliser les prédateurs avant qu’ils ne commettent l’irréparable.

Ceux-là sont en réalité fort peu nombreux et aisément identifiables. Commencer par arraisonner les super riches propriétaires de journaux (c’est les mêmes). S’occuper ensuite de leurs hommes de main politiques parmi les plus influents (= malfaisants) : le président de la République, le premier ministre, le ministre de l’intérieur. compléter avec les plus malsains du moment : le ministre de la Santé, le porte-parole du gouvernement.

Ça vous fait juste une petite douzaine de personnes. Mettez-les sur la touche et vous verrez le changement. Si ça ne suffit pas, occupez-vous de leurs comparses médiatiques et fonctionnels immédiats : les éditorialistes de propagande, les préfets, la hiérarchie policière. Allez, une bonne vingtaine d’entre eux suffira : les autres comprendront et fileront doux. Ne vous préoccupez pas des exécutants (policiers, juges…) : privés de leurs donneurs d’ordre, ils erreront comme des poulets sans tête.

Faut-il attendre que les catastrophes soient consommées pour songer à s’en prémunir ?

La pire des choses serait d’attendre que les prédateurs aient commis l’irréparable. Certains glosent beaucoup en ce moment sur « l’odieuse » comparaison du pass sanitaire avec l’étoile jaune ou pis encore, la Shoah. Nous n’en sommes pas là effectivement. N’empêche que les contraintes imposées aujourd’hui par le pass sanitaire sont exactement les mêmes que celles qui conduisirent au port de l’insigne honteux et pour finir à l’extermination de millions de personnes.

Que de tragédies et d’horreurs aurions-nous évitées en agissant à temps contre les prédateurs de l’époque, en montant nos tribunaux de Nuremberg avant que les meurtriers sévissent. Les prédateurs d’aujourd’hui ont commis largement assez de méfaits pour être jugés et condamnés : détournement de l’argent public à des fins d’enrichissement personnel, monopolisation des moyens d’information à des fins de propagande, utilisation disproportionnée de la force contre la population, refus de soins en période de pandémie… Faut-il attendre qu’ils aggravent leur cas pour agir ? Faut-il attendre que les catastrophes soient consommées pour songer à s’en prémunir ?

Quels moyens de neutralisation ? Oubliez les plus radicaux d’entre eux (sauf s’ils vous y contraignent). Contentez-vous d’appréhender les fauteurs de trouble, de former des tribunaux populaires pour les juger et les condamner (oubliez leur justice, si elle n’était pas à leurs ordres, ça se saurait). Vous verrez, ces mesures préventives indispensables seront bien plus efficaces que des manifestations de masse stériles répétées chaque samedi.

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