La future encyclopédie de la francophonie

Tout est vrai.

Vocabulaires courants de la francophonie (Encyclopédie Universalis 2025) :

 

"Mensonges d’État" : dire que l'on fait et pourquoi on le fait alors que l'on ne le fait pas et que les raisons sont ailleurs.

"Silence bavard" : pratique courante de gouvernance en France consistant à rester silencieux avec la certitude que ça ne s'entendra pas

"Impéritie" : terme redevenu à la mode grâce à la gouvernance macroniste utilisé par des chroniqueurs pour définir l'art de gouverner lorsque l'on est incompétent.

"Président des super-riches" : le superlatif "super" est ici utilisé pour distinguer le Président des riches (Sarkozy), du Président des "encore plus riches" (Macron). Certains académiciens ont anticipé la prochaine présidence en inventant une nouvelle expression selon une technique appelée "accumulation des superlatifs" : Président des super-super-riches. Corinne Masiero, rentrée dans l'Académie française en 2023 a noté au passage qu'elle était aussi par opposition symbolique la Présidence des "super-super-cons qui n'avaient qu'à pas voter pour lui".

"Incompétences" : terme utilisé fréquemment aux comptoirs avant la faillite des bars et restaurants causée par le confinement décidé par le Président des super-riches pour cacher l'impéritie du pouvoir. Le philosophe Delfeil de Ton précise que "La fermeture des bars avait été décidée silencieusement pour éviter la réunion de "super-cons".

"Corruption" : moins utilisé, il fait quand même parti de l'arsenal courant des concepts opératoires pour expliquer la gouvernance macroniste. D'autres parlent de "complicités malsaines" de "proximité", ou voire. de "promiscuité incestueuse". Ce dernier concept, "promiscuité incestueuse" a alimenté la polémique et a été abandonné par les académiciens par crainte d'une confusion entre le concept politique et le concept anthropologique qui parfois est utilisée pour exprimer son "mépris de classe" (les relations incestueuses des pauvres vivant dans la promiscuité de logements insalubres), ou par déclinaison pouvait être une façon obscène de désigner la relation légitime entre professeurs et élèves. L'académicienne Isabelle Alonso remarquait au cours d'une garden party organisée par Edwy Plenel dans son logement parisien : "La verbe populaire n'étant pas toujours juste et fine quand il s'agit des souverains mais souvent moqueuse, l'expression promiscuité incestueuse risquerait de faire penser que l'on pense quelque chose de pas très catholique. Et ce n'est même pas drôle." Et Isabelle Alonso ajouta ceci pour préciser sa pensée : "Surtout que dans le cas référent actuel, nous pouvons admettre que l'autorité appartient au Président des super-riches qui en abuse fréquemment." Elle faisait aussi référence à Marie-Antoinette ou à Yvonne pour justifier sa théorie sur "Les cibles injustes du peuple" (ouvrage sorti en 2024 chez Flammarion, Paris, Imp. Vincennes, 350 p.).

"Obsession idéologique" : cette expression est relativement courante et elle désigne selon le Petit Robert 2025 l'obsession du "Président-Roi" pour la "loi naturelle du marché". Il existe des déclinaisons possibles : "esprit borné", "esprit corrompu", "valet du capital", "obsédé sexuel", "maquereau", "abus de pouvoir", "viol". Citation de Desproge : "Un homme a une obsession idéologique lorsqu'il se branle tous les jours. Surtout s'il le fait de la main droite."

Bon, je ne vais pas recopier toute l'Encyclopédie Universalis sur ce fil conducteur, mais il est bien entendu qu'avec cette œuvre des Lumière, nous pouvons de nos jours, finir aveugle.

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