Contre la gouvernance cynique de l'épidémie : grève générale, empathie et solidarité

Le Président Macron nous a affirmé que l’État prendrait soin des plus fragiles, prenons le aux mots, mettons le au défit de le faire, et comme on sait qu'il ne le fera pas, organisons la lutte et la solidarité !

Je commencerai par une triste liste à la Prévert sur les conséquences sociales et sanitaires de la crise épidémique et financière actuelle :

Chômage partiel,

Interims virés de leur travail,

CDD remis en question,

Entretiens d'emplois retardés voire annulés,

Hôpitaux débordés,

Décès qui auraient pu être évités,

Transports en commun bondés sans masques et dans la promiscuité sanitaire, propagation du virus,

Auto-entrepreneurs qui perdent des contrats,

Élections maintenues,

Aucune compensation financière pour les salariés,

Aucune compensation pour les chômeurs qui perdent du temps sur leurs indemnités,

Aucune compensation pour les Intérimaires,

Aucune organisation pour aider les parents dans la garde des enfants,

Dispositifs surréalistes pour compenser les cours par du "télé-enseignement"...

Lorsque nous travaillons, nous cotisons et payons des impôts qui devraient subvenir aux besoins lorsque nous traversons une crise épidémique comme celle que nous connaissons actuellement, et au quotidien, pour subvenir à tous nos besoins lorsque nous sommes dans des situations instables, précaires et voire dangereuses que ce soit dans un contexte d'insécurité sociale, sanitaire ou autres. Or aujourd'hui, l’État compense les patrons mais pas les salariés !

Les revendications :

Distribution gratuite de masques dans les lieux publics

Annulation des élections,

Maintien des hôpitaux publics existants et construction de nouveaux hôpitaux partout où il y en a besoin, organisation sanitaire accrue dans les "déserts médicaux",

Compensation financière de l’État pour tous les salariés, CDI, CDD, Interims ou autres se retrouvant dans une situation  de chômage, de temps partiels par la faute de la crise épidémique actuelle,

Compensations financières envers les parents obligés de rester à la maison pour garder leurs enfants,

Mise en place de dispositifs spécifiques pour tous les salariés handicapés se retrouvant dans des situations précaires à cause du contexte épidémique actuel,

Compensation en temps d'indemnisation pour tous les chômeurs qui perdent du temps dans leur recherche d'emploi à cause de la crise sanitaire actuelle,

Retour au 3 mois de travail pour avoir droit aux indemnités de chômage (les contrats de 6 mois sont rares et avec la crise épidémique, ça devient encore plus intenable, et dans l'idéal, salaire universel pour tous à 1500 Euros minimums à vie,

Augmentation du personnel hospitalier en conséquence afin de pouvoir répondre à cette crise épidémique et à toute autre crise sanitaire qui pourraient survenir, planification sanitaire sur le long terme,

Blocage total des transports en commun par la grève afin de diminuer les risques de propagation du virus et de sécuriser sanitairement les populations les plus fragiles, par solidarité avec toutes  les victimes sociales et sanitaires de cette crise épidémique et économique,

Compensation financière pour tous les salariés des transports en commun qui feraient grève par solidarité envers les personnes les plus fragiles,

Boycottage et annulation des élections anti-démocratiques maintenues en pleine crise sanitaire,

Organisation du transport pour les courses, pour les besoins quotidiens des personnes fragiles (handicapés, personnes âgées, pour toutes les personnes au système immunitaire déficient).

Cette crise sanitaire et économique va faire de nombreuses victimes. Beaucoup vont se retrouver à la rue, à l'hôpital, voire, pire, décédés. Nous devons organiser la lutte et la solidarité, c'est vital si nous voulons que les "plus fragiles" ne périssent par la maladie ou par les conséquences sociales et économiques de cette crise.

L’État ne répond cyniquement qu'aux impératifs économiques, organisons la réponse sociale !

Évidemment ces revendications ne sont pas exhaustives, elles sont indicatives, c'est un cri de colère qui n'engage que ses auteurs. A chacun, à chaque collectif, à chaque citoyen, à tous d'imaginer la solidarité et de la mettre en œuvre.

Transformons ce drame en espoir !

A chacun d'y réfléchir et d'agir collectivement. Le gouvernement nous fait une triste démonstration de plus de son incompétence et surtout du peu d'empathie qu'il peut avoir du sort des "plus fragiles". Organisons la solidarité !

Contre la précarité, contre le cynisme du gouvernement, GREVE GENERALE ! N'allons pas voter ! N'allons pas au travail ! Occupons-nous des plus fragiles !

 

Le Club est l'espace de libre expression des abonnés de Mediapart. Ses contenus n'engagent pas la rédaction.