Marcel Martinet, (1887-1944) poète, pacifiste

Les pacifistes ont raison ! puisqu'on finit par arrêter les guerres et par conclure un armistice : les cloches sonnent alors à toute volée ! comme le 11 novembre 1918.

 

                    « Luttant contre la force innombrable du monde

                       Perdus, chétifs, donnant vos faiblesses éparses, »

 

             Marcel Martinet.

 

Je ne puis comprendre qu'il n'y a rien

Quand il n'y a rien

Le four mental n'émet aucun son aucune vibration

Pas d'émotion à porter

Pas de salive

Un temps hypnotique m'envahit dans ce désarroi

Où je ne convaincrai personne

Ma faiblesse n'a pas de bornes

Elle s'avance irréductible

Ma terre est sèche comme la rivière sans eau

Peut-être rejoindrai-je ainsi les pires épaves

Dans leurs filets

 

       Gérard Lemaire     2003

 

Marcel Martinet (Dijon le 22 août 1887 - Saumur le 18 février 1944) était poète, un militant révolutionnaire socialiste et pacifiste et écrivain prolétarien. En 1913, il publie dans la revue L'effort libre, un long texte "L'art prolétarien" posant clairement les bases de ce qui sera la littérature prolétarienne. Il est exempté d'incorporation en 1914 pour raisons de santé. En 1917, il fait paraître un recueil de poèmes : "Les temps maudits". Il apporte son soutien à la révolution russe. En 1921, il adhère au PC  mais prend ses distances en 1923, lié au groupe La Révolution Prolétarienne. En 1933, il publie "Où va la révolution russe ? L'affaire Victor Serge". Le 6 février 1934, il signe un appel à la lutte antifasciste. En octobre 1936 dans "L'appel aux hommes" il demande qu'une commission ouvrière internationale enquète sur les procès de Moscou.

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