Sur la place du village
Devant plusieurs maisons vides abandonnées
De belles façades propres
Ici les maisons imposent leur largeur
Le vent agite les tilleuls et
Les feuilles jonchent le sol du printemps
Assis sur le banc pour une fois
Pas une voiture qui passe comme à l'habitude
Pas un enfant jouant pas un être humain
Une tranquillité reine
Ce n'est pas ordinaire pour une fois
Quelques voitures stationnent devant les portes
Un volet bat quelque part malgré tout
C'est une paix grave qui ne peut pas durer
Gérard Lemaire 2015
publié dans Portulan bleu n°19, septembre 2015, revue de poésie de l'association Voix Tissées Montrouge (91)