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VERS LA LUCARNE
Ce qui m’arrête C’est qu’on n’y arrive jamais Quelque chose comme dans la phrase et sa fin se casse Un flux qui s’émiette tout à coup au passage Peut-être vais-je butant dans le but Et c’est l’élégie et la fête de la prostituée Dérision Mais je continuerai sur le bois de la table Je persévèrerai furieusement chassant dans la tanière J’irai au jet des crevasses sans relever le front Cognant à ces semblants d’ouvertures si basses Je me perdrai encore une fois au bout des oubliettes Les arbitres me sonneront toujours hors-jeu La cible se trouve là dans l’autre beauté Trop loin pour mes arpions d’estropié Pour les reptiles bifides qui tiennent tout le champ déformé
Gérard Lemaire 2006
publié dans le volume I "Les socles du vent", 2006, édité par le G.R.I.L.L., Paul van Melle (B) et p 189 du livre "Gérard Lemaire, un poète à hauteur d'homme", 2019, le Contentieux, Robert Roman
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