un poème pour Panaït Istrati (1884-1935)

c'était un écrivain roumain de langue française, écrivain prolétarien, qui aimait la vérité quitte à devenir sujet à contreverse et à le rester

 

Pourquoi Samoïla Petrov

Est-il mort à l'hôpital d'Odessa

 

Ce peintre plein

D'une flamme qu'il faut bien dire sacrée

 

Quelle insouciance l'a saisi

Pour en arriver là

 

Dans la misère la plus sombre

Dans la violence – agonie de douleur

 

Où l'homme regarde son art

Dans la forêt des morts

 

Lui l'ami de Mikhaïl et de Panaït

Où/chez qui ces géants de l'errance se réfugiaient

 

Le plus intime de tous les opprimés

Sur les quais des lopatari* à Braïla

 

         Gérard Lemaire 2006

* Dockers du maïs, en Roumanie

vient de paraître "Panaït Istrati-Romain Rolland  Correspondance, 1919-1935" chez Gallimard ; le bulletin d'information et de liaison de l'association des amis de Panaït Istrati, "Le Haïduc" n°21-22 en fait la recension ; il a été beaucoup question de ce livre et des controverses liées lors de l'assemblée générale de l'association, ce samedi à la BNF

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