Ce blog est personnel, la rédaction n’est pas à l’origine de ses contenus.
Je marche par le fond d'immenses galeries souterraines Peuplées le long de leurs parois De stèles et de sépulcres L'eau coule le long des parois L'eau glace le sol boueux Je marche Au milieu de ces labyrinthes sans sortie Sans issue De ces glacis interminables C'est un monde où la lumière ne pénètre jamais Seules des arêtes vives me rappellent Que je ne dois jamais croire À autre chose que ces boyaux sans fin Quand elles me déchirent C'est un monde intérieur rond Une infra-planète Une planète creuse et creusée toujours
Certaines galeries montent D'autres descendent D'autres sont plates sur des nuées de kilomètres Je sais qu'il n'y a rien ni personne Nulle part Je n'ai pas peur des ombres Qui existent peut-être Je n'ai peur que de moi-même peut-être Qui ne me connais pas Qui ne sais rien d'où il avance Où ses pas mécaniques le bougent Qui est étranger à ce grouillement de voies suintantes À ces entremêlements toujours étroits D'où suis-je venu La question m'effleure telle une aile de plomb
Gérard Lemaire1987-1994
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