Les chiffres de l’éditions consacrent la distribution, petite, de détail, ou grande, à échelle industrielle. Cet opuscule argumente en faveur d”une coopération littéraire au sein de la chaîne du livre contre la morbidité du système libéral que pratiquent pourtant même les structures dites de gauche..
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Pour distribuer un livre, la plupart des librairies imposent une remise de 35 % minimum. En amont, la création ne gagne pas même 10 % – règlement de son propre travail sans lequel n’existerait pas ce même livre. Ces pratiques libérales sont résistibles, par esprit de survie et d’équité, pour l’intérêt commun. Des approches mutualistes existent, capables de bénéficier à une majorité de petits maillons de la chaîne, aujourd’hui encore pourtant grandement déconsidérés. Quand il profite d’un système prédateur, le dernier maillon de la chaîne n’a aucune complaisance pour l’alternative tant il se cramponne à la sacro-sainte escalade des prix, du gaspillage, des concentrations livresques et cette course frénétique vers la destruction que tous les êtres vivants subissent au quotidien. Il y a des limites. Alors comment, au-delà de l’objet livre et du fétichisme culturel, les librairies pourront-elles partager nos environnements ?... Rira-t-on encore si, par dessus le marché, je parlais d’amour de la littérature ?...