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Billet de blog 18 juin 2018

Les minimas sociaux: une charge pour Macron

Macron progresse dans l'électorat de droite même s'il s'estime au dessus des clivages droite/gauche mais baisse dans l'électorat de gauche. Cela pourrait expliquer quelques comportements qu'il a eu et qu'on pourrait qualifier d'impairs et provocateurs mais il semblerait que cela fasse parti d'un jeu politique.

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Vous avez tous vu la vidéo de Macron qui, filmé par sa conseillère en communication, dit, je cite, qu'on dépense un pognon de dingue pour les minimas sociaux et qu'en gros ça ne sert à rien car les pauvres sont toujours pauvres. Cela a fait le buzz et a indigné tout le monde, à juste titre. Paradoxalement, Macron progresse dans l'électorat de droite qui gagne plutôt au change car ils ont perdu Fillon mais ont gagné Macron qui fait quasiment le même programme avec le sourire aux lèvres en plus. Mais, comme dit précédemment, il baisse dans l'électorat de gauche alors vous allez me dire que les sondages ne sont pas fiables et que c'est de l'instantané mais on ne peut que constater que sa politique se rapproche de plus en plus de la droite et que ce n'est pas Wauquiez qui n'arrive pas à exister qui va contrecarrer cet accaparement d'électorat. Quel rapport avec la vidéo sur les minimas sociaux? Eh bien, je pense que ce n'est pas dans le but d'indigner tout le monde que cette conseillère de communication a lâché cette vidéo. Je pense que tout cela est orchestré par Macron lui même car les minimas sociaux sont des sujets clivants dont la droite aime répéter que les bénéficiaires sont des fainéants et des cancers de la société. En faisant ça, qu'a t-il fait? Il a utilisé un autre langage en répétant une phrase par une autre phrase, en changeant la forme sans changer le fond. Il a ainsi relancé le débat et piqué encore une fois une carte dans l'échiquier politique qui était de base acquis à la droite. On pourrait se dire: mais pourquoi vouloir ressembler à la droite? Eh bien, tout simplement car en se mettant au milieu des clivages gauche droite habituels au moment de l'élection présidentielle il s'est mis simplement à côté de la droite car le PS était mort. Vu que la gauche tout comme la droite n'arrive pas ressusciter, il s'en fiche de baisser dans l'électorat de gauche vu qu'il n'y a plus grand monde. Il peut donc passer pour un président de droite et finit par l'assumer.

Dans quel but?

Les élections européennes approchent et il veut que son parti soit l'idéal par rapport aux "vilains populistes" et pour cela il faut qu'il prenne des électeurs à droite pour être le premier. Ainsi son parti pourra se qualifier de raisonnable face aux "dangereux populistes et démagogues que sont la FI et le FN" et les médias les amalgameront et diront qu'ils sont pareils et aussi dangereux l'un que l'autre. Il aura la droite derrière lui et ce n'est ni le PS, EELV, Génération.s, NPA, LO qui arriveront à faire barrage. Tout cela est un jeu politique très bien maitrisé pour récupérer des sympathisants et relancer des sujets clivants pour diviser les français qui sont en pleine contestation.Cela dit c'est un jeu dangereux car cela pourrait très bien se retourner contre lui. En effet, à force d'être trop autoritaire il va risquer de radicaliser les contestations. Quand on pense qu'il faille crever de faim pour avoir 30 créations de postes dans un hôpital, on se dit que cela va finir par exploser. Même Laurent Berger (CFDT) qui est plutôt conciliant le dit et Pascal Pavageau (FO) aussi. Pour eux, cela risque de déboucher dans des formes de violences qui pourraient ressembler aux brigades rouges qui ont sévi en Italie pendant 10 ans à partir de 1969.

Pour conclure, je dirais qu'il faut à tout prix ne pas tomber dans les pièges que tend Macron pour essayer de diviser les français. S'il fait cela, c'est qu'ils ont peur que les gens se réveillent et leurs fassent barrage aux futures élections. Pour ma part, je ne pense pas que la FI soit dangereuse et il faut éviter de tomber dans les affects et succomber à la peur des populistes qu'est diffusée par les médias. Mais je pense que si on veut mettre fin à cette politique impopulaire qui, au final est l'application des "recommandations" de la Commission Européenne, il faut voter pour la liste qui propose le Frexit et cela, seulement l'UPR le propose.

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