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Billet de blog 1 août 2022

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ALLONS-NOUS VERS UNE TROISIÈME GUERRE MONDIALE ?

Le capitalisme porte en lui la guerre, comme la nuée porte l’orage (Jean Jaurès)

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Un contexte de crise économique et sociale

« De part et d'autre de l'Atlantique, les grandes économies sont frappées depuis plusieurs mois par un ralentissement de l'activité économique, conséquence de la guerre en Ukraine qui fait grimper les prix. […] En recul au premier trimestre, l'économie américaine s'est contractée à nouveau au deuxième trimestre. Si cette situation correspond techniquement à une récession, de nombreux économistes, ainsi que l'administration du président Joe Biden, affirment l'inverse. De ce côté-ci de l'Atlantique, le risque de voir la zone euro entrer en récession s'accentue aussi, même si, selon une première estimation du PIB pour le deuxième trimestre publiée vendredi par l'Insee, la France semble avoir renoué avec la croissance au second trimestre. » (La tribune 29 juillet 2022)

La mondialisation anarchique de l’économie – avec la montée de cette nouvelle puissance qu’est la Chine, et le rôle majeur que joue la Russie avec ses immenses ressources naturelles –, dans le combat auquel se livrent les multinationales pour le contrôle des marchés de l’énergie (gaz, pétrole, nucléaire), conduit aujourd’hui à une nouvelle crise mondiale du capitalisme. La pandémie de Covid, puis la guerre en Ukraine ne font qu’aggraver cette dépression génératrice de crises sociales dans les pays industrialisés, et une misère intolérable dans les pays pauvres, qui avec le dérèglement climatique sont contraints à laisser leurs populations émigrer vers les pays dits riches. La hausse galopante des prix (+ 9,1% en juin aux États-Unis) oblige la Réserve fédérale américaine à relever – pour la quatrième fois – les taux des fonds fédéraux. La Banque centrale européenne – pour la première fois depuis 2011 – augmente ses taux d’intérêt pour tenter de contrer l’inflation. C’est dans ce contexte qu’en France, les droites Renaissance (LREM), LR et RN, soucieuses de préserver les intérêts des actionnaires des multinationales, votent des mesures de rafistolage social, alors que les profiteurs de la crise et de la guerre en Ukraine réalisent des profits records. Ainsi, grâce à la flambée des prix des carburants, l’Américain ExxonMobil (une des principales multinationales émettrices de gaz à effet de serre dans le secteur des hydrocarbures) réalise 23 milliards de dollars de bénéfice net en 2021 (+57 % en un an). TotalEnergies dégage un bénéfice de 16 milliards de dollars en 2021, alors que par idéologie les droites refusent de surtaxer ces profits, mais s’apprêtent à s’attaquer aux chômeurs en les précarisant davantage (au lieu de s’attaquer aux causes réelles du chômage), et à allonger l’âge de départ à la retraite. Des mesures antisociales qui avec la défiscalisation des heures supplémentaires et le rachat des RTT sont destinées à préserver les profits patronaux et les intérêts des actionnaires.

Une industrie de guerre en progression

Selon un rapport de l’Institut international de recherche sur la paix de Stockholm (Sipri) publié le 6 décembre 2021, l’année 2020 – pendant la pandémie de Covid-19 – voit les ventes des cent plus grandes entreprises du secteur de l’industrie de l’armement dans le monde progresser de 1,3 % (531 milliards de dollars), alors que l’économie mondiale chute de plus de 3 %. Le rapport précise la dominance des États-Unis dans ce secteur : « Les ventes d'armes combinées des 41 entreprises américaines s’élèvent à 285 milliards de dollars en 2020 - soit une augmentation de 1,9 % par rapport à 2019 - et représentent 54 % du total des ventes d’armes du Top 100. Depuis 2018, les cinq premières plus grandes entreprises du classement sont toutes basées aux États-Unis. » Selon le rapport, la Chine prend la seconde plus grande part des ventes d’armes : « Les ventes d'armes combinées des cinq entreprises chinoises figurant dans le Top 100 s’élèvent à environ 66,8 milliards de dollars en 2020, soit 1,5 % de plus qu'en 2019. Les entreprises chinoises représentent 13 % du total des ventes d'armes du Top 100 en 2020, derrière les entreprises américaines et devant les entreprises britanniques, qui constituent la troisième plus grande part. » Le rapport constate une baisse des ventes d'armes russes pour la troisième année consécutive : « Les ventes d'armes combinées des neuf entreprises russes classées dans le Top 100 sont passées de 28,2 milliards de dollars en 2019 à 26,4 milliards de dollars en 2020, soit une baisse de 6,5 %. Cela marque la poursuite de la tendance à la baisse observée depuis 2017, année durant laquelle les revenus issus des ventes d'armes de ces neuf entreprises russes du Top 100 ont culminé. Les entreprises russes représentent 5 % du total des ventes d’armes du Top 100. Certaines baisses les plus fortes du Top 100 sont enregistrées par les entreprises russes. Cela coïncide avec la fin du Plan d’armement de l’État 2011-2020 et les retards dans les délais de livraison dus à la pandémie. Almaz-Antey et United Shipbuilding Corporation ont vu leurs ventes d'armes chuter respectivement de 31 % et 11 %. À l'inverse, United Aircraft Corporation a augmenté ses ventes d'armes de 16 %. L’autre élément essentiel concernant l'industrie de l'armement russe est la diversification des gammes de produits. Les entreprises russes mettent actuellement en œuvre une politique gouvernementale visant à augmenter la proportion des ventes civiles à 30 % de leurs ventes totales d'ici 2025 et 50 % d'ici 2030. » En Europe, d’après le rapport : « Les revenus issus des ventes d'armes des six entreprises françaises dans le Top 100 ont chuté de 7,7 % », déclare Dr Lucie Béraud-Sudreau, directrice du programme Dépenses militaires et Production d'armement du SIPRI. Cette baisse significative est en grande partie due à une forte diminution d'une année sur l'autre du nombre de livraisons d'avions de combat Rafale par Dassault. Les ventes d'armes de Safran ont, elles progressé, portées par l'augmentation des ventes de systèmes de navigation et de pointage. » Dans la concurrence impitoyable à laquelle se livrent les marchands d’armes, le président Macron est ridiculisé par son ami Joe Biden qui ravit à la France un contrat de 34 milliards d’euros pour la livraison à l’Australie de sous-marins, et la vente des États-Unis à l’Allemagne de 35 avions de combat F-35 au détriment des Rafales français. La France se contentant de marchander ses armes avec les monarchies du Golf et la dictature Égyptienne, pays qui bafouent les droits de l’homme, pratiquent la peine de mort et les tueries de masse. Le dernier acte de prostitution politique en date – après ceux commis par Hollande –, est le dîner à l’Élysée offert par Macron au prince héritier saoudien Mohammed Ben Salmane, commanditaire de l’assassinat et du découpage en morceaux du journaliste Jamal Khashoggi à Istanbul. Cette réhabilitation par le chef de l’État français d’un monarque criminel – traité de « paria » par Biden avant d’aller le gratifier d’un « check » à Riyad – en dit long sur les valeurs morales de la Macronie. La guerre en Ukraine et les conséquences des sanctions économiques infligées à la Russie valent bien, pour quelques barils de pétrole, d’aller à Canossa.

Macron, chef de propagande de l’Occident

Après avoir échoué dans ses pourparlers avec Poutine pour tenter d’éviter l’intervention russe en Ukraine – mais avait-il vraiment la volonté de l’empêcher, ou était-ce une manœuvre de diversion conjuguée à la propagande des États-Unis qui savaient qu’elle était inéluctable ? –, le président Macron se convertit en chef de propagande de l’Occident. Il prolonge l’opération de séduction du chef de la Maison blanche à Riyad, en invitant en grande pompe à l’Élysée le 28 juillet 2022, le prince héritier d’Arabie saoudite, après un voyage de commis voyageur en Afrique. Trois jours passés sur ce continent marqué par un fort sentiment anti-occidental, pour relayer la parole de Zelensky après que ce dernier s’adresse le 20 juin à huis clos aux membres de l’Union africaine, où seuls quatre chefs d’État l’ont suivi en direct. Comme le déclare Nicolas Normand, ancien ambassadeur de France au Mali, au Congo, au Sénégal et en Gambie : « Oui, on peut parler d'échec car les arguments de Zelensky ne pouvaient guère porter auprès des dirigeants africains. L'Afrique ne se sent pas " prise en otage " comme l'affirme Zelensky. En effet, la Russie ne cherche pas véritablement à utiliser les conséquences négatives de sa guerre pour faire pression sur les pays africains afin qu'ils demandent la levée des sanctions sur la Russie, comme l'indique Zelensky. Or cela ne correspond pas aux positions des pays africains » (Figaro Vox du 22 juin 2022). Une mission de propagande sur un continent où Total, Orano (ex Areva), Vivendi, Orange, Bel, Bolloré sont implantés, qui fait dire au politologue béninois Joël Atayi-Gbèdègbé ; « Dans le milieu pan africaniste, il y a eu une déclaration qui réprouve complètement l’idée de cette visite et à laquelle il est prêté l’intention d’un prolongement du pacte néocolonial ». Bolloré possède en Afrique 42 ports et 17 concessions de terminaux conteneurs, ainsi que 2 700 kilomètres de voies ferrées. Principal actionnaire du groupe Socfin, il possède 2 000 km2 de terres de culture du palmier à huile et de l’hévéa. Total détient 25 % de sa production de pétrole et 18 % de ses réserves. Orano exploite les mines d’uranium au Niger où 140 000 tonnes ont été extraites en un demi-siècle. L’assassinat du président Idriss Déby Itno au Tchad le 19 avril 2021, dénoncé par le Conseil de paix et de sécurité de l’Union Africaine, interroge aussi sur le rôle joué par la France dans cette affaire. La présence du président Macron le 23 avril aux obsèques du maréchal président défunt, aux côtés du fils adoptif Mahamat Idriss Déby, auteur dès le lendemain de la mort de son père d’un coup d’État le portant au pouvoir pour dix-huit mois, acte un soutien de fait de la France à cette prise illégitime du pouvoir. Or, la constitution tchadienne prévoit que c’est le président de l’Assemblée nationale qui doit assurer la transition jusqu’à l’organisation de nouvelles élections. L’assassinat de ce président en exercice au lendemain de sa réélection est hâtivement attribué aux rebelles du FACT, un groupe d’opposants dirigé par Mahamat Mahdi Ali, réfugié politique en France pendant plus de vingt ans et ancien militant du Parti socialiste français. En déclarant lors de la cérémonie funèbre : « La France ne laissera jamais personne remettre en cause, ne laissera jamais personne menacer, ni aujourd’hui ni demain, la stabilité et l’intégralité du Tchad », le président français donne raison aux opposants tchadiens qui l’accusent de cautionner le coup d’État, et de vouloir pérenniser au nom des intérêts de la France le système légué par le dictateur tchadien. La rédaction de Mondafrique, dans son édition du 21 avril 2021, interroge : « Rappelons que la France dispose à N’Djamena d’une base aérienne qui accueille le quartier général de la force Barkhane, qui mobilise près de 4 000 soldats français mobilisés pour des actions au Tchad, au Niger, au Burkina-Faso, en Mauritanie et surtout au Mali. Comment, dans ces conditions, la France a pu laisser s’approcher cette rébellion du FACT à quelques centaines de kilomètres de la capitale N’Djamena de son partenaire historique dans cette lutte dite stratégique contre le djihadisme en Afrique ? Idriss Déby avait pu ces derniers temps agacer la France de quelque manière que ce soit ? Certains à Paris ont-ils eu peur que le Tchad ne bascule trop vers Moscou ? Alors que la Russie semble s’implanter durablement en Centrafrique, au Soudan, en Libye et dans d’autres pays du continent, la France aurait-elle pu souhaiter l’avènement d’un dirigeant tchadien plus malléable pour résister aux volontés d’expansion russes en Afrique ? »

Les provocations des États-Unis

L’information selon laquelle la présidente de la Chambre des représentants américaine Nancy Pelosi se rendrait à Taïwan (elle conduit depuis le 30 juillet une délégation du Congrès dans la région indo-pacifique « pour réaffirmer l'engagement inébranlable de l'Amérique envers ses alliés et amis dans la région), augmente les tensions entre la Chine et les États-Unis qui n'ont pas de relations diplomatiques avec Taïpeï, et reconnaissent le régime de Pékin comme le seul représentant de la Chine. Comment interpréter cette annonce, si non comme une provocation à l’égard de Pékin dans un contexte de tensions internationales et de guerre en Ukraine, dans lequel Washington agite des menaces contre la Chine « qui devrait subir des conséquences » si elle aidait Moscou. Zhao Lijan, porte-parole des Affaires étrangères demande alors aux Américains « d’apaiser la situation et promouvoir une solution diplomatique plutôt que d'escalader les tensions ». Le 7 mars dernier, le ministre chinois des Affaires étrangères rappelle « l’amitié éternelle » entre son pays et la Russie, et dénonce « l’expansion vers l'Est de l'Otan » et la « mentalité de Guerre froide » de Washington. Ainsi, Pékin opère un tournant et met en garde Washington contre les menaces américaines à l’égard de la Chine. Alors que l'armée taïwanaise vient effectuer ses plus importants exercices militaires, comprenant des simulations d'interception d'attaques chinoises depuis la mer, le porte-avions américain USS Ronald Reagan et sa flottille quittent Singapour pour se diriger vers la mer de Chine méridionale, « dans le cadre d'une opération programmée » annonce l'US Navy. Le 30 juillet, en guise de réponse, la Chine organise un exercice militaire « à munitions réelles » dans le détroit de Taïwan. L’escalade dans la guerre économique que l’Occident mène contre la Russie, et dont notre ministre des finances déclarait : « Les sanctions infligées à la Russie sont d’une efficacité redoutable. Nous livrons une guerre économique et financière totale à la Russie. Nous allons provoquer l’effondrement de l’économie russe », s’inscrit dans une stratégie de tensions susceptible de mener vers une nouvelle guerre mondiale. La guerre en Ukraine est le détonateur d’une bombe allumé par Washington, Bruxelles et Moscou. L’échec que subit l’Occident dans sa tentative d’isoler la Russie contrarie les plans de Washington, dont l’objectif était – après avoir affaibli la Russie – de neutraliser la Chine. Le développement des relations économiques de la Russie avec la Chine, l’Inde, l’Iran, le Brésil, l’Afrique du Sud et autres pays africains, anéantit l’espoir de l’Occident – en proie à des crises sociales grandissantes – de mettre la Russie à genoux, et créé les conditions d’une récession et d’une crise financière menant inévitablement à une guerre armée généralisée aux conséquences apocalyptiques.

Les médias au diapason de l’idéologie dominante

Dans son édition du 7 avril 2022, Courrier international interroge : « En Ukraine, la plus grande guerre de propagande de l’histoire ? […] Les Ukrainiens, cachent-ils vraiment des laboratoires biochimiques financés par les Américains (comme l’affirme aussi la Chine) ? Les soldats ukrainiens ont-ils réellement tué 15 000 soldats russes en trois semaines de guerre, comme le prétend Zelensky, soit plus qu’en dix ans de guerre en Afghanistan ? » Si la désinformation orchestrée par Moscou et par Kiev peut s’entendre, la propagande de guerre diffusée en permanence par les « grands médias » relève d’une campagne orchestrée par les tenants du pouvoir politique et de la presse pour conditionner l’opinion publique. La question posée par Courrier international : « Si nous sommes prêts à dénoncer la désinformation venant du Kremlin, force est de se demander si nous devons fermer les yeux sur celle venant de Kiev, au regard de la sympathie pour les Ukrainiens et leur cause, dans cette guerre des faibles contre les forts, des victimes contre leur agresseur, qui se déroule sur leur territoire », justifie le manque d’objectivité des journalistes, et les commentaires sous l’émotion qui inondent les plateaux de télévision. En fait, l’intérêt n’est pas de dénoncer la surdose d’information partiale subie par l’auditeur ou le téléspectateur (défilé depuis des mois sur les studios et plateaux de télévision de la même ex-ambassadrice à Moscou, du même ex-espion du KGB, des mêmes ex-officiers militaires, des mêmes pseudo-spécialistes et commentateurs en mal de popularité, des mêmes porte-parole de Zelensky, etc.), mais de comprendre le processus par lequel ces médias servent l’idéologie dominante au service des intérêts de ceux qui tirent profit de ce conflit, prélude à une guerre généralisée. L’absence assumée de débat contradictoire et le comportement propagandiste de journalistes sans sens critique, confirment qu’aujourd’hui l’information diffusée par ces « grands médias » s’inscrit dans une campagne de propagande destinée à conditionner l’opinion publique, dans un contexte de guerre du bien (l’Occident) contre le mal (la Russie et la Chine). Cette guerre en Ukraine, conséquence de la crise que traverse le capitalisme aux USA, en Chine comme en Russie, est la bombe qui déclenchera une nouvelle guerre mondiale à laquelle se préparent ces puissances nucléaires. Anatole France écrivait : « On croit mourir pour la patrie ; on meurt pour des industriels. » La prise de conscience par les peuples que la guerre n’est pas une fatalité, pourrait éviter d’aller vers un cataclysme atomique.

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