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Billet de blog 3 janvier 2019

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L’ordre macroniste en marche !

Avec l’affaire Macron – Benalla, et les répressions policières, l’an II de la macronie pourrait bien se terminer par la chute du monarque.

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Lors de ses vœux, Macron a promis de faire respecter l’ordre républicain, mais dès les premiers jours de la nouvelle année, c’est au pas de charge des répressions policières, que le monarque tente d’imposer aux Français l’ordre macroniste. Tristes images pour la nation, mais aussi pour l’étranger, que celles d’un escadron de CRS, casqués et armés jusqu’aux dents, procédant à l’arrestation d’Éric Drouet. Faut-il que ce pouvoir soit aux abois, pour utiliser une telle violence à l’encontre de femmes et d’hommes, dont le seul délit est d’exprimer pacifiquement cette colère qui, de nos campagnes jusqu’à nos villes, gronde au plus profond du cœur des Français. Le peuple, ce n’est pas cette classe possédante hautaine et haineuse envers ceux qui souffrent, et qui osent réclamer leur dû. Faut-il que le monarque et ses godillots ministres, députés, et journalistes propagandistes soient déconnectés de la réalité, pour qu’ils ne puissent entendre la colère, mais aussi le rejet de cette caste au pouvoir, qu’exprime le peuple. Oui, la peuple ! Car le peuple ce n’est pas cette minorité de nantis et de privilégiés grassement servis par le palais et ses valets. Le peuple, c’est cette majorité de Français qui produisent les richesses, et que le pouvoir macroniste confisque et redistribue aux plus fortunés. La suppression de l’ISF n’est qu’une des couleurs de la palette de l’injustice sociale que fait subir la macronie à l’immense majorité de nos citoyens : ouvriers et employés du public et du privé, agriculteurs, commerçants, petits patrons, professions libérales. Oui, la colère traverse toutes ces couches de la population qui créent les richesses, et qui s’appauvrissent, alors que les bénéfices des multinationales ne cessent de progresser, et que les revenus de leurs dirigeants augmentent dans des proportions démesurées. Le peuple, ce n’est pas cette classe possédante, hautaine et haineuse envers ceux qui souffrent, qui n’arrivent pas à joindre les deux bouts, et qui osent s’exprimer en dehors des chemins balisés par ceux qui détiennent le pouvoir. Le peuple, ce ne sont pas ces ministres millionnaires qui nous gouvernent, et qui se permettent de nous donner des leçons de démocratie ou de civisme. Le peuple, ce n’est pas ce président méprisant, incapable lors de sa médiocre prestation des vœux, de manifester la moindre compassion pour les plus démunis, et de tenter d’unir les Français. Un président supposé être né de la cuisse de Jupiter, qui a retenu de cette profonde colère qu’il a lui-même provoquée, l’image caricaturale d’une « foule haineuse ». Un président qui parle de vérité, mais qui la refuse aux Français dans le médiocre affaire qui le lie à son ex-très proche conseiller Benalla. Un président qui par son arrogance, et la violence d’une police devenue politique, ne fait qu’accroître cette colère qui pourrait bien l’obliger à s’en aller, pour le salut de la nation. À moins que son obstination, ou les intérêts de la classe qu’il représente, ne conduise la France à l’insurrection. La lutte des « gilets jaunes » ne fait que commencer.

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